‹ Manipulations de chimieChapitre 530 sur 596 · DOSAGE DES MÉTAUX ET DE LEURS COMPOSÉS · texte numérisé non relu

DOSAGE DES MÉTAUX ET DE LEURS COMPOSÉS

A. — l'otasjiiluiii.

1544. Dosage a l’état de ciilouodlatinate de dotasse. — Ce mode de dosage est très général ; il exige cepeiidaDt que l’acide du sel analysé soit soluble dans l’alcool et que l’anitnoniatiue n’exisle pas dans le produit. Cette dernière condition peut toujours être réalisée en faisant bouillir le sel analysé avec de la soude pure, jus(|u’à expulsion de tout composé alcalin volatil.

On agit sur une solution concenti'ée et limpide; si elle est neutre ou alcaline, on l’acidule par l’acide cblorbydrique. On opère d’ailleurs exactement comme il a été dit |)lus haut pour le dosage de l’ammoniaque à l’état de cbloroplatinate d’ammoniaque (§ 1513).

Soit P le poids trouvé, soustraction faite du poids du fdtre. Le chlorure double de platine et de potassium (1^101^,1401 =;^44, 5) contenant 39 de potassium, et X étant le poids de potassium à déterminer dans la prise d’essai, on a X 39 39

- = ^77-7, d’où l’on livex = p;rn-: ou x = p yc 0,1595. On aurait de même

pour le poids dépotasse (140 = 47), x — p 04^^ x = p 0,1922.

Dans l’expérience decontrôle, la calcination du chloroplatinate ne donne plus ici comme avec l’ammoniaque du platine pur, mais bien un mélange de platine métallique et de chlorure de potassium. Ouand on a recueilli le chloroplatinate sur un liltre, on incinère celui-ci comme il a été dit pour le dosage de l’ammoniaque (§ 1513); lorsqu’on l’a recueilli sur un tampon, on en prélève une partie, que l’on [»èse, et sur laquelle on opère, sauf à rapporter plus tard par le calcul le résultat au poids total. La calcination terminée, on lave le résidu à l’eau distillée, (jui dissout le chlorure de potassium, on recueille le platine sur un filtre, on le sèche, on le calcine et on le pèse : soit]/ son poids. Le chloroplatinate de potassium contenant 99 de platine pour 39 de potassium, en appelant x le poids de potassium cherché

on a I = ^, d’où x =]/ ou a; = p' X 0,«8939.

La présence de vapeurs ammoniacales dans l’atmosphère du laboratoire fausse le dosage.

I5i5. Dosage a l’état de sulfate de potasse. — Ce procédé s’applique à tous les sels qui ne contiennent aucune autre hase fixe, et dont l’acide est volatil ou destructible par la chaleur. Il convient particulièrement pour les sels organiques.

Dans un creuset de platine taré, on pèse une prise d’essai de la matière desséchée, et, s’il s’agit d’un sel à acide organique, on commence par détruire ce dernier en portant très lentement le creuset au rouge. On laisse refroidir, on arrose de quelques gouttes seulement de solution d’azotate d’ammoniaque

analyse (jUANTITATl VE.

pur, ou chaude pour desséclier, puis on incinère; on répète au besoin ce traitement de façon à brûler la totalité du charbon et à obtenir un produit incolore. On laisse refroidir une seconde fois, on imbibe la masse d’acide sulfuri(|ue pur et on chaidfe de nouveau dans le creuset couvert : l’acide sulfuri([ue transforme le sel en sulfate, et réagit, pour donner des anhydrides sulfureux et carboni((ue, sur les traces de charbon (|ui peuvent subsister. Le plus grand excès de l’acide s’élimine sous forme de vapeurs blanches, mais l’intervention d’une température très élevée est indispensable pour détruire les dernières traces du bisvdfate de potasse qui s’est formé : on porte donc le creuset au rouge blanc, pendant quelques instants, en se servant du chalumeau à gaz. On peut encore introduire dans le creuset un fragment de carbonate d’ammonia(|ue pur, qui neutralise l’acide du bisulfate en formant un sel ammoniacal facilement volatil; en répétant plusieurs fois ce traitement, on élimine la totalité de l’acide en excès, sans dépasser la température donnée par un brûleur de Ilunsen.

Soit P le poids du sulfate de potasse trouvé; ce sel (SKO* = 87) contenant 3'J de potassium, si l’on appelle x le poids de ce métal contenu dans la prise

d’essai, on a - = , d’où l’on tire x = p ou x = p "X 0, i48î2. En rappor-

tant le résultat à la potasse (KO = 47), on aurait de même x = jd ou x = P X 0,540;2.

Si la substance analysée renferme des acides minéraux volatils, on commence par la chauffer doucement, dans le creuset de platine couvert, avec un excès d’acide sulfurique, qui chasse l’acide volatil. Si l’on a affaire à un mélange renfermant simultanément de l’acide chlorhydrique et de l’acide azotique, on opère dans un creuset de porcelaine.

Dans tous les cas, après la pesée, on doit vérifier que le sulfate de potasse obtenu forme avec l’eau une liqueur limpide et ne rougissant pas le tournesol.

1540. Dosage alcalimétrique. — a. L’essai alcalimétriqiie direcL (§ 1490), ou l’essai alcalimétrique indirect (§ 1497), sont particulièrement applicables au dosage de la potasse caustitiue ou carbonatée. L’équivalent du potassium (k = 39), celui de la potasse supposée anbydre (KO = -47), et celui de l’bydrate de potasse (KO, 110 = 50), introduits dans les calculs indiqués plus haut d’une manière générale (§ L490), fournissent le résultat cherché. En présence de l’acide carbonique, l’essai direct ou indirect est pratiqué de préférence à l’ébullition. A froid, le gaz (;arboui(jue, qui se dégage des potasses carbonatées quand on les additionne d’acide, agit sur le tournesol pour donner une coloration rouge vineux, qui rend moins net le changement de teinte; on peut alors se servir du papier de tournesol pourrcconnaîlre le terme de la réaction (§ I 490).

Page 1