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URÉE

immédiatemenl, et il se sépare du sulfate de potasse cristallisé. On décante la liqueur, on lave rapidement le sel déposé, avec fort peu d’eau froide, on réunit l’eau de lavage à la liqueur et on évapore le tout au bain-marie. Pendant les premiers temps, on sépare le sulfate de potasse, qui se dépose par la concentration, et on le traite comme le précédent, le cyanate de potasse s’accumulant dans l’eau mère. Finalement, on évapore à siccité au bain-marie. Pendant cette opération, la chaleur a changé le cyanate d’ammoniaque en urée. On traite le résidu pulvérisé par l’alcool bouillant, dans un ballon chauffé au bain-marie; l’urée se dissout, tandis que le sulfate de potasse reste insoluble. On filtre à chaud sur un entonnoir couvert, et on distille la liqueur de manière à enlever la plus grande partie de l’alcool (fig. 14-2, § 225); l’urée cristallise par refroidissement de sa solution alcoolique concentrée.

On purifie le produit égoutté en le dissolvant de nouveau dans deux ou trois fois son poids d’alcool chaud, agitant avec un peu de noir animal, filtrant et faisant cristalliser par refroidissement. L’évaporation spontanée, mais ménagée, des eaux mères alcooliques, fournit des cristaux d’urée très volumineux.

1380. Extraction de l’urine. — L’urine émise par un homme, pendani, vingt-quatre heures, contient une quantité d’urée qui est généralement voisine de 30 grammes. Ce liquide d’e.xcrétion peut fournir l’urée qu’on isole aisément des composés qui l’accompagnent.

On évapore l’urine, d’abord à feu nu, jusqu’à réduction à 1/10 de son volume primitif, puis au bain-marie jusqu’à 1/15 du même volume. On laisse refroidir complètement le résidu, puis on l’aditionne de son volume d’acide azotique concentré, non chargé de vapeurs nitreuses. Il cristallise en abondance de l’azotate d’urée G’HL\z'’0'^,AzllO*'(l*roust). On refroidit exactement la masse en entourant d’eau froide, ou mieux d’eau glacée, le vase qui la contient, ce qui achève la séparation des cristaux. On essore ces derniers à la trompe, sur un tampon de fulmi-coton, on les lave rapidement et de la même manière avec une très petite quantité d’eau glacée. Ils restent d’ordinaire assez fortement colorés en jaune.

On dissout à chaud les cristaux colorés, dans la moitié de leur poids d’eau chargée de 1/10 d’acide azotique, et on projette, par petites portions, dans le mélange en ébullition, du chlorate de potasse finement pulvérisé. La liqueur se décolore rapidement, mais non sans qu’une certaine proportion d’urée soit détruite; on doit donc limiter autant que possible la quantité de réactif employée. On arrête l'opération dès que le liquide n’a plus qu’une coloration jaune peu foncée. Après cristallisation, on essore l’azotate d’urée à la trompe

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et on le lave à l’eau s-iacée, comme il a été dit plus haut. 11 est alors décoloré (M. Houssin).

Pour isoler l’urée elle-même, on dissout l’azotate d’urée dans l’eau tiède, ou ajoute lentement du carbonate de baryte pulvérisé, qui forme de l’azotalfe vie baryte et du gaz carbonique, en mettant l’urée en liberté. Après neutralisation au tournesol, on laisse refroidir, on filtre pour séparer l’azotate de baryte qui a cristallisé, ainsi que l’e.vcès de carbonate de baryte, et on évapore l’eau mère à sec, au bain-marie, l.e résidu, repris [lar l’alcool fort, cède l’urée à ce véhicule. On termine la jiurification ainsi (ju’il a été dit [dus haut (vj 1379).

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