V.VPEURS RUTILANTES
Évaporer [LP| à sec, calciner, dans un tube à essais, le résidu mélangé d’acide arsénieux (K) : l’ODEUR REPOUSSANTE ducacOdvlc se manifeste...
Faire bouillir |SA| avec de \’az-otate d’argenl (K) : ARGENT RÉDUIT .
llyi»o»«iillitc.
Mulfale.
Silicate.
t'arbuuute,
Uicurbonule.
Suinte.
t liroiiiate. Ar«4éniat(‘.
Ar«iéuite.
■■Iioispbute.
Oxulate.
Uoeate.
Fluorure.
Sultiire.
Cyanure*.
Chlorure.
Il roulure, ■ocliire.
Chlorate.
.\7.otate.
Acétate.
l'oruiiale.
être traitée préalablement, pour transformer ce sel en sel alcalin (voy. ^ 1136). mation en sel alcalin (g 1130). — [SA] veut dire solution du sel à base alcaline.
— Les lettres placées
!»61 ANALYSE (JUALIT ATI VE .
l’acide sulfiii inue très dilué, dégage des vapeurs d’acide cyanliydri(]ue, douées d’une odeur d’ainaiides amères.
Eluoul’KES. — J>e sel sec, réduit eu poudre et mélangé dans une petite boîte de [domb (laite d’une feuille de plomb dont on a relevé les bords) avec de l’acide sulfurique concentré, de manière à former une bouillie claire, dégage de l’acide Iluorliydrique; les vapeurs de celui-ci gravent une lame de verre, (jue l’on a recouverte de cire fondue, que l’on a mise à nu par quelques traits tracés avec une pointe métallique, et (jue l’on a laissée séjourner pendant une demi-beure sur la boîte de plomb, à la manière d’un couvercle (voy. § 176). Le sel desséché, chauffé doucement dans un tube à essais bien sec, avec du gi'ès siliceux et de l’acide sulfuri(|ue concentré, dégage des fumées blanches et épaisses, dues au fluorure de silicium.
Kohmi.vtes. — (Voy. § IdLl.)
IIyposulfites. — |1>A1, versée à froid dans l’azotate d’argent, donne un précipité blanc, soluble dans un excès d’byposullite ; la liqueur devient noire à l’ébullition. |SA| est colorée en violet rouge par le j)ercblorure de fer; la coloration disparaît peu à peu. [SA|, acidulée par l’acide sulfurique, devient |)eu à peu laiteuse par dépôt de soufre, et dégage à chaud du gaz sulfureux.
I SA] diluée, additionnée d’azotate de baryte, puis filtrée, ne se trouble pas par l’eau iodée, mais précipite par l’eau de chlore eu donnant du sulfate de baryte.
lODURE. — 1SA| précipite en jaune par l’azotate de plomb. Avec l’azotate d’argent, elle donne un précipité jaune clair, noircissant à la lumière, insoluble dans l’acide azotique, très peu soluble dans rammoniaijue, très soluble dans le cyanure de potassium. [SA], additionnée d’eau amidonnée, puis acidulée par l’acide sulfurique, se colore en bleu, à froid, sous l’action des réactifs oxydants, tels que l’acide azotique chargé de vapeurs nitreuses, les azotites, ou même l’eau de chlore ; mais il ne faut pas oublier qu’un faible excès (le chlore décolore l’iodure d’amidon bleu.
Ov.VLATES. — [SA] précipite le chlorure de calcium en blanc; le préci|iité est insoluble dans l’acide acéti(jue; lavé et calciné au rouge sur la lame de platine, il donne de la chaux qui, en présence de Teau, bleuit énergiquement le tournesol rouge. [SA] donne, avec le chlorure du baryum, un précipité blanc, soluble dans l’acide azotique. Le sel sec, cbaufle avec un excès d’acide sulfurique concentré, dégage un mélange d’oxyde de carbone et de gaz carbonique; le même sel sec, mélangé de bioxyde de manganèse en poudre, puis d’acide sulfurique étendu de son volume d’eau, dégage en abondance du gaz carbonique.
IhiuspiiATES. — pliosjtliate ammoniaco-magnésien, obtenu comme il a été*dit (^ 1137, F), recueilli et lavé, étant dissous sur uu verre de montre dans une goutte d’acide azotique, et la liqueur étant additionnée d’azotate d’argent, puis (rammonia(iue, et chauffée pour chasser l’excès de cette dernière, ne donne pas de coloration; l’arséniate ammoniaco-magnésien produit une coloration rouge-bri(jue dans les mêmes circonstances. [SA] forme avec
Ii/|0. — DÉTEUMINATION DE I/ACIDE D’üiN SEL. DG5
Tazolule d’argenl un précipité jaune, soluble dans l’acide azotique et dans l’ammoniaque. [SA], acidulée par l’acide azoti(|ue, précipite en jaune clair le molybdate d’ammoniaque, en opérant dans une liqueur froide, et en blanc l’azotate de bismuth, en opérant dans une liqueur bouillante.
SiniCATES. — Le précipité gélatineux, donné dans 1SA| par l’acide chlorhydrique (§ 1437, G), devient tout à fait insoluble après dessiccation. Le sel sec, chaulfé dans un tube à essais, avec de l’acide sulfurique concentré et du fluorure de calcium, dégage du fluorure de silicium, fumant à l’air; ce gaz, dirigé par un petit tube dans ([ueLpies gouttes d’eau, y forme des flocons gélatineux de silice. Un fragment de silicate, introduit dans une perle de sel de phosphore, y laisse un résidu de silice, conservant la forme du fragment, et restant en suspension dans te sel de phospliorc fondu.
SfjLi’ATES. — Le sel sec, mélangé de charbon en poudre, puis chauffé au feu de réduction du chalumeau, donne un sulfure; le produit, dissous dans l’eau, présente tous les caractères des sulfures (voy. plus loin). [SA] forme avec l’acétate de plomb un précipité blanc, lourd, soluble dans l’acide chlorhydrique concentré et bouillant, ainsi que dans l’acétate d’ammoniaque.
Sulfites. — La solution diluée d’un sulfite, acidulée par l’acide chlorhydrique, ne précipite pas par le chlorure de baryum; après oxydation par l’eau de chlore ou l'eau de brome, elle donne un précipité de sulfate de baryte. Le sel sec, mélangé de charbon en poudre, puis cbauflé au feu de réduction du chalumeau, donne un résidu de sulfure; celui-ci, dissous dans l’eau, présente tous les caractères des sulfures (voy. l’alinéa suivant). jSAj décolore le permanganate de potasse et réduit, à l’ébullition, le chlorure de mercure en précipitant du sous-chlorure blanc. (LP| diluée, additionnée d’azotate de baryte et Ültrée, se trouble quand on l’additionne d’eau iodée.
Sulfures. — [SA], traitée par l’acide chlorhydrique, dégage de l’hydrogène sulfuré dont l’odeur est caractérisli(iue, et qui noircit un papier imbibé d’acétate de plomb. [SA] étant chauffée avec du cyanure de pofassium, et évaporée à sec, puis le résidu étant repris par l’eau, la liqueur, acidulée par l’acide chlorhydrique, donne avec le perchlorure de fer la coloration rouge-sang, caractéristique des sulfocyanates. [SA], après oxydation par l’eau régale, renferme de l’acide sulfurique (voy. plus haut).
1441. Sels a acides organiques. — E]n dehors des acides organiques, dont les sels ne laissent pas de résidu charbonneux par la calcination et qui, |tour cette raison, ont été rangés avec les acides minéraux, il en est plusieurs f|ui se rencontrent fréquemment à l’état de sels; il semble utile de résumer ici leurs principaux caractères.
Benzoates. — Chauffés avec de l’acide sulfuri(|ue, ils donnent des vapeurs (|ui rougissent le papier bleu de tournesol humide; ces vapeurs se condensent, dans le tube à essais, en aiguilles cristallines, faciles à isoler quand on opère dans un petit appareil distillatoire, solubles dans l’éther. Les benzoafes solubles ne sont pas précipités par l’azotate de baryte, ni par le chlorure
analyse (jUALlTATIVE.
de calcium; ils le sont en blanc par l’acétate neutre de plomb, et en brun clair par le perchlorure de 1er. Une solution aqueuse, saturée d’acide libre, acidulée par l’acide sult'urique, étant agitée avec de l’amalgame de sodium (§ 59:2), exhale, après quelques instants, l’odeur d’amandes amères de l’aldéhyde benzoïque. '
CiTHATES. — Chauffés avec un excès d’acide sulfuriijue, les citrates ne se colorent que lentement en noir, mais dégagent de l’oxyde de carbone et du gaz carbonique. I^es citrates solubles, en solutions neutres et diluées, ne sont pas précipités à froid par le chlorure de calcium ; la liqueur chauffée avec précaution se trouble, pour redevenir limpide par le refroidissement; le précipité formé cesse de se redissoudre à froid, si le mélange a été maintenu pendant quelque temps en ébullition. Le citrate de chaux ainsi précipité est insoluble dans la soude caustique, mais soluble dans le chlorhydrate d’ammoniaque; en liciueurs alcalines, sa précipitation se fait immédiatement à froid. Le sulfate d’alumine ou le perchlorure de fer, additionnés d’un excès de citrate alcalin, ne sont pas précipités par l’ammoniaque. Les citrates insolubles, traités par l’acide sulfurique, puis par l’alcool, cèdent de l’acide citrique à ce dernier.
.Malates. — Chauffés fortement, les malat.es exhalent une odeur de sucre brûlé. Le sulfate d’alumine ou le perchlorure de fer, additionnés d’un excès de malate alcalin, ne sont pas précipités par l’ammoniaque. Les malates ne sont précipités ni par l’eau de chaux, ni par le chlorure de calcium ; du malate de chaux se sépare quand on ajoute de l’alcool au mélange. L’acétate de plomb donne avec les malates un précipité blanc, caillebotté, de malate de plomb, qui se convertit lentement en aiguilles nacrées (|uand on l’abandonne au sein de la liqueur. Le malate de plomb fond dans l’eau bouillante.
Tartuate.s. — Chauffés fortement, les tartrates exhalent une odeur de sucre brûlé. Le sulfate d’alumine ou le perclilorure de fer additionnés d’un excès de tartrate alcalin, ne sont pas précipités par l’ammoniaque. Les tartrates neutres sont précipités par le chlorure de calcium et par l’eau de chaux; le précipité est soluble dans la potasse froide, mais se sépare gélatineux par l’action de la chaleur, pour se redissoudre en refroidissant; la présence du chlorhydrate d’ammoniaque empêche notablement la précipitation du tartrate de chaux. Les tartrates donnent avec l’acétate de plomb un précipité blanc cristallin. En ajoutant h un tartrate du chlorure de potassium, puis de l’acide acétique et en agitant, il se précipite du tartrate acide de potasse, cristallin.
11. — DfiTKItMl NATION OF.S ACIDES DANS UN MÉI.ANCK DE l'EUSlEriîS SELS
1442. La détermination des acides mélangés présente plus de difficultés que celle des bases mélangées. Les recommandations générales, faites à propos de la recherche des bases mélangées (§ 1 422), sont applicables dans le cas actuel. On doit y ajouter celle d’opérer en li(jueurs aussi concentrées que