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C. — Cliuuiniges divers

110. Chauffage a l’alcool. — L’alcool, très utilisé comme combustible avant l’introduction du gaz, est beaucoup moins employé aujourd’hui. La température peu élevée de sa llamme, et surtout les droits dont il est chargé, sont les principales raisons de son abandon. Son avantage le plus marqué est de donner, en brûlant sur une mèche épaisse et sans précautions spéciales, une flamme non ruligineuse et même non éclairante. Les lampes à alcool dont on lait encore usage consistent en une bouteille de

l'orme basse (fig. 07), contenant l’alcool dans lequel plonge une mèche de coton tordu ; celle-ci traverse le goulot de la bouteille et

P'iG. 68. — Lampe à double courant d’air de Bcrzelius.

Fie. 67. — Lampe à alcool.

s’y trouve maintenue par un tube de laiton, reposant sur l’orilice par un disque plus large. La combustion se fait sur la portion extérieure de la mèche.

Une petite cloche de verre rodée sur le goulot, lorsque la lampe est éteinte.

empêche l’évaporation de l’alcool

Itt. La lampe de Berzelius{üg. 68) est encore usitée quelquefois, à défaut du gaz, pour chauffer les creusets d’analyse. Pourvue d’un large réservoir annulaire, elle est à niveau sensiblement constant, ce qui assure l’alimentation régulière de la mèche. Elle est aussi à double courant d’air, c’està-dire que la mèche est circulaire, et donne une flamme cylindrique à laquelle l’air accède intérieurement aussi bien qu’extérieurement.

JUXGFLEiscH. — Manip. de chimie.

EMPLOI DE LA ClIALEUD.

112. Cfiauffahe au I'étkole. — L’incluslrie fabrique des fourneaux de cuisine chauffés au pétrole léger (essence de pétrole) et au pétrole lampant huile de pétrole); ces brûleurs peuvent être utilisés dans les laboratoires dépourvus de gaz, pour les mêmes usages que les brûleurs à gaz de Bunsen § 84) ou les fourneaux à couronne (§ 9Ü et 91 ).

IL Sainte-Claire Deville a montré que le pétrole lourd, autrement dit les parties les moins volatiles et les plus denses des pétroles naturels, ainsi (pie les huiles lourdes de bouille et de schiste, peuvent être employés économiquement pour la production des températures très élevées. Les grilles (ju’il a fait disposer pour ce chauffage s’adaptent aux fourneaux les plus divers; le combustible qu’elles consomment étant très riche en charhon, elles doivent être abondamment pourvues d’air par un tirage énergique. La figure 69 représente une grille de ce genre, vue des deux côtés. L’appareil n’est

Fig. 69. — Grille de II. Sainte-Claire Deville, pour le chauffage aux hydrocarbures (face intérieure au fourneau et face extérieure).

autre chose qu’un bloc de fonte, percé de trous allongés, A et B; entre ces trous SC détachent des barreaux creusés sur leur face antérieure, qui est inclinée, d’une rainure aboutissant à un conduit OD, dans lequel on fait couler du pétrole tombant d’un réservoir dans les entonnoirs G. La grille a une section verticale rectangulaire et s’applique exactement à une ouverture de môme forme, disposée dans la paroi du fourneau à chauffer, les rainures étant tournées vers l’intérieur de celui-ci. Chacune des fentes telles que A et B, livre passage à l’air qui pénètre dans le foyer. Le pétrole lourd étant allumé au moyen d’un peu de papier ou d’étoupe qu’on a imprégné de combustible, brûle bientôt sur chaque barreau et forme des flammes planes, séparées par autant de lames d’air, condition très favorable à la production d’une température élevée. Le peu de liquide qui a pu échapper à la combustion pendant l’écoulement dans les rainures, est recueilli par une rigole inférieure où s’achève la combustion. La vitesse d’arrivée du combustible

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