‹ Manipulations de chimieChapitre 458 sur 596 · ESSAIS ALI CHALUMEAU · texte numérisé non relu

ESSAIS ALI CHALUMEAU

ce sel Ibndu. C’est encore sur le charbon, on en opérant de la même manière sur une lame de platine, que l’on observe les colorations prises par certaines substances, lorsqu’on les calcine après les avoir imbibées d’une solution diluée d’azotate de cobalt

1401. Coloration de la flamme. — Certains composés volatils communiquent à la llamme des colorations caractéristiques. Si la substance expérimentée est fusible, on imprègne de sa poudre l’extrémité d’un til de platine bien propre et préalablement mouillé d’eau, puis on présente le tout au jet du chalumeau. La llamme d’oxydation est celle qui donne les colorations les plus nettes, surtout quand on place l’objet cbaulTé vers son extrémité; on voit alors, à partir du lil de platine, qui se recouvre de la substance fondue, la llamme colorée se développer et s’allonger considérablement.

Si la substance n’est pas fusible, on peut en attacher un petit fragment au bout du til enroulé, ou mieux saisir ce fragment entre les extrémités d’une petite pince de fer, à bouts de platine.

1402. Perles. — Le borate de soude fondu

, , , , Fig.S^T. — Fil de platine

a la propriété de s unir aux oxydes métal- pour perles.

liques pour former des sous-borates fusibles; cette réaction s’accomplit en présence d’un grand nombre d’acides, lesquels se trouvent déplacés au rouge par l’acide borique. Le borax dissout en outre certains acides. En un mot, il se conduit comme un fondant, par rapport à la jilupart des composés minéraux. Les mélanges fondus forment, en se refroidissant, des verres, tantôt transparents, tantôt opaques, souvent colorés, présentant fréquemment des caractères susceptibles de faire reconnaître certains éléments dont ils sont chargés et auxquels sont dues les modifications de leurs propriétés.

Pour observer ces caractères })lus facilement, on donne aux verres la forme de perles. A cet ellét, en appliquant sur une tige cylindrique l’extrémité d’un fil de platine, on recourbe celui-ci de manière à le terminer en une sorte de petitanneau (fig. d27. A), dont la figure représente la grandeur maximum, mais qu’il est

ANAI.YSE QUAUTATiVE.

préférable de faire plus ])elil. Pour plus de commodilé, on fixe ce fil dans un petit bouchon, qui lui forme une sorte de manche (lig\ 3'27, 11). On fait rougir la boucle métallique et, on la plonge rapidement dans du borax en poudre; le sel fond au contact du métal chaud, et reste adhérent. Si l’on transporte alors l’anneau dans la flamme du chalumeau, le borax se dessèche en se boursouflant, puis fond et se transforme en une perle lenticulaire, incolore, qui reste adhérente par ses bords à l’anneau métallique. Si avec la masse saline encore molle, on touche une substance pulvérulente à essayer, quelques parcelles de celle-ci s’attachent à la pei’le. Il suffit alors de repoi lei- cette dernière dans la flamme du chalumeau pour que la dissolution dans le borax s’clfectue. Un point important est de ne pas trop chai’ger la perle de matière à essayer : il est indispensable que celle-ci s’y trouve en présence d’un excès de réactif, et de plus, les colorations cessent d’être facilement reconnaissables quand elles sont trop foncées. Les cii’constances de cette fusion, la coloration et la transparence de la j)erle, tant à chaud qu’après refroidissement, au feu d’oxydation et au feu de l’éduclion, sont celles que l’on s’attache à reconnaître. Avec les bases terreuses, la perle présente de plus un phénomène spécial : exposée, à plusieurs reprises et alternativement, à la haute température du chalumeau et au refroidissement à l’air, la perle, d’abord limpide, se trouble et prend l’apparence de l’émail; elle est dite opaque au flamber.

Le phospliate de soude et d’ammoniaque ou sel de phosphore (§ 1390), se transforme par la chaleur en métaphosphate de soude. Il peut donner, de la môme manière que le borax, des perles caractéristiques. Ces perles reçoivent des oxydes métalliques des colorations analogues à celles du borax, mais généralement plus brillantes; d’autre part, elles fournissent avec les acides des réactions spéciales, et par suite des caractères autres que ceux des perles de borax.

Le carbonate de soude s’emploie également dans l’anneau de fil de platine, mais plus fréquemment pour observer la solubilité des corps que |)our former des perles colorées.

n. — In riiininic.

U03. Flamme a emiu-Oyeh. — Se fondant sur les analogies qui existent entre la llamme du chalumeau et celle du brûleur cà gaz qu’il a imaginé,

Page 1