i'JS. — ACIDIMÉTRIE
moyen de lujueui-s alcalines lilrées ou normales. Les matières alcalines les j)lus usitées sont les hydrates de potasse, de soude ou de baryte, et les carbonates akalins. Les indicateurs colorés (jui conviennent pour l’acidiniétrie sont les mêmes <iue pour l’alcalimétrie.
Potasse titrée. — On |)reiul un poids de potasse pure, correspondant a la concentration de la li([ueur (jue l’on veut préparer, on le dissout dans l’eau distillée, puis, après refroidissement, on complète le volume nécessaire et on mélange. Cette inétbotle donne ([uebiuefois des li([ueurs dont la richesse est assez éloignée de celle à atteindre, à cause des proportions d’eau très varial)les (pie relient la potasse fondue; il vaut mieux ajuster grossièrement la solution au titre voulu, en se servant île densimètre (§ 78U). 11 est avantageux d’employer de la potasse aussi peu carlionatée ([ue possible.
On détermine le litre exact de la solution au moyen de l’acide sulfurique titré. Dans ce but, on [(rend, avec une pipette Jaugée, lü ou !2Ü centimètres cubes de cet acide, on ajoute lU gouttes de teinture de tournesol sensible, et on y laisse tomber la li(iueur alcaline, préalablement [dacée dans une burette graduée. .\u moment où une goutte ajoutée en plus bleuit le tournesol, on mesure le volume de liiiueur employé : le poids de potasse (lvllO' = 5b) iju’il contient est é([tii valent à celui de l’acide (SIIU'^ = it)). Ce dernier S étant connu, celui de la potasse I* est avec lui dans le rapport des éiiuiva-
lents, p = 1* est donc égal à S ^ = S X 1 ,1 1^85. Ün simple calcul de
proportions donne ensuite la teneur en potasse du litre de liipieur.
Potasse normale. — Leur obtenir la potasse normale, on fait une solution de potasse [uire, d’une densité voisine de 1,08 à 1,07, on y dose avec soin la [(Otasse comme il vient d’être dit, [)uis on la dilue de manière à l’amener à la teneur, par litre, de 5(J grammes de potasse hydratée (K110-) ou de i7 grammes de potasse anhydre (KO). Cette dernière opération se fait en suivant les méthodes iiidiipiées pour l’ajustement de l’acide sulfuri(|ue normal (§ UOrl).
Sonde iitree et sonde normale. — La préparation de ces li(|ueurs ne diffère pas de celle des liqueurs potassi([ues correspondantes. Toutefois réi[uivalent de l’hydrate de soude (NallO’= iO) doit rem[)lacer celui de la potasse dans les calculs.
Ean de baryte titrée. — L’eau de baryte présente l’avantage de ne pas dissoudre le carbonate ([ue l’acide carboni(|ue de l’air forme avec la base ((u’elle contient; la liqueur limpide donne donc une réaction très nette avec les indicateurs colorés. D’autre part, la séparation à l’état de carbonate d’une certaine proportion de la baryte (|ui la forme, oblige à des titrages fréquemment répétés. Elle se prépare à la manière ordinaire (§ 885) et se titre comme la potasse.
Carbonate de sonde titré. — Le carbonate de soude est obtenu en cristaux d’une grande pureté. On dessèche ces cristaux, d’abord en les cbaulfant dans une capsule de porcelaine jusiju’à solidilication, après fusion a([ueuse, [mis en les portant au rouge sombre, dans une capsule de porcelaine ou de platine.
lOS-i ANAl.YSE QUANTITATIVE.
Avant refroidissement complet, on enferme le sel dans un matras bouché. Le refroidissement étant ainsi effectué à l’abri dcriiumidité, on pèse le matras, puis on laisse tomber dans une carafe jaugée de 1 litre une certaine |)artie de son contenu, on le ferme de nouveau et on le pèse une seconde fois : la dillérence entre les ])esées est le poids du carbonate de soude pur et sec employé. On dissout le sel dans l’eau distillée et, après rétablissement de la température normale, on achève de remjdir d’eau la carafe jusqu’au trait de jauge. La teneur de la li(|ueur ainsi préparée est donc connue directement ; elle peut être vérifiée avec un acide titré.
Carbonate de sonde normal. — Le carbonate de soude pur et sec est surtout avantageu.v pour préparer jtar pesée directe une liqueur normale. L’é(piivalenl de ce sel anhydre étant 53, on en pèse 53 grammes, on les introduit dans une carafe de 1 litre, on les dissout dans l’eau et, après rétablissement de la température normale, on complète le volume de 1 litre. Gay-Lussac a fait de cette liqueur normale le point de départ de l’alcalimétrie et de l’acidimétrie : il s’en servait pour le titrage des liijueurs acides. Une cause d’erreur peut entacher les résultats : elle porte sur l’humidité de l’air que le sel absorbe pendant la pesée; elle est annulée, ou à peu près, si l’on 0()èr(‘ avec rapidité et dans une cage de balance bien desséchée. La liqueur titrée de carbonate de soude, préparée comme il a été dit plus haut, ne donne pas lieu à cette cause d’erreur.
Le carbonate de soude normal ou titré présente l’inconvénient d’e.xiger quelques précautions pour éviter les incertitudes causées par l’action de l’acide carbouiiiue sur les indicateurs colorés : tous deux doivent être employés à chaud.
1490. Essai acidIimLtiuque. — Pour doser un acide rorl dans une solution aqtieuse de ce corps, on prélève 20 cenlinièlres cubes de la solution, au moyen d’une pipette jaugée, et on les laisse tomber dans un matras ou mieux dans un vase à précipitations chaudes ; on ajoute iO gouttes de teinture de tournesol sensible, qui se troitve rougie. On rem})lit exaclement de liquetir acidimélrique (potasse, soude, baryte) une buretle graduée, et on l'ait arriver goutte à goutte la liqueur alcaline dans le mélange acide constamment agité. L’approche du terme de la réaction s’annonce jiar l’extension que prend la tache bleue produite par chaque goutte de solution alcaline. Lorsqu’une de ces gouttes a l’ait passer l)rus({uement du rouge au bleu l’indicateur coloré, on s’arrête et on lit le volume Y de liipieur alcaline qui produit la neutralisation; ce volume est ensuite établi avec j)récision par des essais ré})élés. La teneur P en alcali de chaque centimètre cube de celte liqueur étant connue, VP est le poids d’alcali (piiest équivalent à celui A de l’acide neutralisé; il est donc avec ce der-
■ 1499. — ACIDIMPÎTUIE.
nier clans le rapport des éciiiivalenls de l’alcali E et de l’acide dosé e, et ona-^ — On tire de là A = j)Our le poids d’acide contenu dans la prise d’essai de 20 centimètres cubes. Une simple proportion traduit ce résultat en le rapportant au litre.
Quand on a opéré de même avec une liqueur alcaline normale quelconque, cliaque centimètre cube de celle-ci a neutralisé d’acide; on a donc le poids d’acide contenu dans la prise d’essai en multipliant i)ar cette fraction le volume V de liqueur normale employé.
Quand l’acide à doser est très concentré, son mesurage direct peut donner lieu à une erreur trop considérable. On en pèse un certain poids, que l’on mélange avec de l’eau, et on comjilète un volume déterminé. C’est sur le liquide dilué et titré ainsi obtenu que l’on fait la prise d’essai.
L’intervention de l’acide carbonique présente beaucoup moins d’intérêt en acidimétrie qu’en alcaliméliâc; ce fait diminue l’importance des méthodes indirectes appliquées au dosage des acides. Toutefois le procédé pratique, basé sur l’emploi de deux burettes (§ 1407), conserve ic encore ses avantages.
DOS.AGE UES MÊT.VLbOlUES ET UE LEURS CO.MPOSÉS
A. — llyilro;;èiic .