‹ Manipulations de chimieChapitre 449 sur 596 · C. — 1%'iti‘ile foi'iiiii|iic OH aciile cyanhydrîi|uc · texte numérisé non relu

C. — 1%'iti‘ile foi'iiiii|iic OH aciile cyanhydrîi|uc

P. mol. : C-Azllou Cyll^27= t vol. = GAzll.

i3f)0. Sijnonijmes : Acide prussique, forinoiiitrile. — Liquide incolore, mobile, doué d’une odeur d’amandes amères, connu des prêtres égyptiens, décrit par Sclieele eu ITStî. — Densité: 0,6969 à 18“. — Cristallisable à — l-4“. — Point d’ébullition : t26®,l. — Miscible à l’eau. — Altérable sous l’iniluence d’une trace d’ammoniaque. — Extrêmement toxique.

1370. Synthèse. — Sous l’influonce des étincelles électriques, l’acélylène réagit directement sur l’azote libre pour produire l’acide cyanhydrique (.M. Berthelot) :

C41-+ Az’^ = 2 G’^Azll.

Dans une éprouvette à gaz, on mélange sur le mercure 1 volume d’acétylène et 1 volume d’azote, puis on ajoute G ou 8 volumes d’hydrogène. Ce dernier gaz ne joue pas un rôle direct dans la réaction, mais il augmente beaucoup son rendement. On introduit dans l’éprouvette les extrémités de deux tubes recourbés, comme l’indique la figure 323, et traversés jiar des lils de platine qui dépassent leurs orifices. Ces lils, destinés à servir de conducteurs, se trouvent ainsi isolés l’un de l’autre par le verre des tubes. Comme à l’intérieur de l’éprouvette, ils aboutissent dans l’atmosphère gazeuse, ils y donnent entre leurs extrémités des étincelles électriques, lorsqu’on vient à les mettre extérieurement en communication avec une bohine de Uuhmkorlf. Après avoir fait agir une série de fortes étincelles pendant un quart d’heure, on arrête l’expérience, on enlève les tuhes avec les conducteurs, et on introduit dans l’éprouvette de l’eau chargée d’un peu de potasse caustiijue. Par agitation, celle-ci dissout les vapeurs cyanhydriques formées. On enlève l’éprouvette sur une soucoupe et on retourne hrusquement le tout au-dessus de la cuve à mercure. 11 est dès lors facile de recueillir avec une pipette le

Fig. 323. — Synltièse de l’acide cyanhydrique.

AMU) ES.

liquide resté dans l’éprouvelle. Additionné d’un mélange à parties égales, de sulfate ferreux et de sulfate ferri(jue, il fournit un précipité ocreux sal. I‘ar addition d’un léger excès d’acide chlorhydrique, on redissout les oxydes de fer i)récipités et on fait apparaître du bleu de l*russe, qui démontre la formation de l’acide cyanhydri(juc.

1^71. Prkpauatiün. — L’acide cyanhydrique se forme, en même lemps que du sulhile de })Olasse et du ferrocyanure de fer et de potassium, dans la décomposition du ferrocyanure de potassium par l’acide sulfurique dilué :

•i KG^AziM' e,K2 1 -f 3 SULO*" = G C^AzlI -f 3 q- 2 1 (C2Az)M- e,FeKj.

On opère dans un a^tpareil dislilhitoire (lig. 141,,^ On

place dans la cornue ou dans le ballon, choisis d’une capacité de dOO centimètres cubes, 10 grammes de ferrocyanure de potassium linement concassé, avec 8 grammes d’acide sulfurique concentré, préalablement mélangé à 150 grammes d’eati. A l’exlrémilé basse du réfrigérant, on adaple un liilte coudé, pénétrant jusqu’au fond d’itn llacon (jiii recevra le produit; ce récij)ient est plongé dans l’eau froide et contient 50 grammes d’eau. On cbaulfe doucement, la réaction s’accomplit et l’acide cyanhydrique condensé se rend dans le flacon avec une certaine quantité d’eau. Le ferrocyanure de potassium fournit ainsi 'ù.'i pour 100 de son poids d’acide cyanhydrique, soit pour les doses indi(piées ci-dessus. L’acide j)assant surtout dans les premiers moments de l’opération, le produit est d’autant jdus dilué (jue l’on j)rolong(> plus longtemps la distillation.

Pendant la })réparation de l'acide cyanbydri(juc, on doit éviter soigneusement le contact de ce corps extrêmement toxique, et le mélange de ses vapeurs avec ralmospbôi'e du laboratoire.

1372. l/i môme réaction permet d’obtenir l’acide anhydre et pur. On opère alors dans un ballon muni d'un réfrigérant de l.iel)ig, incliné de manière à faire relluer les liejuides condensés. Pn lulu; coudé réunit l'orihce de sortie du réfrigérant à un llacon laveur contenant une solution saturée de chlorure de calcium; ce dernier est tuivi lui-mème d’un llacon à dessécher les gaz (A, lig. 21 i-, loO), garni de chlorure de calcium sec et concassé. Le llacon laveur et le llacon à dessécher sonl plongés dans le liquide d’un même bainmarie, (pi’on mainliendra à une tenquiralure comprise entre ülb et GO", pendant toute la durée de rex|»érience ; ils arrêteront la vapeur d’eau et dessécheront l’acide cyanhydimpie, qui est gazeux à la température indiipiée. Au

1372. — ACIDE CYAA’HYDKIOL’E.

sortir de ces appareils, la vapeur sèche sera dirigée, par l’interniédiaire d’iiii second réfrigérant bien refroidi, soit dans un tul)een ü, entouré d’un mélange réfrigérant (lig. 83, § 145), soit plus simplement au fond d’un matras refroidi delà même manière (§ 1222). Avant de commencer l’e.xpérience, on garnit le premier réfrigérant avec de l’eau chauffée vers 60" ou 70° : la vaj)eur d’eau s’y condensera en grande partie, mais non l’acide cyanhydri(jue.

On introduit dans le mélange en réaction une ((uantité d’eau plus faible ((ue celle indiquée (§ 1371) pour la i)réparation de l’acide cyanhydrique dilué. On traite 10 parties de ferrocyanure pulvérisé, par le mélange refroidi de 8 parties d’acide sulfurique avec 14 parties d’eau, l^ur empêcher les soubresauts, on ajoute 4 parties de sable siliceu.v (grès). L’opération bien conduite donne ainsi 18 parties d’acide cyanhydrique sec pour 100 parties de ferrocyanure décomposé.

L’acide })ur , fourni par cette méthode, peut se conserver longtemps sans altération. Sa conservation n’est pas entravée (|uand on l’additionne d’une trace d’un acide minéral, tandis que la présence d’une fort petite (juantité d’ammoniaque, provoipie sa destruction, avec coloration brune de plus en plus foncée et formation de produits solides.

Ajoutons <}ue la même opération pratiquée avec les mêmes doses de réactifs, dans un simple appareil distillatoire (fig. 142, § 226), suivi d’un vase entouré d’un mélange réfrigérant, fournit de l’acide mélangé d’une (juantité d’eau assez limitée.

1373. Propriétés. — L’acide cyanhydrique sec brûle à l’air avec une tlamme presque blanche, teintée de violet.

L’eau se li.\e sur l’acide cyanhydri(iue, très lentement lors(ju’elle est pure, mais plus rapidement en présence de l’acide chlorhydrique (Pelouze) : le nitrile formique est ainsi transformé en sel ammoniacal correspondant:

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