PHOSPHATE
1)6. La liqueur qui, lors du traitement D, n’a pas précipité par la mixture magnésienne-ammoniacale, ou celle qui, lors du
!)7Ü ANALYSE QUALITATIVE
même traitemenl, a été séparée par liltl^ation du précipité ammoniaco-magnésien, est soumise à plusieurs essais successifs. Il esl nécessaire d’attendre un certain temps avant de la filtrer, le dépôt du phosphate et de l’arséniate étant lent; si l’on opère trop vite, les acides correspondants restent partiellement dans la liqueur et troublent la suite des opérations. On doit constater, avant de poursuivre l’analyse, que la liqueur limpide ne se trouble plus par l’agitation.
Une première paiTie, acidulée par V acide chlorhi/drique, est saturée d' hydrogène sulfuré. 11 se forme un précipile jaune de sulfui'e d’arsenic quand un arsénitk existe dans le mélange. S’il en est ainsi, on filtre pour enlever le précipité de la liqueur, on porte cette dernière à l’ébullition, on ajoute d’abord un excès d’acétate de soude, qui neutralise l’acide minéral en cbai'geant la solution d’acide acétique, puis du chlorure de calcium : il se forme un précipité blanc quand on a alfaire à un oxalate. La recherche de l’acide oxalique est elfectuée directement sur la liqueur provenant du traitement 1), quand l’hydrogène sulfuré ne précipite pas cette liqueur,
Une deuxième [lartie est additionnée d’un peu d'alcool, acidulée par V acide azoligue, et portée à l’ébullition ; l’alcool réduit ainsi l’acide chromique s’il en existe. Aj)rès refroidissement, on ajoute de l’ammoniaque en excès ; il se forme un précipité verdâtre dans le cas de la présence d’un ciiromate. On filtre, on acidulé la liqueur par V acide sulfurique, on évapore jusqu’à siccité, on reprend le résidu pur Valcool, on décante celui-ci et on l’enllamme dans un endroit obscur : la flamme esl colorée en vert, quand la substance analysée contient un borate.
Une troisième partie (ou môme | LPli est évaporée à sec, pulvérisée, puis traitée à froid, dans un petit creuset de platine ou sui‘ une feuille de plomb dont on a relevé les bords pour la façonner en capsule, par Vacide sulfurique concentre, j)ris en quantité convenable poui‘ former une bouillie claire : la présence d’un fluor.iiRE se trouve décelée .s’il se dégage des vapeurs d’acide lluorhydrique; celles-ci gravent les traits tracés avec une pointe sur une lame de verre recouverte de cire, lorsqu’on laisse celle-ci séjourner sur le creuset ou sur la boîte de plomb, à la manière d’un couvercle, pendant une demi-heure.