AM IDES
l’elouzc en 1834. — Densité : 0,71)1)8 à -4®. — Point d'ébullition : 1)6°, 7. — Soluble
dans l’eau; miscible à l’alcool et à l’éllier.
1375. Drép,vh.\ïion. — l.e nilrile propionique prend naissance, en même temps (pi’une certaine proportion de nilrile formiijue de l'éthylammine, dans la réaction de l’étliylsulfate de baryte ou de potasse sur le cyanure de potassium (Delouze) :
CMl^S-lllvO« + C^AzK = C611®Az + SMv^O^.
On 0})ère dans un appareil distillatoire ordinaire (fig’. lil, § 2'25), en chaulTant la coniiie au bain ddiuile. 11 est bon de ne pas opérer sur de trop grandes quantités à la fois. On dessèche d’abord avec soin l’étbylsulfate de potasse pur et le cyanure de potassium pur, on mélange intimement ces deu.x sels à poids égau.x, puis on cbaulfe 250 grammes du mélange. On élève peu à peu la température du bain d’buile jus(jue vers 300®. 11 distille un liquide huileux, jaunâtre, à odeur alliacée. La distillation achevée, on additionne ce liquide d’eau acidulée par l’acide sulfurique, qui lixe l’ammoniaque et le nilrile étbylammiformique. On décante le liquide insoluble dans la liqueur aipieuse, et on le met en contact avec de l’oxyde de mercure pulvérisé. On agite de temps en temps et on maintient la masse à une tempéi;al lire voisine de 60®, afin d’éliminer complètement l’acide formique, l’acide cyanhydrique et (luelques produits sulfurés. .Après 24 heures, on distille. Le produit agité avec une solution saturée de chlorure de calcium, cède à ce réactif l’alcool et l’eau qu’il renferme. On le décante, on le dessèche par contact avec quelques fragments de chlorure de calcium anhydre, et enfin on le rectifie en recueillant à part ce qui passe entre 95® et 98®.
On n’obtient ainsi que 1/10 environ du poids de l’éthylsulfate employé.
Le propionitrile fixe les éléments de l’eau, surtout sous l’inlluence des alcalis hydratés, pour former le sel ammoniacal correspondant (MM. Dumas, Malaguti et Le Blanc) :
CeiF-Az -L 2 IFO- = G«lB’0*,Azll3.
Il suffit de le chauffer avec de la potasse atiueuse, et mieux encore avec de la potasse alcoolique, dans un ballon muni d’un réfrigérant à rellux, pour obtenir du |)ropionate de potasse, qui reste dissous, et de rammonia(iue (jui se dégage. L’acide sulfurique provotpie une réaction semblable ; il engendre de l’acide propionique et du sulfate d’ammoniaque.
E. — ifKrlle o\iilif|iie ou oynni^iciMio.
Équiv. : C-Az ou Gy =26 = 2 vol. P. mol. : Gh\z- = 52 = 4 vol. = C-AzL
1376. Gaz incolore, à odeur forte rappelant celle des amandes amèras, découvert ] ar Gay-Lussac en 1815. — Densité : 1,8064 par rapport à l’air; 25,533 par rapport à l’hydrogène. — Liquéfiable par refroidissement à — 20", 7, en un liquide incolore. — Ci'islallisable à — 31'’,-4. — Solubilité : 4,5 volumes dans 1 volume d’eau à 10”.
1377. — CYANOGÈNE. 881
1377. Préparation. — Le cyanure de mercure se détruit au rouge sombre en donnant du mercure et du cyanogène (Gay-Lussac) :
!2CL\zIIg=:CL\z2 + lIg2.
En même temps, une portion du cyanogène se pdlymérise et engendre du paracyanogène (G-Az)".
On opère dans un appareil composé d’une cornue et d’un tube à dégagement se rendant sur la cuve à mercure. On commence par e.\poser le cyanure de mercure pulvérisé, dans une étuve chauffée à 100®, afin de chasser l’eau d’interposition qu’il retient. On l’introduit ensuite dans la cornue et on chauffe. La décomposition s’effectue, le mercure se condense dans le col de la cornue, qui a été incliné de manière à le faire écouler vers la cuve, tandis que le gaz se dégage. Le paracyanogène, sous la forme d’une matière solide et brune, reste dans la cornue.
En raison de la température élevée qu'il faut atteindre et de la résistance apportée par le mercure de la cuve au dégagement gazeux, il est bon d’empècher la cornue de se déformer en la lutant (§ 219).
Lorsqu’il s’agit de préparer une petite quantité seulement de cyanogène, on peut opérer la destruction du cyanure de mercure dans un tube de verre vert, peu fusible, fermé par un bout, et portant à l’autre bout le tube à dégagement.
Le cyanogène est trop soluble dans l’eau pour être manipulé sur ce liquide. Sa solution aqueuse se colore rapidement, surtout à la lumière, et dépose des flocons bruns ; après altération spontanée, elle est chargée de différents produits , parmi lesquels figure eu quantité notable l’o.yalate d’ammoniaque (Woeliler), c’est-à-dire le sel ammoniacal de l’acide organique dont le cyanogène est le nitrile ;
Cb\z2 ^ 4 II-2Q2 ^ CM120«,2 AzHL
11 suffit, en effet, de filtrer la liqueur, de l’aciduler par l’acide acétique et de l’additionner d’une solution de chlorure de calcium, pour voir apparaître un précipité d’oxalate d’ammoniaque.
Le cyanogène, enflammé à l’air, brûle avec une flamme pourpre.
F. — Urée ou umide carbonique.
P. mol. : C2H‘Az-2O2=60 = €HLVz2<A.
1378. Sf/nonÿuies : Caitiammine, carbamidc. — Amide-amine incolore, inodore, cristallisé en prismes à hase carrée, découvert dans l’urine par Rouelle le jeune en 1773. — Densité : 1,323. — Point de fusion : 132°. — Décomposable à une température un peu supérieure. — Solubilité : i partie dans 1 partie d’eau à l‘J° et dans 5 parties d’alcool froid; presque nulle dans l’éther.
JUNGFLEISCH. — Mauip. de chimie.
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1"i70. Synthèse. — Le cyanate d’ammoniaque C'AzIlO^Azll', est un isomère de l’iirée. Sous diverses inlliiences, et notamment par une élévation modérée de sa températui’e, il se chan<^e en urée (Wœhler). La production synthétique de l’urée ne dilVère donc pas -notablement de celle du cyanate d’ammoniaque.
Ce dernier sel résulte d’une double décomposition ellécluée entre le cyanate de potasse et le sulfate d’ammoniaque.
Le cyanate de potasse, qui est ainsi la matière premièi'e de la production synthétique de l’urée, s’obtient en oxydant du ferrocyanure de potassium par du bioxyde de manyanèse. On chaiilïe à l’étuve le lerrocyanure pulvérisé, jusqu’à expulsion com])lète de son eau de cristallisation, et on le réduit en poudre très line; d’autre part, on chaulfe jusque vers 30(l“, dans une marmite de fonte, du bioxyde de manyanèse finement pulvérisé, afin de chasser toute l’eau qu’il contient. Après refroidissement, on mélange intimement 2 parties d4î sel sec avec 1 partie de bioxyde, et on chauffe le tout dans une marmite de fonte, ou mieux dans une capsule de tôle de fei’, très aplatie. Lien avant le rouge, la réaction se manifeste en quelques jtoints et se propage bientôt dans la masse entière; des taches noires, qui se montrent en quelques points, s’accroissent l’apidement et envahissent le mélange primitivement gris. Le dégagement de chaleur, qui accompagne la réaction, doit être modéré par une agitation continue, pratiquée au moyen d’une spatule de fer; sans cette précaution, il enti-aînerait une altération partielle du cyanate de potasse formé. D’ailleurs l’oxygène de l’air intervient avec celui du bio.xyde de manganèse, et l’agitation facilite son contact avec le produit. 11 arrive un moment où la masse noire devient |)àteuse, par suite de la fusion du cyanate de potasse; dès que la j)âte est molle, on enlève le vase du feu. Par refroidissement, le produit devient très dur. On le pulvérise finement et on l’épuise j)ar l’eau froide, qui dissout le cyanate et laisse comme résidu l’oxyde de manganèse.
On ajoute à la solution de cyanate de potasse une quantité de sulfate d’ammoniaque équivalente à celle du cyanate qu’elle contient, soit 205 grammes de sulfate d’ammoniaque pour le cyanate provenant de 280 grammes de lerrocyanure de potassium sec. Si la liqueur n’est pas trop diluée, la double décomposition s’eirectue