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DÉTERMINATION DES ACIDES DANS LES MÉLANGES

1446. Acides qui ne sont pas précipités par V azotate de baryte alcalin, mais qui le sont par Vazotate d'argent. — E. La liqueur provenant tle l’essai A et contenanl les acides dont les sels de baryte sont solubles dans l’eau, reste à examiner. On en prélève une petite partie, on la neutralise par Vacide azotique, et on l’additionne d'cizotate d'argent en excès. S’il se forme un préci})ité, on produit celui-ci sur une plus forte quantité de matière, en ayant soin d’employer un excès notable de sel d’argent, et on liltre : le précipité lavé est soumis à l’essai En, tandis que la solution dont on le sépare est soumise à l’essai F.

En. On lave à l’eau bouillante le précipité argentique provenant de l’essai E, on le place dans nn tube à essais ou dans un très petit ballon, avec un peu d'acide sulfurique étendu de trois ou quatre fois son poids d’eau, et on dispose à l’orifice du vase, un bouchon que traverse un tube coudé. On projette dans le mélange quelques petites lamelles de zinc métallique et on chauffe doucement jusqu’à l’ébullition. Si les vapeurs qui se dégagent noircissent un papier imbibé d'acétate de plomb, la présence d’un sulfure se trouve démontrée. On dirige ces mêmes vapeurs au moyen du tube coudé, dans de l’eau contenant une petite quantité de potasse; la liqueur potassique obtenue, étant ensuite addilionnée de suif hydrate d'ammoniaque, évaporée doucement à siccité, puis reprise par l’eau, et enfin acidulée par Vacide chlorhydrique, donne avec le perchlorure de fer la coloration rouge de sang, caractéristique des sulfocyanates, s’il existe un CY.VNURE dans le mélange analysé. Pendant ces expériences, on a soin de ne pas insister sur l’ébullition, et de ne distiller qu’une petite partie du liquide contenu dans le ballon ou le tube à essais.

E&. Le produit resté dans le ballon avec du zinc en excès, après le traitement précédent, est additionné d’eau et versé sur un filtre. Le liquide limpide est soumis aux essais suivants :

Une portion est, après concentration, additionnée d'acide sulfurique et de bichromate de potasse, puis portée à l’ébullition, dans un tube à essais fermé par un bouchon que traverse un tube à dégagement coudé. L’orilice libre de ce dernier tube étant plongé dans de Veau ammoniacale, celle-ci se colore en jaune par l’acide chloro-chromique entraîné avec les vapeurs qui se dégagent, quand il existe un chlorure.

ANALYSE Ql ALITATIVE.

Une autre portion est additionnée d’une ou deux j*outtes d'acide sulfimrjue étendu^ puis d'empois d'amidon, et enfin d'acide azotique chargé de vapeurs nitreuses. Si la masse se colore en bien, on a décelé la présence d’un iüdure. On ajoute alors goutte à goutte de \'eau de chlore, d’abord jusqu’à décoloration du mélange, puis une très j)etite (pianlité en plus, et on agite le tout avec du sulfure de carbone; celui-ci se colore en brun quand il existe un buü.muue dans la matière analysée. L’emploi du chlore exige les précautions indiquées, un excès, même faible, de ce réactif dissimulant la présence du brome.

Lorsque la réaction de l’iode a été négative, on ajoute directement l’eau de chlore à une troisième portion de la liqueur, et on agite avec du sulfure de carbone, qui se colore en brun dans le cas de l’existence d’un iîro.muue.

1447. Acides qui ne sont précipités ni par l'azotate de barqte alcalin, ni par l'azotate d'argent. — F. La solution, séparée dans l’essai E du précipité argentique, ou la liqueur précédente (A) lorsque celle-ci n’a pas fourni de précipité par l’azotate d’argent, contiennent les acides dont les sels de baryte et d’argent sont solubles dans l’eau. On l’additionne de carbonate de soude, jusqu’à ce que ce réactif cesse d’y produire un précipité, on filtre pour séparer l’argent et la baryte, ajoutés antérieurement comme réactifs et devenus insolubles, puis on évapore la liqueur limpide afin de la concentrer.

C’est sur la liqueur ainsi traitée que seront faits ensuite les essais Fa et Fb.

Fa. On en prélève une petite quantité que l’on continue à évaporer jusqu’à siccité ; on porte au rouge le sel sec, dans un creuset de porcelaine, et, api-ès refroidissement, on le reprend par l’eau : la solution obtenue, acidulée par Vacide azotique et additionnée d'azotate d'argent, donne un précipité blanc, caillebotté, quand |LP| renferme un chlorate; ce dernier a été changé en chlorure par la calcination.

F^. Une deuxième (quantité de la liqueur obtenue dans l’essai F e^t neutralisée exactement par Vacide azotique, puis additionné»' de perrhlorure de fer, et maintenue en ébullition pendant quel-

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