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l.M.MO.Nl.lOüi

1511. Ammoniaque libue. — Dans Vammoniaque du commerce, on dose l’ainmoniaque, grossièrement mais rapidement , en prenant la densité de la liqueur à l’aide d’un densimètre, et en eberebani dans la table la teneur qui correspond à la densité trouvée (§589).

Lorsqu’on veut plus de précision, on dose rammoniaque par un essai alcalimétrique, en prenant quelques précautions exigées par sa volatilité. Avec une pipette jaugée, on mesure 50 centimètres cubesde l’ammoniaque à essayer, on les introduit dans une carafe jaugée de \ j^ litre, (pie l’on remplit ensuite jusqu’au Irait avec de l’eau. Après agitati(»)n, on garnit une burette graduée de cette solution, et on détermine le volume qu’il en faut employer l)Our saturer 10 centimètres cubes d’acide sulfurique normal, placés dans un vase à réaction et colorés par du tournesol (§ 1400). Soit n le nombre de centimètres cubes nécessaires pour faii'c passer du rouge au lileu la matièi’c colorante. L(‘ volume d’acide saturé (1 100 de litre) contenant 1 100 d’écpiivalcnt d’acide, les n centimètres cubes de liqueur ammoniai'ale qui le saturent contiennent 1/100 d’équivalent d’ammoiLnujiic (AzlP— 17), ou 17 centigrammes d’ammoniaque. Appelant p b‘ poids d’ammoniaque contenu dans les 50 centimètres cubes de la

1511. — l)US.\GK DE 1;A.MM()M.UJUE.

priiie d’essai et par suite dans les 500 centimètres cubes de la dilution, on a la proportion = — ,ce qui donne/) — — - — • Ceci correspond à une prise d’essai de 50 centimèlres cubes; en doublant le résultat, on a le poids d’annnoniaque Azll * renferinr dans iOO centimèties cubes.

Pour avoir la teneur pondérale en annnoniaqiie, on pèse la prise d’essai dans un vase taré et bouché, })uis on opère sur elle comme on vient de l’indiquer pour la prise d’essai mesurée.

I5t“2. .Vmmoniaqce dans les sels ammoniacaux. — 1° Méthode de M. Sclilœsing. — Sur une assiette, ou dépose un petit cristallisoir V (lig. 3U), choisi un [leu lourd, pour t|u’il ne tlolte pas sur le mercure dont on garnit le fond de l’assiette; il est même avantageux de fix elle cristallisoir à l’assiette par de la cire On y introduit un volume déterminé d’acide sulfuri(|ue titré et on suspend sur ses bords, au moyen d’un triangle di' verre, une petite capsule de porcelaine K, dans laquelle on a placé une prise d’essai exactement pesée du sel à analyser. Cette prise d’essai ne doit pas contenir assez d’ammoniaijue pour saturer la totalité de l’acide titré. Sur le mercure et à côté du cristallisoir, on dépose une bandelette de papier de tournesol rouge, puis on recouvre le tout d’une clocbe à douille G ; les bords de celle-ci plongeant dans le mercure de l’assiette, la fermeture inférieure est herméticpic. La douille II est elle-même exactement fermée par un bouchon de caoutchouc percé de deux trous : l’un de ces trous est traversé par une ampoule à rohinct \, dont l’orilke inférieur arrive immédiatement au-dessus de la capsule qui contient la prisi' d’essai ; l’autre porte un tube coudé muni d’un robinet R. Les choses étant ainsi disposées, on ouvre le robinet R, on aspire doucement en a, de manière à surélever un peu le niveau du mercure dans laclocne, et on ferme aussitôt. On a placé dans l’ampoule A de la lessive de potasse caustique concentrée ; par le robinet r, on laisse écouler sur la prise d’essai un excès de cette lessive et on referme r. L’ammonia(|ue mise en liberté se répaïul en vapeurs dans la cloche, bleuit le papier de tournesol et est absorbée lentement par l’acide : la dindnution de pression, produite dans la cloche par l’aspiration, empêche (pie le gaz dégagé puisse s’échapper partiellement. On abandonne l’expérience à elle-même pendant 24 heures, ou plus exactement jusqu’à ce (pie le papier de tournesol bleui soit redevenu rouge : toute l’ammoniaque est alors

Etc. 31-1. — Dos.ngc de t’ammoniaquo.

ANAIASE OliAATITATlVE.

absorbée par l’acide el un titrage de celui-ci permet de reconnaître la quan- , lité d’ammoniaque qu’il a fixée. Cette quantité est précisément celle (lue contenait la prise d’essai. L’analyse se réduit donc à un dosage alcaliméirique indirect (§ l il)7).

I51ü. 2® Précipiialion à l'état de clitoroplatinaie d’animonkunie. ~ Si l’acide du sel ammoniacal est volatil, on mélange une prise d’essai de ce sel avec de l’eau additionnée d’acide cblorbydrique, dans une capsule de porcelaine, et on évapore à sec, en cbauirant au bain-marie. On reprend le résidu par un peu d’eau et on y verse une solution concentrée de chlorure de platine, en ayant soin que ce sel soit employé en excès. On évapore de nouveau au bain-marie, juscju’en consistance sirupeuse, on ajoute au résidu 5 ou G fois son volume d’alcool à 80 centièmes, et on laisse reposer pendant une demibeure. Le cbloroplalinate de potasse, tout à fait insoluble dans l’alcool, se sépare sous la forme d’une poudre cristalline jaune. On verse le tout sur un petit libre sans plis (§ 045 et mieux § 351), préalablement séché à l’étuve à 110", enfermé dans un petit tube bouché, el pesé. On lave la capsule avec de l’alcool placé dans une liole à laver, el on rassemble la lotalilé du cbloroplatinate sur le libre. On lave tlnalemenl le précipité à l’alcool (;^36l). On transporte le libre égoutté dans une étuve chauffée à 1 10", et on le pèse après dessiccation complète. Le lavage par aspiration sur le cône de platine (§ 35 i), ou sur un tampon d’amiante que l’on a taré avec l’entonnoir qui le porte, doit être fortement recommandé : l’insolubilité dans l’alcool du cbloroplatinate n’étant pas absolue, ce mode opératoire permet de réduire à son minimum la quantité de liquide indisj)ensable au lavage.

En retranchant du poids trouvé la tare du filtre, on a celui du cliloroplalinate d’ammoniaque. Ce dernier poids p, multiplié par le facteur constant 0,0761 , donne le poids x d’ammoniaque contenu dans la prise d’essai. Lecliloroplatinate d’ammoniaque (PtCl%AzlEGl = 223,5) contenant 1 é([uivalent

d'ammoniaque (AzlE.^17), on a, en effet, ~ = , d’où .r = yj c’est-

à-dire x=p X 0,0761 .

Comme contrôle, on incinère le libre dans un creuset de platine taré (sj 203 el suivants), on ajoute le cbloroplalinate el on porte doucement le creuset jusqu’au rouge I.e cbloroplatinate d’ammoniaque se détruit el donne un résidu de platine. I.c poids p' de ce dernier, obtenu après diminution du poids des cendres du filtre, étant multiplié par le facteur constant 0, 1717, donne le poids d’ammoniaque cherché ,r. Le cbloroplatinate contient, en effet, I é(iuivalent de plaiine(Pt^00) pour I équivalent d’ammoniaque; on a donc

y- = d’où X — p' et x= p' X tb 17 1 7. Le résultat doit être identique

à celui déduit de la pesée directe du cbloroplatinate; le plus souvent il est très lé(ièrement inférieur.

Quand l’acide du sel analysé n’est pas volatil, on dissout la prise d’essai dans très peu d’eau, on ajoute de l’acide clilorbydri(|ue, puis du chlorure de platine en excès, et on verse dans le mélange, qui doit être aussi peu dilué ijue possible, plusieui-s fois son volume d’alcool fort. Après vingt-quatre

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