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CHAUFFAGE INDIRECT

i 13. — Dans le but de régulariser l’action de la chaleur, on interpose souvent entre le foyer et l’objet à chaulfer, des substances formant volant de chaleur, c’est-à-dire emmagasinant de la chaleur lorsque le chauffage augmente d’intensité, et la restituant dans le cas contraire. Ces intermédiaires peuvent affecter tous les états physiques. Les intermédiaires liquides et gazeux présentent sur les solides cet avantage que la mobilité de leurs parties, et surtout les mouvements que leur impriment les variations de densité occasionnées par les changements de température, contribuent beaucoup à établir une répartition uniforme de la chaleur. A la vérité les gaz et les vapeurs possèdent des masses assez faibles qui ne leur permettent d’emmagasiner que peu de chaleur; les dernières, d’autre part, peuvent intervenir utilement si on tire parti des phénomènes calorifiques qui accompagnent leur production et leur condensation.

A. — Infcrinédiaii’cs solides.

114. Bains de sarle. — Le bain de sable, très employé surtout avant la vulgjirisation du chauffage par le gaz, se compose d’un vase quelconque, métallique de préférence et de forme aplatie, renfermant du sable sec. Ce vase est disposé sur un fourneau ; en hiver, on utilise souvent dans ce but le dessus des appareils qui chauffent le laboratoire lui-même. Les vases à chauffer sont placés sur le sable; on les y enfonce d’autant plus profondément, qu’on veut élever davantage leur température. Le bain de sable doit être établi sous une cheminée destinée à entraîner les

EMPl.OI DE LA CIIALEÜK.

vapeurs émises par les réactifs chauffés. 11 peutencore, dans le hul de diriger l’accès de l’air sur les objets chauffés, être recouvert d’une cage vitrée qu’on ouvre à volonté.

Dans quelques circonstances particulières, on remplace le sable par une poudre métallique grossière, la limaille de fer ou de cuivre, {>ar exemple: la conductibilité du métal poui' la chaleur contribue à une meilleure répartition de celle-ci dans la masse.

115. Dloc. — Pour le chauffage des tubes à température élevée, on fait usage, lorsqu’on n’a pas besoin d’une uniformité de température très grande, de blocs

eu fonte percés de trous (fig. 70), dans lesquels on introduit les étuis métalliques contenant les tubes de verre chargés de réactifs (voy. Opérations sous pression). TjC chauffage se fait par des brûleurs multiples, régulièrement espacés. La conductibilité du métal et aussi la masse considérable du bloc, contribuent à unifier la

Fig. 70. — Bloc métallique de M. Wicsnegg pour le chauffage des tubes.

température et à empêcher ses variations brusques. Dans un dernier trou, on place le réservoir d’un régulateur de température; celui que représente la figure est le régulateur de M. d’Arsonval (§ 109); il est muni d’un manomètre indicateur. Enfin des briquettes mobiles, moulées sous des formes appropriées, permettent en se juxtaposant de faire une enveloppe à la partie chauffée du système. Le réservoir du régulateur ne contenant que de l’air on conçoit qu’un appareil ainsi disposé puisse être porté sans inconvénient à des températures très élevées. Le même appareil muni d’un régulateur de M. haulin (§ 107) à tige recourbée, est d’un usage commode toutes

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