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les fois qu on n’a pas besoin d’une homogénéité extrême de température; s’il est beaucoup moins régulier comme fonctionnement que le bain d’huile horizontal dont il sera parlé plus loin (§ 122), il l’emporte sur celui-ci sous le rapport de la propreté.

C’est d’une idée analogue que procède le disque recommandé par M. Frésénius pour chauffer les substances à analyser, dans le but de les dessécher {\oy. Dessiccation).

B. — liitorniéüiaii'cs li<|ui<IC!«.

1 10. B.\in-marie. — L’eau est, de tous les intermédiaires, celui dont on fait le plus fréquent usage, son ébullition donnant la température constante de iOO".

Le bain d'eau, ou bain-marie (fig. 71), est formé d’im vase en métal, tel qu’une casserole, une marmite, une bassine, etc., contenant de l’eau portée à la température voulue. Dans cette eau, on plonge l’objet à chauffer, que l’on supporte à l’aide des bords du vase.

Pour plus de commodité, et aussi pour permettre à un même bain-marie de servir à des objets de dimensions et de formes variées, on le recouvre de plusieurs disques métalliques, percés de trous de grandeurs différentes; ces disques, qui reposent sur le vase par leurs bords, servent en quelque sorte de supports aux objets; ils ne ferment pas exactement l’appareil et livrent un passage suffisant à la vapeur. Le plus souvent, les anneaux de ce genre sont de diamètres décroissants et se disposent en série, chacun d’eux reposant extérieurement sur les bords intérieurs du suivant; s’il est nécessaire, on enlève les plus petits, de luanière à ne laisser sur le bain-marie que ceux dont l’ensemble constitue un support convenable pour le corps à cliauffer.

La température à obtenir étant inférieure à 100“, l’objet doit plonger dans l’eau. Si elle atteint 100", cela n’est pas indispensable : 1 eau étant maintenue en ébullition, sa vapeur entoure l’objet suspendu au-dessus d’elle et le cbaulTe à la température voulue; le

Fig 71. — Bain-marie.

EMPLOI DE LA CHALEUR

bain-marie est alors, à, proprement parler, un bain de vapeur. En réalité, la température donnée dans ces conditions par un bainmarie, est un peu inférieure à 100'.

117, Lorsqu’un bain-marie fonctionne à l’ébullition, l’eau s’en échappe peu à peu sous forme de vapeur. 11 est indispensable de la remplacer fréquemment. Un oubli de l’opérateur pouvant entraîner la surchauffe du produit et même la destruction de l’appareil, on a disposé des bains-marie dans lesquels le niveau de l’eau se maintient constant d’une manière automatique; un tel arrangement a de plus cet avantage que le remplacement de l’eau étant continuel non intermittent, se fait sans interrompre un seul moment l’ébullition.

L’un des dispositifs les plus employés (fig. 72) consiste à fi.xer sur le

coté du bain-marie V, un tube AB étroit, vertical, fermé par le bas, ouvert par le haut, ayant à peu près la môme hauteur que lui, et communiquant avec sa partie inférieure par une tubulure 1). Le niveau de l’eau NN' étant forcément le môme dans les deux vases communiquants, il suffira de le maintenir constant dans le tube pour qu’il le soit dans le bain-marie. Dans ce but, le tube est fermé en I! par un bouchon que traverse un autre tube G de plus petit diamètre, ouvert par les deux bouts et pénétrant jusqu’au niveau voulu N : le niveau de l’eau ne pourra être supérieur à l’orifice de ce tube sans (juc le liquide s’écoule aussitôt par un tube de caoutchouc CM adapté en C. Il suffira dès lors de faire arriver dans le tube AB, par une tubulure E, un écoulement d’eau continu et fournissant un peu plus de

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