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DOSAGE DU POTASSIUM

b. L’emploi du bleu soluble comme indicateur l i95), permet de doser séparément l’alcali carbonaté et l’alcali caustique : en opérant à chaud, ainsi qu’il vient d’ètre dit, et avec la teinture de tournesol, on dose dans un premier essai l’alcali total; dans un second essai, pratiqué à froid avec le bleu soluble, on dose seulement l’alcali libre; la dilTéreucc entre les deux chiffres obtenus est le poids de l’alcali existant sous forme de carbonate dans le produit.

c. Pour essayer une potasse commerciale avec une burette ordinaire et en cir.ployant l’acide sulfurique noriiial, on pratique souvent l’essai de manière à rendre le calcul très simple. Lamarche suivante permet d’atteindre ce résultat. L’é({uivaleiil de la potasse (KO) étant 47, dont le ciii(|uiènie est 9, i, on pèse 1P‘’,40 de la potasse à essayer, on les dissout dans l’eau, et, après l’efroidissement, on complète 450 centimètres cubes de liqueur. On prélève avec une pipette jaugée 50 centimètres cubes de cette solution, et on o[)ère sur eux à la manière ordinaire. Ces 50 centimètres cubes formant i de la solution totale, contiendraient donc

d’équivalent de potasse (KO), si la matière analysée était pure; dans la inèine hypothèse, ils neutraliseraient de litre d’acide normal, soit 40 centimètres cubes ou 400 divisions des burettes ordinaires, celles-ci étant graduées en dixièmes de centimètre cube, il résulte de là que, si la potasse analysée dans ces conditions est impure, elle contiendra autant de centièmes de son poids de

potasse qu’elle exigera de fois 4 divisions dccenliniètre cube) de la burette pour être saturée; autrement dit chaque dixième de centi mètre cube d’acide normal employé correspond à 0^'',45 de potasse (KO) existant dans iOO grammes de la matière analysée.

t547. On conçoit que l’usage d’une burette spéciale puisse présenter quel- ([ues avantages à certains points de vue, notanmient quand il s’agit d(î faire un grand nombre d’essais semblables. C’est ainsi qu’en se servant d’une burette graduée en 1/2 centimètres cubes {burette alcalimétrique), dont 100 divisions contiennent 5 grammes d’acide sulfurique fSIIOb, en opérant sur un poids de potasse qui éejuivaudrait à ces 5 grammes d’acide si la potasse était pure, soit T'"', 816, et en faisant l’essai à la manière ordinaire, le nombre des divisions de la burette, (jui mesure l’acide normal employé à la neutralisation, e.xprime également le nombre de parties de potasse (KO)

JUNGFLEISCH. — Manip. de chimie. 6'J

ANAl.YSE QUANTITATIVE.

renfermées dans 100 parties de l’alcali analysé. Pour plus de commodité, Gay-Lussac, auteur de cette métliode, laquelle supprime tout calcul mais exige une burette spéciale, pesait une quantité décuple d’alcali à essayer, soit 48«^IG, la dissolvait, formait 1 litre de liijueur et prélevait 100 centimètres cubes de cette dernière, sur lesquels il prati(juait l’essai; celui-ci pouvait ainsi être recommencé plusieurs fois.

Par les deux modes opératoires précédents, la potasse est dosée à l’état d’alcali causti(iue on d’alcali carbonaté, le résultat étant exprimé en centièmes de potasse supposée anbydre (KO =47). C’est ce résultat (juc l’on désigne sous le nom de litre pondéral.

11 peut être encore exprimé en hydrate de potasse (KO, 110 = 56), ou en carbonate (KO, (70- = 69) : il suffit pour cela de le multiplier par le

Kilt)* 50 . .,,1 1 1 • . I KO, CO*

rapi)ort -j^ ou ^^^^ = 1,191, dans le premier cas, et par le rapport — -

ou tÎ! = 1,468 dans le second.

1548. Le titre pondéral doit être distingué du titre alcalimélrique ou deqré alcalimétrique, (|ui est encore en usage aujourd’bui dans l’industrie. Avant Gay-Lussac, en elfet, Descroizilles avait fait adopter un procédé très analogue au jirécédenl, mais qui rapportait la richesse d’un alcali à la quantité d’acide neutralisée par lui. Descroizilles pesait 5 grammes du sel à analyser, les dissolvait dans l’eau et déterminait le volume d’une liqueur titrée, à 100 grammes d’acide sulfurique par litre (soit 5 grammes pour 50 centimètres cubes) qu’ils neutralisaient; il se servait d’une burette de 50 centimètres cubes, divisée en 1/2 centimètres cubes, et nommait degré alcalimétrique le nombre des divisions de cette burette à employer pour réaliser la neutralisation. Le résultat de l’analyse, traduit ainsi sous une forme arbitraire, est cependant en relation simple avec le titre pondéral. Soit P le titre pondéral et Ü le degré alcalimétrique, on a la proportion

qui donne le titre pondéral P = Miü! ou P= 0,9632 D, quand on connaît le degré alcalimétrique, et qui, réciproquement, donne le degré alcalimétrique D = = 1,0382 P, quand on connaît le titre pondéral.

1549. Analyse des cendres. — Le dosage des alcalis libres ou carbonatés, conlenus dans les cendres de bois, peut, servir ici d’exemple pour le dosage alcalimélrifjue de la potasse. On prend un écbanlillon moyen des cendres, sur lequel on prélève une prise d’essai de 50 à GO grammes; on délaye celle dernière dans 250 grammes d’eau environ, on fait bouillir pendant quelque temps, on laisse reposer, on décante le li(juide sur un libre, et on traite le résidu, de nouveau et de la même manière, par 200 grammes d’eau bouillante. On lave enfin la partie insoluble afin d’entraîner dans la liqueur lotîtes les matières solubles. Avec

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