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l-4üO. Les l'éacLioiis cafaclérisliques des inélalloïdes el des tiiélaux sorti leplussouveiil iiiasqttées par lesmalièresorgîtiiiquesaux- (jiielles cesélémeiilsse trouvent mélangés. C’est ainsi, par exemple, que les sucres, l’acide tartriqtie, la glycérine, l’acide lactique, etc., empêchent les sels de cuivre d’être précipités par les alcalis. Les laits de ce geni’e jouent un rôle important dans les recherches toxicologiques; les poisons se trouvent alors mélangés à des aliments, à des liquides de l’économie, à des débris de cadavre, etc., et leur détermination, qui, en toute attire circonstance, constituerait ttn problème d’analyse qualitative des plus simples, exige des précautions spéciales. PaiTois, en se basant sur la volatilité ou sur la solubilité des substances toxiques, il est possible d’isoler ces dernières des mélanges dans lesquels elles se trouvent ; mais il n’en est pas toujours ainsi. Lorstiu’iine semblable séparation n’est pas jtossible, au lieu d’étudier l’action spéciale exercée par les matières organiques en présence desquelles on doit opérer, puis d’en tenir comjtte dans l’ajtpréciation du résultat, ce qui serait aussi délicat que dangereux, on préfère ordinairement détruire ces matières et rechercher ensuite les éléments minéraux dans le résidu laissé }>ar leur destruction.
Les méthodes de destruction usitées dans ce but sont assez nombreuses, chacune d’elles n’étant a})plicahle qu'à des cas limités. Nous ferons connaître les plus importantes, laissant à indiquer, lors(|ue nous nous occuperons de la recherche de chaque élément en particulier, celle qui doit être préférée.
1451. Incim’ration. — (ie i»rocédé, qui est le plus simple, [irésente l’avantage de n’exiger l’addition d’aucun réactif à la matière analysée; d’autre part, il n’est applicable qu’aux éléments non volatilisablcs au rouge. Si le produit est en solution aqueuse
1451. — UECHERCHES TOXICOLOGIQUES.
ou même foiTement humide, on commence par évaporer l’eau qu’il contient, en le chauffant dans une capsule de porcelaine, soit à l’étuve (§ 127), soit au bain-marie (§ 110). Après dessiccation presque complète, on transvase le résidu dans une seconde capsule de porcelaine plus petite, et on chauffe ensuite dans le coffret d’un fourneau à moufle (§ 70 et § 94), en ayant soin de ne faire intervenir en commençant qu’une chaleur modérée. La matière organique subit d’abord une décomposition pyrogénée et dégage des gaz combustibles, puis elle se carbonise. On pousse alors la capsule vers les parties rouges du coffret, afin de provoquer la combustion du charbon. Il est important de ne pas chauffer plus fortement qu’il n’est indispensable, et surtout de ne pas élever la température au point de fondre les cendres : celles-ci formeraient à la surface du charbon non brûlé un vernis vitreux, qui rendrait fort pénible la fin de l’incinération. Cette condition est parfois délicate à réaliser, principalement lorsque la matière fournit des cendres très alcalines et, par suite, très fusibles. D’ailleurs, plus on opère la combustion à une température élevée, plus on augmente le nombre des éléments volatilisables dans les conditions de l’expérience.
Quand on éprouve quelque difficulté à brûler les dernières traces de charbon, on peut abréger beaucoup l’opération en laissant refroidir la capsule, en arrosant le résidu de quelques gouttes d’acide azotique et en chauffant de nouveau. Non seulement l’acide azotique agit en fournissant de l’oxygène, mais de plus il fait subir aux cendres une transformation, et détruit ainsi le revêtement qu’elles constituaient à la surface du charbon ; celui-ci devient dès lors accessible à l’oxygène de l’air et brûle aisément. Toutefois cette addition d’acide, qui présente parfois l’inconvénient de faire fuser la matière, n’est jamais indispensable quand on a pris soin de ménager la température à l’origine.
On peut encore chauffer directement la capsule de porcelaine sur un bec de gaz; il est alors un peu plus difficile de régler, d’une part la température, ce qui rend l’opération délicate, et d’autre part l’aftlux de l’air, ce qui la rend plus lente.
1452. Destruction par l’acide sulfurique. — Ce procédé (MM. Flandin et Danger) est basé sur l’action énergique exercée
JUNGFLEISCH. — Manip. de chimie. G2
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sur les matières organiques par l’acide sulfurique concentré et cliaud .
Si la matière à analyser est en solution aqueuse, on évapore le liquide au bain-marie; si elle est solide ou organisée, on la divise en menus fragments avec des ciseaux. On place le produit dans une capsule de porcelaine avec un tiers de son poids d’acide sulfurique concentré, dont la* pureté a été vérifiée. On chauffe peu à ])eu, en agitant le mélange avec une baguette de verre et en opérant sous une cheminée à tirage bien établi. Le mélange noircit, les matières organisées se désagrègent, et des produits gazeux se dégagent, en donnant lieu à la formation d’une mousse abondante. On a soin de diviser constamment avec la baguette la masse qui s’agglomère. Finalement, la température continuant à s’élever, le produit devient pâteux, et des vapeurs blanches et épaisses d’acide sulfurique se dégagent, entraînant du gaz sulfureux et des vapeurs organiques fortement odorantes. On continue à chauffer modérément, jusqu’à ce que le charbon sulfurique obtenu cesse de dégager des vapeurs abondantes d’acide sulfurique.
Divers poisons volatils peuvent être entraînés dans l’atmosphère pendant la carbonisation sulfurique. C’est ainsi qu’en présence des chlorures, qui se rencontrent dans beaucoup de tissus et de liquides de l’organisme, l’arsenic est volatilisé à l’état de chlorure d’arsenic. Il faut alors opérer dans un appareil distillatoire (fig. 14-1, § 225) dont on chauffe la cornue au bain de sable. La mousse abondante qui se forme rend alors difficile la conduite de l’opération; elle oblige à se servir d’une cornue de dimensions relativement considérables.
Dans tous les cas, on doit chaufler jusqu’à production d’une masse noire, sèche et friable. Le traitement à faire subir au charbon sulfurique, pour extraire les toxiques que celui-ci peut renfermer, varie avec la nature de ces toxiques. Nous l’indiquerons à propos de la recherche de chacun de ces derniers.
1453. Destruction par le chlore. — En présence de l’eau, le chlore libre décompose la plupart des matières d’origine animale ou végétale.
On se contente parfois de délayer dans de l’eau les matières à analyser, après les avoir divisées finement, et de faire passer peu-
U53. — RECIIERCIIES TOXICOLOGIQUES.
dant longtemps un courant de chlore gazeux dans le mélange (M. Jacquelain). La masse prend finalement l’aspect du lait caillé ; on l’abandonne à elle-même, dans un flacon bouché en verre, pendant vingt-quatre heures, puis on la verse sur un carré de linge fin (§ 384), et on lave à l’eau acidulée avec de l’acide chlorhydrique le résidu resté sur le filtre. On traite ensuite les liqueurs pour caractériser les éléments qu’elles renferment.
En ajoutant au mélange à soumettre à l’action du chlore une certaine proportion de potasse caustique pure, on accélère beaucoup la destruction de la matière organique. Dans ce cas, l’agent actif est surtout l’oxygène mis en liberté dans l’action du chlore sur l’oxyde alcalin qui se change eu chlorure.
1454. Mais de tous les modes d’application du chlore à la destruction des matières organiques, le plus usité et le plus avantageux consiste à faire intervenir le chlore naissant, que dégage l’acide chlorhydrique en réagissant sur le chlorate de })otasse :
K0,C105 -P 6 IICl = KGl -f 3 UW- -f 6 Cl.
Ce procédé, dû à Duflos, a reçu d’assez nombreux perfectionnements. 11 consiste à placer, dans une capsule de porcelaine ou dans un ballon de verre, la matière à analyser préalablement divisée, avec son poids d’acide chlorhydrique (D = l,l^) et une quantité d’eau distillée, au moins égale à celle de l’acide, mais suffisante dans tous les cas pour former une bouillie claire. On chauffe le vase au bain-marie et on projette dans le mélange chaud quelques cristaux de chlorate de potasse. Le chlore se dégage lentement et réagit. On renouvelle de temps en temps les additions de chlorate, par quantités ne dépassant pas 2 grammes pour chacune ; on voit peu à peu le mélange devenir jaune clair, et prendi'e de la fluidité en même temps que de l’homogénéité. Quand une addition du sel oxydant ne colore plus notablement la masse, on ajoute encore quelques cristaux de chlorate et on abandonne le produit à lui-même pendant une demi-heure. Une action lente du réactifest indispensable pour éviter l’emploi d’une trop forte quantité de chlorate; celui-ci introduit rapidement chargerait inutilement le produit de chlorure, et ferait dégager le chlore gazeux avant que celui-ci ail pu réagir. Il est également
ANALYSE QUALITATIVE
indispeiisaljle de ne pas dépasser la lempéralure du bain-marie, pour éviter l’expulsion du chlore mis en liberté, et aussi pour diminuer la loiniatioii d’une mousse gênante, qui abonde surtout avec certaines matières. L’action ayant été bien conduite, on doit obtenir un liquide jaune-paille; s’il conserve parfois une coloration jaune plus foncée, celle-ci disparaît ]>ar addition d’un peu d’acide chlorhydrique. Quand au contndi’e il se fonce j)eu à peu après 15 ou 20 minutes de repos, la destruction n’est pas complète; il faut de nouveau chaulîer et ajouter du chlorate.
Un termine en chassant le chlore en excès. A cet eflet, on porte le mélange à l’ébullition pendant quelques minutes; on peut encore y faire passer à froid un courant jn olongé de gaz carbonique ou d’air. La masse étant enfin versée sur un filtre mouillé, celui-ci retient les corps gras et certains débiis de tissus, ainsi que les chlorures métalliques insolubles; on lave le résidu à l’eau bouillante et on le met de côté pour être examiné à part, tandis que les liqueurs, qui contiennent les autres éléments minéraux, sont soumises à l’analyse. Il est indispensable de ne pas perdi’e de vue que ces liqueurs retiennent encore de la matière organique, dans un état tel qu’elle peut encore intervenir, mais rarement, dans les réactions.
Quand on fait intervenir ainsi le chlore, l’étain et l’antimoine peuvent être transformés en chlorures volatils; lorsqu’il s’agit de les rechercher, on opère dans un appareil distillatoire, alin de recueillir les liquides condensés. La même observation est applicable à l’arsenic, bien que cet élément se trouve surtout changé en acide arsénique et ne fournisse que des traces de chlorure; encore ce dernier corps ne peut-il se produire (jue lorsqu’on espace trop les additions de chlorate et qu’on porte à l’ébullition.