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I. ACIDE AZOTIUI'E

150o. Acide azotique lidue. — l*" Le dosage approché de l’acide azotique, dans ses mélanges avec l’eau, est fréquemment nécessaire. On l’efTectue au moyen du densimètre. On place le mélange dans une é|irouvette à pied, de forme haute, et on y plonge un densimètre. (juand on a In la division de l’in-

1505.— ÜOSAGE DE L’AGIDE AZOTIQUE.

sli’umenl devant laquelle se fixe le niveau du liquide, on cherche dans la labié donnée plus haut (§ 578) la richesse du mélange, soit en AzO’',HO, soit en AzO^'.

“2'’ Le dosage acidimétrique de l’acide azotique ne présente aucune difficulté particulière. Si la matière analysée est riche en acide, on ne peut opérer sur elle direciement, et il est nécessaire de la diluer, en mesurant 10 ou 20 centimètres cubes de liquide, et en ajoutant de Teau,de façon à former un volume déterminé; on prélève ensuite avec une pipette jaugée un volume (ixe de la liqueur étendue, et on opère sur lui à la manière ordinaire (,!^ 1499).

Ainsi qu'il a été dit, le calcul se fait d’après la formule A = dans laquelle

la valeur de e est 63 quand le résultat est traduit en AzllO“, 51 quand il est traduit eu AzO"’, et 14 quand il est traduit en azote. Avec les liqueurs acidimétriques normales, chaque centimètre cube de ces dernières sature O'''', 063 de .VzllO*", O'JLOAi de .VzO'’, et On‘,014 d’azote.

3" On peut aussi faire un dosage pondéral. On pèse dans une capsule de porcelaine tarée, un certain poids P du mélange d’acide et d’eau, poids d’autant plus faible (pie le mélange est plus riche, et correspondant à quelques décigrammes d’acide (AzlIO'' = 63). On sursature par l’ammoniaiiue pure, vériliée volatile sans résidu, et on évapore, dans une étuve chaulfée vers 1 10“ ou 120“, jusqu’à constance du poids de la capsule, après refroidissement dans un vase à dessécher ; l’augmentation de poids delacapsule (AzlU,AzllO''’ = 80) est le poids P de l’azotate d’ammoniaque formé. Le poids de l’acide cherché

.<• est donné par la formule suivante : P X 9,7875. Ce procédé

n’est ap}dicable qu’en l’absence de tout jiroduit fixe et de tout acide étranger.

1500. Acide azotique des azotates. — 1“ Procédé de Pelonze. — Dans celte mclliode, on apprécie la quantité de l’aidde azotique d’après son pouvoir oxydant : on chaulïe le sel à analyser avec un excès d’un mélange de protochlorure de fer et d’acide chlorhydrique, el on détermine la quantité de protochlorure de 1er qui a été changée en perchlortire. On sait, en elfet, qu’à chaud l’acide azotique oxyde l’acide chlorhydrique en formant du chlore :

6 FcGl 4- AzKO*’ 4- i HGl = KGI -f 3 FeSCU -f AzO- 4- 2 H-OU

L’appareil dans lequel on opère se compose (lig. 842) d’une cornue lubulée G, de 200 centimètres cubes environ, dont le col maintenu relevé s’adapte en m, par unhouchon percé, à un tube coudé nm/i plongeant, en p, de quelques centimètres, dans de l’eau distillée; la tubulure l porte elle-même un tube coudé r(, pénétrant jusque dans la pause, et relié extérieurement en r au tube à dégagement d’un appareil à gaz carbonique K, où l’on aliatpic

lOU ANALYSE QUANTITATIVE.

(lu marbre par l’acide chlorhydrique dilué. La cornue est d’ailleurs disposée sur un hain-inarie B.

On introduit daus la cornue, })ar sa tubulure, B) centimètres cubes environ d’acide cldorliydrique pur, et de lil de cla-

vecin pesé exactement, puis on cliauire doucement, en même temps ([u’oii lait arriver le i^az carbonique à la surface du liquide. Le fer se dissout dans l’acide, en dégageant de l’iiydrogène et en formant du protocidorure. Lorsque la dissolution est complète, on laisse

rie.. 34“2. — Dosage de l’acide azotique (procédé de Pelouzei.

refroidir, et par le col m, que l’on débouche un instant, on fait glisser dans la cornue un très petit tube de verre, bouché par un bout, dans lequel on a introduit l’azotate à doser, pesé avec précision. Le poids d’acide azotique contenu dans la prise d’essai doit rester fort inférienr à celui qui transformerait en perchlorure la totalité du protocidorure de fer; il est bon qu’il ne di'passc pas 0"',^^ pour les données précédentes. C’est ainsi que poui’ l'essai d’un salpêtre, on oi^ércra sur -iOou 45 centigrammes, pour fessai d un azotate do sonde sur do on fO centigrammes, etc. On rc|»lac(' aussitôt le bouchon en m, et on chaulTe de nouveau

150(3. — DOSAGE DE i/AClDE AZOTKjüE. Kii5

au bain-marie, pendant un rpiart d’heure. Il est iniporlaiil de chaulïer peu en commençant. Plus tard, on termine la réaction en chauffant à feu nu, et en maintenant une ébullition lente mais régulière. La liqueur, devenue foncée au moment de l’addition de l’azotate, par suite de la dissolution du bioxyde d’azote dans le sel de fer, reprend })eu à peu une teinte plus claire; en même temps elle cesse de dégager des composés oxygénés de l’azote. Durant l’ébullition, on évite soigneusement les projeclions sur les parois de la cornue. La coloration claire étant rétablie, on laisse refroidir, en maintenant le courant de gaz carbonique. Ce dernier élimine constamment l’air de l’appareil; il empêche l’oxydation et par suite la perchloruration du sel de fer; il empêche aussi la réoxydation des vapeurs nitreuses en présence de l’eau, avec formation d’acide azotique 505 et § 573). Finalement, on fait plonger le tube rt dans le liquide de la cornue, afin que le gaz inerte chasse de ce liquide qu’il traverse les dernières traces de bioxyde d’azote; celui-ci, en réduisant le permanganate, fausserait l’analyse.

11 ne reste plus qu’à doser la quantité de fer perchloruré.

On dilue avec de l’eau distillée, bouillie et refroidie, le contenu de la cornue, on le verse, sans en perdre la moindre trace, dans une carafe jaugée de 250 centimètres cubes, on rince la cornue à plusieurs reprises avec de l’eau distillée, privée d’air par l’ébullition et refroidie, et on réunit les liqueurs de lavage à la solution; enfin, on complète avec de l’eau désaérée 250 centimètres cubes de liquide, on lient le vase bouché et on agite. On })rend .50 cenlimcires cubes du mélange, au moyen d’une pipette jaugée, on les introduit dans un vase à réaction (lig. 101, L54), on

ajoute de l’eau distillée, bouillie et refroidie, jusqu’à compléter nu demi-litre environ et on y verse, en se servant d’une burette graduée, une solution titrée de permanganate de potasse. On agite constamment. Tout d’abord, le permanganate se décolore immédiatement; il se réduit au contact du prolochlorure de fer, et perchlorure celui-ci en présence de l’acide chlorhydrique en excès. Lorsque la réaction est terminée, il cesse de ,se décolorer. On s’arrête donc au moment précis où une goutte, ajoutée eu excès, donne au liquide une couleur rose persistante. On recommence au besoin l’essai sur 50 autres centimètres cubes de solution, de manière à reconnaître avec jirécision le terme de la

ANALYSE OLANTITATIVI-

l(Ji6

réaction, [mis on lit sur la biii’etle le volmne de permaniianale employé : soit n ce volume exprimé en centimèti’es cubes.

l’arfois la coloration de la li([ueur est assez intense pour oênei' dans l’observation du terme de la réaction : en ajoutant à l’essai 15 ou 20 centimètres cubes d’acide sulfurique, on diminue beaucoup cet inconvénient.

Le titi’C de la solution de [)eniianganate peut être déterminé par diverses méthodes, qui se trouvent développées plus loin (§ I50d et suivants). Disons seulement ici que si l’on fait un traitement semblable au précédent, sur de fer, mais sans

ajoutei’ d’azotate, on connaîtra le volume N de la solution de permanganate ([ui décolore 50 centimètres cubes de la liqueur obtenue, soit le protochlorure correspondant à 0®5,”î de fer.

Ce mode d’analyse étant basé sui' un dosage de fer, les observations faites ailleurs (§ 1580) sur le rôle défavorable de l’acidf' chlorhydrique dans les dosages du fer par le permanganate, s’appliquent également ici.

1507. Les volumes N el n ayant été mesurés sur 1/5 des litiueurs totales, 5iN et bn sont les volumes (jue l’on aurait employés si l’on avait opéré sur les liqueurs totales elles-mêmes. Dès lors le volume de permanganate qui correspond au poids de fer. ([ue l’acide azotique de la prise d’essai a per-

chloruré, est 5N

5 a ou

5 (N - «) X i.ôa

— n). (le poids de fer en\ f —

, car on a la [(ro|)ortion — j-^. Or, d’après la réaction

formulée plus haut, l’acid<“ azotiipie (AzlIO'’ = 00) et le fer (6t’e— KiS) réa-

gissent dans le rapport le poids x de l’acide azotique contenu dans la

prise d’essai sera donc donné par la proportion x : ; ; (53

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