I-123. — DÉTERMINATION DES RASES DANS LES MÉLANGES
résidu insoluble, on pratique sur ce dernier l’essai Ab. Quand la réaction du plomb a été négative, on passe directement au
même essai Ah, sans poursuivre le lavage à l’eau bouillante.
Ab. Le précipité resté insoluble dans l’essai Aa, est traité sur le filtre, jusqu’à épuisement, par Vammoniaque étendue de son volume d’eau. On ajoute à la liqueur liltrée de Vacide azotique jusqu’à .• la l'ormation d’un 'précipité blanc indique
la présence de I’argent. S’il reste sur le filtre un composé noir, insoluble dans V ammoniaque , celui-ci dénonce la jirésence du MERCURE aa minimum.
14^24. B. Métaux dont les sels, en solutions acidulées, ne
SONT PAS PRÉCIPITÉS PAR l’ ACIDE CHLORHYDRIQUE, MAIS LE SONT
PAR l’hydrogène sulfuré. — Üiic petite portion de la liqueur limpide, contenant tous les métaux dont les chlorures sont solubles et provenant de l’essai A, est diluée, puis chaulTée et soumise à l’action prolongée d’un courant lent àliydrogène sulfuré.
S’il ne se forme pas de précipité, on passe à l’essai G. S’il se forme un précipité, on opère de môme sur une plus forte partie de la liqueur et on continue l’action du courant gazeux jusqu’à ce que le mélange chaud, étant saturé, dégage du gaz quand on agite le vase qui le contient (§ 1382). On liltre et on met à part la liqueur filtrée, qui servira pour l’essai G. D’autre part, on lave à l’eau dislillée le précipité recueilli, puis on s’assure qu’il n’est pas formé par du soufre (§ 141G, a). Dans l’affirmative, on le considère comme non avenu, et on passe à l’essai G comme s’il ne s’était pas formé. Si le j)i'écipité contient autre chose que du soufre, on le soumet à fessai Bh.
lia. Solubilité des sulfures dans le sut fhydrale d' ammoniaque. — Avec le jet d’une fiole à laver contenant de l’eau bouillante, on lave avec soin, mais rapidement, le sulfure provenant de l’essai B, et on le rassemble finalement vers la pointe du filtre. On le transporte dans un tube à essais, on verse sur lui 3 ou 4- fois son volume de sulfkydrate d'ammoniaque, et on chauffe sans aller jusqu’à fébullition, qui altérerait le réaclif.
Si le précipité disparaît entièrement, on soumet la solution obtenue à l’essai Bb.
S’il laisse un résidu, on verse le tout sur un filtre, on lave à
931 ANAIASK «niAÜTATIVE.
l’eau bouillanle la partie insoluble et on la soumet à l’essai Be. Quant aux liqueurs (ilti’ées, on s’assure fju’elles contiennent un métal en dissolution. Pour cela, on en prélève une petite portion, dans laquelle on verse de l’acide chlorhydrique : le sulfliydrate d’ammoniaque est détniit et donne, en même temps que du gaz SLiIfliydrique, une liqueur qui est rendue laiteuse par du soul’re lors(jue le réactif employé était i)olysuU'uré : or le soufre précipité se sépare nettemenl, lloconneux et coloré, quand il est mélangé de sulfures métalliques. Dans ce dernier cas seulemenl, les liqueurs en question sont soumises à l’essai Bè.
Bè. Les liqueurs provenant de l’essai B«, et contenant des sulfures en dissolution dans le sulfliydrate d’ammoniaque, sont additionnées iV acide chlorliydrique \usi\u' ù légère réaction acide, ce qui détruit le sulfhydi-ate alcalin et précijiite de nouveau les sulfures qu’il dissolvait, en même temps qu’un peu de soufre. On verse le tout sur un filtre, on laisse égoutter celui-ci, on l’essore entre deux feuilles de papier buvard, on l’inti'oduit dans un tube à essais avec plusieurs fois son volume d’aeû/e chlorhydrique fumant, et on chautfe jusqu’à ce que le mélange ne dégage plus d’hydrogène sulfuré, c’est-à-dire jusqu’à ce que les vapeurs émises ne noircissent plus le papier imbibé d’acélate de plomb. Abstraction faite du soufre, le précijiité peut se dissoudre }mrtielle7nent ou complètement. S’il reste un résidu insoluble et fixe, on verse le tout sur un filtre; on lave ce résidu avec de l’eau chaude, et on le soumet à l’essai Bd. Quant aux liqueurs, qu’il y ait eu ou non formation d’un résidu, on effectue sur elles le traitement Bc.
Bc. Sulfures solubles dans le sulfhydrate d'ammoniaque et dans l'acide chlorhydrique chaud. — La dissolution chlorhydrique des sulfures, obtenue dans l’essai Ub, est évaporée pour chasser la plus grande partie de l’acide en excès, puis, après refroidissement, laissée en contact avec quelques lamelles de zinc. S’il se dépose une mousse métallique, on sépare celle-ci du résidu de zinc par l’agitation, on la lave à l’eau distillée, on la sépare de nouveau par décantation, on l’introduit dans un tube à essais et ou la fait bouillir avec de l'acide chlorhydrique concentré. La liqueur diluée précipite en brun par l’hydrogène sulfuré quand [LP| renferme de I’étain. Si la mousse métallique est entrée en
\m. — DÉTEUMlNATlOiN DES BASES DANS l.ES MELANGES. 935
dissolution rapidement et sans laisser de résidu, le mélange ne contient pas notablement d’antimoine; les traces de ce métal doivent alors être recherchées sur le mélange dissous dans l’eau régale, en employant l’appareil de Marsh (voy. ce mot). S’il subsiste au contraire du métal, resté insoluble dans l’acide chlorhydrique, on le sépare par décantation, on le lave, on le l’ait bouillir avec de Vackle azotique, qui le change en une poudre blanche. Cette dernière étant décantée et lavée, puis mise en dissolution dans un mélange chaud d'acide chlorhydrique et d'acide larlrique, et la li(|ueur obtenue étant saturée de gaz sulfhydrique , la formation d’un précipité orangé caractérise I’antimoine.
l\d. Sulfures solubles dans le suif hydrate d'ammoniaque et insolubles dans l'acide chlorhydrique chaud. — Les sulfures solubles dans le siilt'hydrate d’ammoniaque mais insolubles dans l’acide chlorhydri(pie chaud, formant le résidu de l’essai Bb, sont, après lavage, traités sur le libre par ['ammoniaque. Si les premières portions de liqueur liltrées, étant sursaturées par l'acide chlorhydrique, donnent un précipité jaune, elles contiennent de r.VRSENic. Dans ce cas, on épuise par l’ammoniaque le produit resté sur le libre, et, s’il ne se dissout pas complètement, on le lave à l’eau, on l’introduit dans une petite capsule de porcelaine, on le dissout à chaud dans l'ecm regale, et on évapore la solution à sec au bain-marie. Le résidu de l’évaporalion, re})ris par l’eau, donne une liqueur jaune. Une première partie de celte dissolution est chaullée à l’ébullition avec de l'acide oxalique; elle donne un précipité d'or réduit, quand [LP] renferme de l’on. Une seconde partie est additionnée de chlorhydrate d'ammo^ niaque et évaporée à sec au bain-marie; si la substance sèche, reprise par l’alcool à 50 centièmes, laisse un dépôt cristallin jaune, le mélange renferme du platine (1).
1425. Be. Sulfures insolubles dans le sulfhydrate d'ammoniaque et dans l'acide azotique. — Les sulfures insolubles dans
(1) Le platine, bien que son sulfure pur soit insoluble dans le sulfliydratc d’ammoniafpie, passe plus ou moins en dissolution dans ce réactif avec les sulfures solubles, à la faveur de ces derniers. Ou peut donc le rencontrer avec les sulfures solubles et avec les sulfures insolubles. D’ailleurs, le sulfure de cuivre ii’étant pas complètement insoluble dans le sulfhydrate d’ammoniaque, surtout si ce dernier est polysulfuré, des traces de cuivre peuvent se retrouver également, mélangées aux sulfures solubles.
ANAl.YSE QUALITATIVE.
le sulChydrale d’ammoniaque, provenant de l’essai Bu, après avoir été lavés à l’eau bouillanle jusqu’à ce que les eaux de lavage ne précipitent plus par l’azotate d’argent, sont égouttés, introduits dans un tube à essais, et traités à l’ébullition pendant une minute par Vacide azotique pur, étendu de son volume d’eau. Quand ils laissent un résidu noir, on recueille celui-ci sur un filtre, on le lave à l’eau distillée, on le sèche, on l’introduit au fond d’un petit tube fermé (§ 131)8) et on le chauffe au rouge. S’il se sublime dans les parties froides du tube un anneau volatil, on coupe la portion du tube qui contient celui-ci, puis on constate que cet anneau est soluble dans Veau régale, et que la liqueur ainsi obtenue, après avoir été neutralisée presque complètement par la potasse, donne sur la lame de cuivre une tache melaltique blanche; il est alors établi que la matière contient du mercure. D’autre part, on examine s’il subsiste un })i“oduil fixe au fond du tube; dans l’affirmative, il est formé j)ar du platine, que l’on caractérise, après dissolution dans Veau régale, par le procédé indiqué plus haut (§ 1424, IW).
Les liqueurs séparées, s’il y a lieu, du résidu noir dont il vient d’ôtre parlé, contiennent les sulfures dissous par l’acide azotique; elles sont soumises à l’essai Vf.
Vf. Sulfures insolubles dans le sulfliydrale d'ammoniaque et solubles dans Vacide azotique. — La dissolution de ces sulfures a été préparée dans l’essai Ve. On l’additionne à' ammoniaque en grand excès.
Lorsqu’un précipité formé d’abord, reste insoluble dans l’ammoniaque en excès, on le sépare par filtration, on le lave à l’eau et on le soumet à l’essai B^.
La liqueur limpide provenant directement de l’action de l’ammoniaque, ou celle que l’on a séparée du précipité précédent, est bleue ou incolore. Quand elle est bleu céleste, le mélange contient du cuivre. Quelle que soit sa coloration, on fadditionne de cyanure de potassium, et on y fait passer un courant d'hydrogène sulfuré; s’il se forme un précipité jaune, elle renferme du CADMIUM.
Vg. Le précipité insoluble dans l’ammoniaque et provenant de l’essai Vf, est, après lavage à l’eau, dissous à chaud dans le moins possible d'acide azotique. Une partie de la dissolution, addi-
U“25. — DÉTERMINATION DES BASES DANS LES MÉl.ANGES. 937
donnée d’iine goulle d'acide sulfurique, se trouble quand le mélange contient du plomb, le clilorure de ce métal n’étant pas tout à fait insoluble dans l’eau (§ '1-415, a).
Une autre partie de la même dissolution, additionnée d’un grand excès d'eau à laquelle on a mélangé quelques gouttes de chlorure de sodium, donne un précijnlé blanc, quand [LP] renferme du BISMUTH.
I 45G. G. Métaux dont les sels, en solutions acidulées, ne
SONT PRÉCIPITÉS NI PAR l’ACIDE CHLORHYDRIQUE, NI PAR l’hï- DROGÈNE SULFURÉ. — Les liqueurs séparées, loi'S de l’essai B, des sulfures formés par l’hydrogène sulfuré dans la solution préalablement traitée jiar l’acide chlorhydrique, contiennent ces métaux. On les porte à rébullilion, ce qui chasse la plus grande partie du gaz sulfhydrique, on y verse goutte à goutte de l’acide azoti([ue et on continue l’ébullition ; l’acide azotique oxyde le reste de l’hydrogène sulfuré et peroxyde le fer, s’il en existe dans le mélange. Quand les liqueurs ont été fortement diluées par les traitements précédents, il est utile de les concentrer par évaporation. On en prélève une petite quantité, à laquelle on ajoute un volume égal de chlorhydrate d'ammoniaque, puis de {'ammoniaque en excès. S’il ne se produit pas de précipité, on passe immédiatement à l’essai D. S’il se produit un précipité, il est dû à des sesquioxydes : on le forme comme il vient d’être dit, mais sur une plus forte partie de la liqueur, on maintient le mélange en ébullition pendant quelques instants, pour chasser l’ammoniaque en trop grand excès, qui pourrait redissoudre un peu de sesquioxyde de chrome ; on verse sur un filtre, on lave le précipité à l’eau bouillante, et on le soumet à l’essai Ca, tandis qu’on procède sur les liqueurs filtrées à l’essai D.
Crt. Métaux formant des sesquioxydes. — Les sesquioxydes, séparés comme il vient d’être dit (essai G), sont, après lavage et égouttage, introduits humides dans un tube à essais avec un (jrancl excès de potasse reconnue pure d’alumine ; on agite vivement pour délayer le précipité, on chauffe, et on maintient le tout en ébullition pendant quelques minutes. Si la totalité du précipité se redissout dans la potasse bouillante, il est formé seulement par de I’.yluminium. Si, au contraire, la dissolution par la potasse n’est pas complète à chaud, on recueille sur un ûltre
ANALYSE QUALITATIVE
la matière insoluble, on la lave à l’eau })oiiillante el on la soiimel à l’essai C,b. Onanl à la liqueur alcaline de laquelle on l’a sé])arée, on racidnle par Vacide chlorhydrique, puis on l’addilionne d’un léger excès d'ammoniaque ; elle donne un jiréci pilé incoloi’e el gélatineux, quand [LP] rcnrerine de I’aluminium.
06. La matière restée insoluble dans la potasse bouillante, provenant de l’essai Ou, ayant été lavée avec soin, on l’introduit , égouttée mais non desséchée, dans un tube à essais avec du bioxyde de plomb el de la potasse, on fait bouillir i)endant quelque temps, puis on libre. Si la liqueur liltrée est colorée en jaune, et si, acidulée par un excès d'acide acétique, elle donne un précipité jaune de cbromate de i)lomb, |LP| renferme du ciihüme. Le résidu insoluble, resté sur le filtre et contenant l’oxyde de j)lomb en excès, est lavé à l’eau, puis dissous à l’ébullition dans l'acide chlorhydrique ; la li(juenr refroidie, étendue d’eau liltrée et additionnée de ferrocyanure de potassium, donne un préci])ité bleu (piand |LP1 contient du fer.
L’hydrogène sulfuré ayant pu réduire au minimum (§ \ B) les sels de fer au maximum, c’est sur [LP] elle-même qu’il faut recbercber le degré d’oxydation des composés du 1er. On verse dans [LP] du sulfocyanate de potasse : s’il se développe une coloration rouye foncé, le mélange renferme du fer au maximum. On verse dans une autre poi tion de [LP] du ferricyanure de potassium : s’il se développe un précipite bleu, la liqueur contient du fer au minimum. Les deux réactions peuvent d’ailleurs coexister.
1427. I). Sels précipitables par le sulfhydrate d'ammoniaque. — A une petite partie des liqueurs séparées des sesquioxydes dans l’essai G, on ajoute du sulfhydrate d' ammoniaque ; s’il ne se fail pas de précipité, on soumet les liqueurs en question à l’essai E. S’il se forme un j)i'écipité, on produit celui-ci sur une })lus forte partie de la dissolution, en opérant à la température du bainrnai'ie, et en ajoutant du sulfhydrate jusqu’à ce qu’il cesse de produire un précipité, mais en évitant un trop grand excès. On tiltre le mélange chaud et on réserve la liqueur pour l’essai E. Quant au précipité de sulfures, on le lave à l’eau bouillante et on le soumet à l’essai i)a.
Da. Le précipité de sulfures provenant de l’essai I), a}>rès avoir