I. — KAU
1500. Düs.vge par différence. — Le dosage de l’eau se fait indirectement, toutes les fois que le corps sur lequel on opère est stable et ne s’altère pas dans les conditions où l’on doit le placer pour le dessécher.
Toutes les méthodes de dessiccation peuvent, suivant les circonstances, être appliquées au dosage de l’eau : l’exposition à l’air (§259), le séjour dans les vases à dessécher, soit sous la pression atmosphérique (§ 260), soit sous une pression plus ou moins réduite (§ 265 à § 268), la dessiccation à chaud dans une
ANALYSE (QUANTITATIVE
étuve (§^^03) ou dans un courant d’air sec (§ la calcination (§ 203), etc., présentent chacun des avantages parliculiers. On conçoit, en ellél, qu’étant donné un corps dans le(piel il s’agit de doser l’eau, si l’on en pèse quelques décigraniines, soit entre deux verres de montre tarés (lig. 7, § 23), soit dans un creuset de platine ou de porcelaine, muni de son couvercle et également taré, et que si, aj)rès avoir découvert la prise d’essai, on provoque sa dessiccation par un des moyens précités, en pesant de nouveau le vase et son contenu, la diHerence entre les deux pesées représentera la perte de ])oids due à la dessiccation, c’est-à-dire le poids de l’eau éliminée. Un point capital à observer est la nécessité de s’assurer que rélimination de l’eau est complète lors delà seconde pesée : à cet elTet, on poursuit la dessiccation, en réj)étanl les ])csées de temps en tcmj)s, jusqu’à ce que deux pesées successives donnent le même cliiHVe; il est alors certain, mais alors seulement, que l’élimination de l’eau est terminée. Si le mode de dessiccation adopté fait intervenir la chaleur, le vase taré et son contenu doivent être, avant chaque j)esée, transj)ortés dans un vase à dessécher (§ 2GU), où ils séjournent jusqu’à rel'roidissernent complet.
Ce dosage indirect de l’eau, sur le côté pratique duquel les renseignements donnés jdus haut à propos de la dessiccation (§ 258 et suivants) nous dis])ensent de nous arrêter beaucouj) ici, présente des diflicultés, que l’on pourrait appeler théoriques, relativement à la nature de l’eau éliminée. Cette eau j)cut être de Vhumidilé atmosphérique condensée, c’est-à-dire de l’enu hi/fjroscopique, ou bien de Veau de crislnllisaliou, ou même de l’eu a de consHlulion. Or les limites, entre ces trois origines de l’eau abandonnée par les corps que l’on dessèche, ne sont pas, dans la pratique, très nettement tranchées. 11 est tels corj)S, le suU'ate de quinine ordinaire par exemple, qui })erdent déjà de l’eau de cristallisation sur certains points d’un échantillon, alors (jue sur d’autres points ils sont encore très inaniléstement mouillés. Un ne saurait donc tracer d’une façon absolue une marche à suivre ])our doser séparément l’humidité, l’eau de cristallisation et l’eau de constitution, les propriétés propres à chaque substance devant régler la conduite à tenir dans cette partie de son analyse. Nous croyons cependant, devoir donner les renseignements suivants, (pii .s’appliquent à la géniu’alilé des cas.
1500. — ÜOSAGE DE