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DÉTERMINATION DES HASES DANS LES MÉLANGES. D

dans l’analyse d’un mélange de plusieurs sels, diffèrent peu de ceux usités pour analyser un sel isolé. Toutefois, il est une recommandation qui prend ici une importance considérable; c’est la suivante : Toutes les réactions effectuées doiven t l'être d'une manière aussi cojnpiele que possible. Quand il s’agit de caractériser un seul sel, on cherche à apercevoir ses réactions; or celles-ci ne varient pas d’ordinaire, alors qu’on les effectue sur une partie seulement des corps en présence ou sur leur totalité. Dnis l’analyse d’un mélange, on procède surtout par des séparations. On cherche les réactions les plus nettes de chaque élément, et on s’en sert pour faire sortir cet élément du mélange, ce qui permet de le caractériser isolément; en même tem|is, on simplifie l’étude du mélange devenu moins complexe. Si la réaction séparatrice n’a pas été complète, si, par exemple, on a ajouté en (|uantilé insuffisante le réactif (jui la produit, une portion de l’élément à séparer subsiste dans le mébinge, et vient troubler les réactions (|ui seront faites par la suite sur ce dernier. D’autre part, les réactifs introduits en trop grand excès et restés inutiles pouvant apporter un trouble du même genre, on doit chercher à n’en ajouter ((u’un excès au>si petit que jiossible. Il faut donc procéder avec précaution, introduire les réactifs peu à peu, aussi longtemps qu’ils produisent leur elfet, mais en quantité d’autant plus diminuée (jue cet effet lui-même va en s’amoindrissant, et s’arrêter aussitôt qu’il ce.-se de se manifester.

Un second point intéressant est relatif au lavage des précipités. Ces lavages doivent être laits avec soin (§ 370 et suivants), mais avec peu de liquide; cela est nécessaire pour assurer l’exactitude des sépaiaitions et par suite la netteté du résultat, l’insolubilité, dans le liquide de lavage, du corps regardé comme insolut)le, n’étant que très rarement complète. Ils ont toujours l’inconvénient de diluer beaucoup les li(iueurs, mais ces dernièi es peuvent le plus souvent être concentrées [lar évaporation. L’emploi des trompes (§ 35i) présente à ces divers points de vue, et aussi sous le rapport de la rapidité d’exécution, des avantages incontestables.

Enfin, il devient nécessaire d’opérer sur des quantités de matière un peu plus considérables que dans l’analyse d’un sel isolé, parce que les produits séparés par les premières réactions doivent être assez abondants pour suffire à toutes les réactions subséquentes. Ceci étant dit [lour les sé|iai ations, il n’en subsiste pas moins ([ue les essais faits ensuite, dans le but de caractériser un élémiMit, doivent être pratiqués sur le moins de substance possible; il faut donc s’exercer à agir sur peu de matière, la quantité dont on dispose étant d’ordinaire limitée.

Une bonne méthode consiste à essayer les réactions sur fort peu de produit, même celles qui doivent avoir pour hut une séfiaration. Si le résultat est négatif, on n’a perdu qu’une faible quantité de substance; s’il est positif, on opère ensuite la réaction en question sur la quantité nécessaire.

142-2. Marche a suivre. — Les méihotles à adopler, pour la (lélerminalion des tiiélaiix dans un mélange de plusieurs sels, diflerenl peu, en principe, de celles applicables aux sels isolés; toutefois, rinflueucc des acides présents dans le mélange peut être

0;}“2 ANAI.YSE OUALITATIVE.

considérable, certains de ces acides ayant la pro|)riété de niodilier prolondéinent les réactions de divers oxydes métalliques, celles des bases terreuses piâncipalement. Les comnienrants devront donc être exercés d’abord à l’analyse de mélanges ne contenant pas les acides en question, ce qui simplilie très notablemcntle problème, puis ils passerontà l’étude de la question posée d’une manière plus générale.

Nous donnerons donc en premier lieu (§ 1428) une marche cà suivi‘e dans le cas du i)roblème simplifié; nous indiquerons plus loin (§ 1481) les modifications qu’on doit lui faire subir dans le second cas.

Nous continuerons à supposer que le mélange est en dissolution dans l’eau, cette condition pouvant toujours être réalisée (§ 1400 et suivants).

On examine préalablement l’action exercée par la dissolution à analyser sur le papier de tournesol rouge; si celui-ci est bleui, on ajoute de l’acide azoticjue dilué, jusqu’à faible réaction acide. Quand cette opération provoque la formation d’un précipité, on le sépare par filtration, on le lave à l’eau et on le met de côté pour être traité séparément comme matière insoluble dans l’eau, à dissoudre dans les acides (§ 1408) ou à désagréger 1 iOO), et à analyser ensuite. La liqueur présentant une réaction acide et filtrée sera dorénavant désignée par le signe [Ll’J.

1428. A. Métaux dont les sels, ex sulutioxs acidulées, SONT PRÉCIPITÉS PAR l’acide CHLORHYDRIQUE. — Oïl verse daiis I LI*1 quelques gouttes d'acide chlorhydrique. S’il se fait un précipité, on ajoute le réactif en quantité nécessaire pour compléter la réaction, on agite, on recueille le précipité sur un filtre, on le lave à l’eau distillée froide, et on pratique sur lui l’essai Au. Qu’il y ait eu ou non précipitation, les liqueurs sont soumises à l’essai L.

Au. Le précipité provenant de l’essai A et lavé à froid, est lavé sur le filtre avec de l’cuu bouillaule. A la liqueur limj)ide, on ajoute qiicbpies gouttes d'acide sulfurique ; s’il se forme un précipite blanc, [Lf’l contient du plomr. Dans ce cas, on continue à laver avec une grande quantité d’eau bouillante, le précipité des chlorures insolubles, jusqu’à ee que l’eau de lavage ne se trouble plus par l’acide sulfurique; si le filtre retient alors un

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