‹ Manipulations de chimieChapitre 485 sur 596 · U35. — DÉTEUMINATION DE L’ACIDE D’UN SEL · texte numérisé non relu

U35. — DÉTEUMINATION DE L’ACIDE D’UN SEL

et il devient dès lors impossible de le déceler. Il est donc un certain nombre d’acides qui ne peuvent être reconnus qu’au moment même où on met en dissolution le sel qu’ils constituent. C’est ainsi que l’acide carbonique, l’acide cyanhydrique, l’acide sulfureux, etc., et dans certains cas l’acide sulfhydrique, disparaissent sous forme de gaz quand on traite leurs sels par un acide fort. Dans l'analyse des sels qui ne peuvent être mis en dissolution dans 1 eau pure, lors(|u’on fera intervenir un acide, on devra donc observer avec soin s’il se dégage un gaz {gaz carbonique, gaz sulfureux, hydrogène sulfuré, chlore), ou s’il se précipite un corps insoluble {sdice, acide borique), et les acides dénoncés par les phénomènes ainsi constatés seront recherchés immédiatement, au moyen des caractères donnés plus loin.

Nous supposerons donc (|ue le sel à analyser est en dissolution.

l’our simplifier la question, nous ne nous occuperons pas d’abord des acides organiques, qui présentent des difficultés spéciales. La présence de ces acides est d’ailleurs facile à reconnaître par ce fait que leurs sels, calcinés dans un tube bouché, donnent un résidu rendu noir par du charbon (i^ 1i12). (,)uelques-uns seulement font exception à cette règle. Le sont les plus simples et les plus importants; aussi les ferons-nous figurer dans la liste des acides minéraux, qui nous occupei’ont d’abord. On ajoutera plus loin (§ Mil) quelques indications relatives aux autres acides organiques les plus répandus.

1 W6. Transfoumâtion du sel analysé en sel alcalin. — Parmi les oxydes métalliques, les oxydes alcalins sont ceux qui présentent le plus souvent des réactions négatives lorsqu’on les met en présence des réactifs, autrement dit, sont ceux qui forment avec les acides le moins grand nombre de composés insolubles. Il résulte de là que les oxydes alcalins, et particulièrement la soude, masquent moins que tous les autres les réactions que l’on peut utiliser pour caractériser les acides. Au contraire, en présence des métaux proprement dits et des terres, la recherche des acides se trouve rendue difficile par l’intervention des réactions des bases ; on est dès lors conduit à opérer la recherche en question autant que possible sur les sels sodiques, et par suite, à changer préalablement tous les sels non alcalins en sels de soude.

La méthode que l’on suit pour eflectuer cette transformation est basée sur ce fait, que les sels de tous les métaux autres que les métaux alcalins sont précipités par le carbonate de soude, sous forme d’oxyde ou plus souvent de carbonate, tandis que l’acide reste dans la liqueur, à l’état de sel sodique soluble.

A un échantillon de la dissolution àanalyser [LP], on ajoute du carbonate de sowlZc jusqu’à réaction alcaline au tournesol.

Tableau t\bis,— RÉSUMÉ DES MODIFICATIONS A APPORTER A LA METHODE A SUIVRE If:

POUR DÉTERMINER LES MÉTAUX DANS UN MÉLANGE Drï

MÉTAUX DONT LES SELS, EN SOLUTIONS ACIDULÉES, NE SONT DHÉCIPITÉS N;î1,-

une DISSOLUTION.

En prendre une partie,

Page 1