‹ Manipulations de chimieChapitre 475 sur 596 · U27.— DÉTERMINATION DES RASES DANS DES MELANGES. D · texte numérisé non relu

U27.— DÉTERMINATION DES RASES DANS DES MELANGES. D

été lavé à l’eau chaude et égoutté, est chauffé dans un tube à essais avec de Vacicle chlorhydrique concentré. Les sulfures se dissolvent, ceux de nickel et de cobalt, qui sont noirs, avec une certaine lenteur. Quand toute trace d’hydrogène sulfuré a été éliminée }>ar une ébullition prolongée, on filtre s’il y a lieu de séparei' du soufre précipité, on ajoute à la liqueur un excès de potasse et on chauffe de nouveau pendant queh(ues instants.

Si tout le précipité formé d’abord par la potasse se redissoul dans un excès de cette dernière, le précipité formé par le sulfhydrate d’ammoniaque est constitué exclusivement par du ZINC.

S’il y a formation d'un précipité insoluble dans la potasse en excès, on le recueille sur un filtre et on le lave à l’eau bouillante pour le soumettre ensuite à l’essai L)l>. Quant à la liqueur dont on l’a séparé, on l’acidule par l’acide acétique et on y fait passer un courant d' hydrogène sulfuré: il se forme un pr éci jri le blanc qunnd I LP] renferme du zinc.

Dè. Les oxydes insolubles dans la potasse, provenant de l’essai Du, sont, après lavage prolongé à l’eau bouillante, dissous sur le filtre par de Vacide chlorhydrique. La liqueur saturée par Vammoniaque, puis acidulée par un excès d'acide acéticjue, est soumise à faction de V hydrogène sulfuré.

Lorsqu’elle ne se trouble pas, le précipité traité est formé exclusivement par du MANGANÈSE.

Lorsqu’elle se trouble, on pousse jusqu’au bout l’action du gaz sulfhydrique, on verse le mélange sur un filtre, on lave le précipité à l’eau distillée bouillante, et on le soumet à l’essai De. Quant au liquide qu’on en a séparé, on le neutralise par Vammoniaque et on l’additionne de sulfhydrate d'ammoniaque : "û se forme un précipité rose quand [LP] renferme du manganèse.

De. Le précipité de sulfures formé en présence de l’acide acétique, lors de l’essai Dè, après avoir été lavé à l’eau et égoutté, est dissous à ébullition dans Vacide chlorhydrique concentré. On évapore la dissolution presque à siccité, pour chasser l’excès d’acide, on reprend par un peu d’eau, on porte à l’ébullition et, dans le mélange bouillant, on verse du cyanure de jwtassium jusqu’à redissolution du précipité qui a pu se former d’abord. Après refroidissement, on neutralise exactement la liqueur alca-

ANAI>YSE OUAUTATIVE.

line par de Vacule chlorhtjdrique étendu. S’il se forme peu à peu un précipité vert clair, le mélange contient du njckel. On filtre pour séparer le précipité précédent, s’il s’est formé, on acidifie la liqueur par l’acide chlorhydrique, on évapore à sec et on introduit une parcelle du résidu dans une perle de borax; celle-ci se colore en bleu quand |LP) renferme du coüalt.

1 428, K. Sels non précipitables par le sul [hydrate d'ammoniaque. — A une petite partie de la liqueur pouvant contenir les métaux non précipitables par le sulfhydrate d’ammoniaque, liqueur qui provient de l’essai D, et qui a été additionnée antérieurement de chtorhydrate d' ammoniaque, lors de l’essai G, on ajoute du carbonate d' ammoniaque et on chaulfe le tout au bain-marie.

S’il ne se forme pas de précipité, on passe à l’essai Eb.

S’il y a précipitation, on opère de même sur une j)lus forte portion de la dissolulion, en ajoutant à chaud du carbonate d’ammoniaque jusqu’à précipitation complète, puis on vei’se le tout sur un filtre et on lave le précipité à l’eau chaude, pour le soumettre ensuite à l’essai Eu. Quant à la liqueur séparée du précipité, on procède sur elle à l’essai Eb.

E^i. Le précipité formé par le carbonate d’ammoniaque en présence du chlorhydrate d’ammoniaipie, dans l’essai E, est, ajtrès lavage à l’eau chaude, repris sur le filtre par Vacide chlorhydrique dilué.

On prélève une partie de la dissolulion obtenue, on la chaulfe, on y verse de l'acide hydrofluosilicique en excès, et on agile avec une baguette. S’il se forme un précipité cristallin et incolore, [LP] renferme du baryum. Dans ce cas, la précipitation élant terminée, on verse le mélange sur un filtre, on neutralise la liqueur limpide par l'ammoniaque, on y verse du sulfate de chaux en solution saturée, puison chaulfe au bain-marie: la solution /ouc/i?7 lorsqu’elle contient du strontium.

Dans une autre portion de la dissolution chlorhydrique du précipité de carbonate, on verse de l'acide sulfurique dilué, jusqu’à précipitation complète, puison lilti’e. La liqueur, alcalinisée par l'am^noniaque, puis acidulée par l'acide acétique, et enfin additionnée d'oxalate d' ammoniaque, donne un précipité blanc quand I LPJ renferme du calcium.

\.m. — DÉTEUMIXATION DES 15ASES DANS LES MÉLANGES. 941

Eh. Ou chauiïe sui‘ une lame de platine une partie de la liqueur pouvant contenir les métaux non j)récipital)les par le carbonate d’ammoniaque en présence du clilorliydrate d’ammoniaque, liqueur qui provient de l’essai E.

Si, après évaporation, elle est volalilisable scms résidu, [LPJ, en dehors des sels des métaux trouvés antéiàeiirement, ne [)eut plus contenir que des sels ammoniacaux. On recherche ces derniers sur [LP] elle-même : on l’additionne d’un excès de />ojusqu’à ce qu’elle possède une réaction alcaline très nette, et on chaiilVe à l’éhullilion ; quand les vapeurs dégagées bleuissent le papier roiKje de. tournesol, la matière à analyser renrerme de

r.VM.MOMAgUE.

Si, au contraire, le liquide desséché laisse un résidu fixe, 011 recherche l’ammoniaque dans [hP|, comme il vient d’être dit, mais, en outre, sur la liqueur provenant de l’essai E, on procède à la recherche du magnésium et des métaux alcalins, conformément à ce qui va être dit en Ec.

Ec. On ajoute à une petite partie du liquide provenant de l’essai E un dixième de son volume d’ancmoniuguc, puis du phosphate de soude, et on agite avec une baguette de verre. Il se forme un précipité blanc cristallin, lorsque la sulistance analysée contient

du MAGNÉSIUM.

La précipitation complète du magnésium à l’état de phosphate ammoniaco-magnésien exigeant heaucoup de temps, si la réaction précédente est positive, pour éliminer promptement le métal terreux de la solution restante, on additionne c(dle-ci d’eau de haryte en léger excès, qui ])réciplte toute la magnésie, on fait bouillir et on filtre. La liqueur lim[)ide est alors neutralisée par l’acide chlorbydi-ique, puis débarrassée à chaud de la haryte ajoutée en excès, par addition de carbonate d’ammoniaque et tiltration. On l’évapore ensuite à siccilé et on jiortc au rouge le produit solide, dans une petite capsule de porcelaine ou de platine, pour chasser les sels ammoniacaux par volatilisation. On pulvérise le résidu, et on l’agite dans un vase fermé avec un mélangé à volumes égaux (Wilcool et d'élher. Le véhicule étant, après un contact suftisamment prolongé, décanté sur un petit tiltre, on évapore la liqueur alcoolique éthérée (§ 12oS), en plongeant dans l’eau chaude le fond de la capsule qui la contient, mais en évitant le voisinage du

9i“2 ANALYSE QUALITATIVE.

leu; si elle laisse un résidu qui, introduit sur la spirale de platine dans la région de fusion d’une flamme de gaz, colore celle-ci en rouge carmin, |LP| l•enfern^c du lithium.

lu/. La dissolution dans l’alcool étliéré ayant laissé sur le filtre une masse saline, celle-ci est dissoute dans l’eau, et sa liqueur est additionnée de chlorure de platine; on évapore à sec au bainmarie, puis on agite le produit solide avec de l’alcool à 50 centièmes. Lorsque ce dernier laisse un résidu insoluble, jaune et cristallin, [LP| contient du potassium. On filtre la liqueur alcoolique, on l’évapore pour chasser l’alcool, on acidulé le résidu par Vacide chlorlujdrigue, et on le traite à chaud jiar Vlujdrogène sulfuré, iiour éliminer le platine; on filtre, on fait bouillir, on ajoute quelques gouttes d’acide azotique, et on fait bouillir de nouveau, ce qui détruit l’hydrogène sulfuré en excès; après concentration de la liipieur, liltration et refroidissement, on y verse du méla-antimoniale de potasse acide, et enfin on agite. Ouand [LP] renferme du sodium. Use fait un précipité cristallin , incolore.

Li!29. Résumé. — La méthode d’analyse qui vient d’être exposée, et qui est applicable lorsque les sels mélangés ne contiennent aucun acide susceptible de modilier sensiblement les réactions des oxydes métalii(jues, se trouve résumée dans les quatre tableaux suivants :

Le TABLEAU I (page 943) indique les deux premières opérations à exécuter, celles qui ont pour but de répartir les métaux à reconnaître, dans trois produits ditrérents. Il indiipie également, au moyen de renvois aux tableaux suivants, les méthodes d’analyse à appliquer à chacun de ces trois produits.

Le TABLEAU 11 (page 913) donne la marche à suivre pour reconnaître les métaux à chlorures insolubles dans l’eau, après (|ue ces chlorures ont été isolés des autres sels métalliques.

1,0 TABLEAU 111 (pages 914 et 9i5) résume les opérations à faire, pour distinguer les uns des autres les métaux à chlorures solubles dans l’eau et à sulfures préci[)itahles dans les liqueurs acidulées, en partant de ces sulfures préalablement isolés des autres sels métalliques.

Le TABLEAU IV (|»ages 916 et 947) fournit les indications nécessaires pour caractériser les métaux à chlorures solubles dans l’eau et à sulfures non précipitables dans l’eau acidulée, en opérant sur leur mélange tenu en dissolution dans l’eau, mais séparé des autres sels métalliques.

libionH I. - r.ÉSUMÉ DE LA MÉTHODE A SIJIVDE POUR DÉTERMINER LES MÉTAUX DANS UN MÉLANGE DE SELS, DISSOUS DANS L’EAU ACIDULÉE.

nn PHECiPiTi-:.

Ajouter ù | LP ) un excès d'acide chlorhijdrKjiie (A). On obtient

\ nn PKECIPITK.,

une LIQUEUR. La chauffer et la traiter par l’/t/ydrogene sulfuré, jusqu’à saturation (B). On obtient

une LIQUEUR.

Mercuro

(au luinimuni),

Ktuia,

ArMeiiic^

Or,

■■latiiiu,

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