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DÉTERMINATION DE LA BASE D’UN SEL

tube à essais, ou verse sur lui un excès de carbonate d'ammoniaque, et on chaulTe. Si le précipité se dissout dans le réactif, c’est du sulfure d’ARSENic, ce métalloïde se trouvant ici classé avec les métaux. Si le précipité ne se dissout pas, on passe à l’essai H.

a. L’arsenic existant d’ordinaire dans la liqueur à l’état de sel, où il joue le rôle d’acide, il est nécessaire de pousser plus loin l’analyse pour reconnaître la hase à laquelle cet acide est combiné. Dans ce but, [LRj doit être traitée comme pour reconnaître un mélange de sels contenant deux bases différentes (§ 1421).

II. Quand le sulfure est de couleur claire et insoluble à chaud dans le carbonate d’ammoniaque, il est formé par l’étain au maximum ou par l’antimoine. On ajoute à [h P], placée dans un verre à pied, quelques lamelles de zinc métalli(}ue et on laisse en contact. Le zinc décompose le sel et se dissout, tandis qu’une mousse métallique d’étain ou d’antimoine se dépose à sa surface. Quand le dépôt n’augmente plus, on décante le liquide, on le remplace par de l’eau distillée, et on agite à plusieurs reprises, afin de détacher du zinc non dissous le métal spongieux précipité; on enlève le zinc, on laisse déposer, on décante le liquide et on le remplace par de l’eau pure dans laquelle on agile de nouveau le précipité. xVprès une dernière décantation, on chaufle le dépôt métallique dans un tube à essais avec de Y acide chlorhydrique concentré. L’étain se dissout rapidement, tandis que l’antimoine ne le fait qu’avec une grande lenteur. On traite la dissolution étendue d’eau par Vhydrogène sulfuré : a formation

d’un précipité brun chocolat, le sel analysé est un sel d’ÉTAix au maximum; si le précipité formé est rouge orangé, c’est un sel d’ANTDiüiNE. Dans ce dernier cas, le précipité de sulfure est peu abondant, la plus grande partie du métal précipité ayant, dans les conditions ordinaires, échappé à l’action du dissolvant.

a. Le précipité brun formé par l’étain dans la dernière réaction est du protosulfure, l’étain se dissolvant dans l’acide cblorbydrique en donnant un chlorure au minimum de chloruration. On a bien affaire cependant à un sel au maximum, puisque [LP| a donné directement un précipité jaune de bisulfure d’étain, lorsqu’on l’a traitée par l’hydrogène sulfuré (G).

J. Ifl étaux dont les sulfures sont insolubles dans le sulfhydrate d'ammoniaque (dans l’essai D). — Lorsque le sulfure insoluble est de couleur jaune, il est dû à du cadmiu.m. Lorsqu’il

ANALYSE QÜAIATATIVE.

est noir, il esl formé par du plomb, du cuivre, du bismuth, du platine, ou du mercure au maximum. Pour distinguer cpiel est celui de ces métaux qui constitue le sel, on ajoute à [LP] une ou deux gouttes d'acide sulfurique, on agile et on abandonne pendant quelques minutes; s’il se produit un trouble, ou a affaire à un sel de plomb, [LPj étant assez diluée pour n’avoir pas été précipitée par l’acide chlorhydrique lors de l’essai A, et le chlorure de plomb étant un peu soluble dans l’eau (voy. B, a). Si, au contraire, la liqueur reste limpide, on ajoute à |LP] du chlorhydrate d'ammoniaque et on agite : il se forme un précipité de chloroplalinale d’ammoniaque jaune et cristallin, dans le cas d’un sel de PLATINE. La réaction du chlorhydrate d’ammoniaque ayant été négative, on verse dans |LP] de V ammoniaque en excès. Le précipité formé d’abord est-il soluble dans l’ammoniaque en excès, en produisant une liqueur colorée en bleu céleste? on a affaire à un sel de cuivre. Au contraire, le précipité resle-il insoluble dans l’excès de réactif? on ajoute à [LP] de \u 'potasse: si le précipité d’oxyde qui prend naissance est blanc, il est dû à du bismuth; s’il est jaune, il estformé par du au maximum.

1418. K. Sels qui ne sont pas précipités par l’hydrogène SULFURÉ (dans l’essai G). — On ajoute à [LP], acidulée par l’acide chlorhydrique, quelques gouttes d'acide azotique, et on porto à l’ébullition. L’acide azotique agit comme oxydant, et tend à peroxyder les sels de protoxyde qui existent dans la liqueur. On ajoute . au liquide, d’abord un volume égal au sien de solution de chlorhydrate d'ammoniaque, puis de V ammoniaque en excès, et on chauffe de nouveau. S’il se forme un précipité, on passe à l’essai L ; si la li({ueur reste limpide, on procède à l’essai

a. Celle réaclioii ne doil pas êlre faile sur la solution avec laquelle on a constaté l’absence de réaction de l’hydrogène sulfuré sur fEP], lors de l’essai G. L’hydrogène sulfuré réduit, en elfet, certains acides métalliques, l’acide chromique notamment, dont le métal pourrait ensuite être pris par erreur comme constituant la hase du sel analysé.

L. Sels qui sont précipités par l'ammoniaque en présence du chlorhydrate d' ammoniaque (dans l’essai K). — On observe d’abord la couleur du précipité.

Si celui-ci esl rouge ocreux, il s’agit d’un sel de fer : on ajoute à [LP] du ferricyanure de potassium, qui donne un précipité

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