I. — lUillon pour essais liy(lroUinélri(iues
1503. — llYDUOTlMÉTniE. lOil
el on s’esl servi de ces données pour traduire en chiffres les résullats des essais précédents. Sans suivre les auteurs du procédé dans cette voie, on peut dire, d’une manière générale, que le degré hydrolimélrique d’nne eau représente à peu près le poids, exprimé en centigrammes, des sels terreux contenus dans 1 litre de celle eau.
Les eaux dont le litre ne dépasse pas 30 degrés sont, d’ordinaire, convenables })0ur la boisson, pour le savonnage et pour la cuisson des légumes. Celles qui marquent de 30 degrés à 00 degrés à l’iiydrotimèlre ne sont pas propres aux usages précédents, mais peuvent servir dans certaines industries. Les eaux marquant plus de 00 degrés sont de mauvaise qualité.
tôOl. Analyse d’une eau potable. — Des niélliodes analyli((ues un peu plus longues que l’hydrotiniélrie, mais beaucoup })lus précises, doivent être employées lorsqu’on se propose d’avoir, sur la (pialilé d’une eau potable, des données certaines.
L’eau à analyser est, trouble ou limpide. Dans le premier cas, on remplit de cette eau un ballon jaugé de 1 litre, on laisse déposer, on décante sur un filtre sans plis, on entraîne ensuite le précipité dans ce dernier, en se servant d’une fiole à laver et d’eau distillée. On sèche le filtre, on l’incinère dans un creuset de platine taré, en même temps qu’on calcine au rouge le résidu argileux insoluble qu’il contient. Après pesée du creuset refroidi dans l’air sec, en défalquant la tare et les cendres du filtre, on a le poids des matières minérales en suspension. En examinant au microscope le dépôt fourni par une autre quantité d’eau, on se renseigne sur la nature des organismes qu’il renferme.
La quantité totale des sels tenus en dissolution dans l’eau, s’obtient en évaporant à siccité, dans une capsule de platine tarée, 1000 centimètres cubes d’eau. On évapore d’abord à feu nu, en évitant les projections, et on termine au bain-marie. La capsule et son contenu sont ensuite chauffés h l’étuve à 180", jusqu’à ce qu’ils ne changent plus de poids. En tenant compte de la tare de la capsule, on a le poids des sels, qui sont mélangés, il est vrai, de traces de substances organiques. Un certain nombre des corps qui composent le résidu de l’évaporation de l’eau peuvent être dosés par les méthodes ordinaires. Il en est ainsi de la chaux {% 1550), de la magnésie (§ 1505), delà potasse 1545), de la soude 1550), du fer (,^ 1576), de la silice (§ 1513), et de V acide sulfurique (§ 1510).
Le chlore se dose sur 1 litre d’eau, soit par la pesée du chlorure d’argent précipité dans le liquide aiguisé d’acide azoti(|ue (§ 15:27), soit encore par la méthode volumétri(|ue (§ 1520).
\é acide azotique est déterminé par le procédé de .M. Boussingault (î; 1510). Il en est de même de \'ammonia(iue (§ 1511).
Ouant aux matières organiques, on ne peut dire exactement ([u’on ari ive à JirNOFi-EisCH. — Manip. de chimie. 06
lU'ri ANAI.YSE OUANTITATI VE.
los doser. On se borne à apprécier indirectement leur quantité par le poids d’oxyde d’argent ou, plus souvent encore, de permanganate de potasse qu’elles réduisent. Toutes les matières organi(jues ne réduisant pas de la même manière le permanganate de potasse ou Toxyde d’argent, une pareille méthode ne saurait donner le poids des matières organiques contémies dans l’eau, puisque la nature de ces matières est variable; aussi se contente-t-on souvent derapportei* le résultat obtenu à un composé oxydable bien connu, l’acide oxali(|ue généralement; quelques chimistes admettent arbdraireinent que l partie de permanganate de potasse correspond à 5 parties de matières organiques. Etant donné le procédé, le mode d’évaluation le })lus rationnel consiste à prendre pour unité le milligramme d’oxygène absorbé par la matière organiipie d’un litre d’eau. Mais il y a plus, la manière de faire intervenir le réactif et la durée de son action changent l’importance de la réduction; il faudrait tout au moins, pour rendre comparables les données obtenues, qu’une convention fût faite fixant les conditions de cet essai empirique. L’état de la liijueur, son acidité ou son alcalinité, la proportion du |)ermanganate en présence, ont une inlluence toute particulière. La marche suivante est celle adoptée à l’observatoire de Montsouris.
On introduit dans un ballon 100 centimètres cubes de l’eau à analyser, ültrée ou non filtrée suivant les cas, centimètres cubes d’une dissolution de bicarbonate de soude au dixième, et 5, 10 ou 15 centimètres cubes de solution titrée de permanganate de potasse 1593), suivant que l’eau est plus ou moins chargée de matières organiques, mais de manière à avoir toujours un grand excès de réactif manifesté par sa coloration persistante. On fait bouillir pendant dix minutes exactement. Si la coloration du liquide vire au jaune, l’essai a été fait avec trop peu de permanganate, et il doit être recommencé. .Après refroidissement, il s’est déposé des llocons d’oxyde de manganèse: on ajoute :2 centimètres cubes d’acide sulfuriijue pur, qui les redissout peu à peu. Il ne reste }ilus qu’à doser le permanganate de potasse employé en trop. On le fait en ajoutant un excès de sulfate de fer ammoniacal sous forme de liqueur titrée, puis en dosant, avec une solution titrée de permanganate, la quantité de sel feri’cux que le permanganate à doser n’a pas peroxydé (§ 158:2).
Soit P le poids de permanganate (Mn^O',KO = 158) réduit par la matière organi(jue dans ces conditions; ce sel fournissant 5 équivalents d’oxygène
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(U’ zzz 10), en multipliant P par le rapport j-rg, on aura le poids d’oxygène absorbé par la matière organiipie contenue dans 100 centimètres cubes d’eau.
IL — .%7,o(e.