DOS.\GE DU POTASSIUM
les liquides réunis et relVoidis, on coin})lète, en ajoutant de l’eau, 1 litre de liqueur. On prélève 100 centimètres cubes de cette dernière, et on opère sur elle comme il a été dit plus haut (§ 1540).
I>. — Podium.
l.bbO. Dosage a l’état de sulfate de soude. — Ce mode de dosage s’applique dans les mêmes circonstances que le dosage analogue du potassium. 11 se pratique exactement comme ce dernier (§ 15 K)).
Soit P le poids de sulfate de soude trouvé; ce sel (SNaO‘ — 71) contenant 1 équivalent de sodium (Na = 23), si l’on appelle x le
poids de ce métal contenu dans la prise d’essai, on a ^7= ce qui donne x = ou x=px 0,3230. En rapportant le même résultat à la soude supposée anhydre (NaOF=3i), on aurait de même p , ou x=j) x 0,4300.
Comme exercice de dosage de ce genre, on peut analyser un sel marin. On y dose le sodium à l’état de sulfate, en opérant sur un poids compris entre 0'J‘‘,50 et 1 gramme. On y dose ensuite le chlore volumétriquement, par l’azotate d’argent titré et avec le chromate de potasse comme indicateur (§ 1528}. Enfin on recherche si le sel contient du magnésium, lequel s’y rencontre fréquemment à l’état de chlorure; dans l’affirmative, on dose la magnésie sous forme de pyrophosphate (§ 1505) et on diminue le poids du sulfate de soude trouvé lors du dosage de la soude, de celui du sulfate de magnésie que peut former la quantité de magnésie existant dans la prise d’essai.
1551 . Dosage alcalimétrioue. — a. 11 se pratique à la manière ordinaire, soit pour la soude caustique, soit pour la soude carhonatée. L’équivalent du sodium (Na = 23), celui de la soude supposée anhydre (NaO = 31), et celui de l’hydrate de soude (NaO,lIO= 40), introduits dans les calculs indiqués plus haut (§ 1490 et 1407), donnent le résultat sous la forme voulue. 11 est, avec la soude comme avec la potasse, préférable d’opérer à l’éhullition afin de chasser l’acide carbonique.
h. Pour l’essai d’une soude commerciale, pratiqué avec une burette ordinaire, et en se servant d’un acide normal, on peut
ANAI>VSE orANTITATlVE.
oitérer comme pour la potasse (§ loiti, c ). Toutefois l’équivalent delà soude (NaO) étant 31, on pèse 3 de cel équivalent, on (»'"■, 50, de la sonde à essayer, on forme avec celte prise d’essai 550 cenliinèlrescnbesdesokition, dont on })rélève 50 centimètres cubes, que l’on neutralise par un acide normal : chaque dixième de centimètre cube d’acide normal, employé à produire la neutralisation, correspond à lb'‘,55 de soude (NaO) contenue dans 100 grammes de matière analysée.
1552. En ojinraiil avec une hurellc alcalimétrique spéciale, on peut appli- (luec à la soude, comme à la ))Otassc (!^ 1517), le procédé de Gay-Eussac. Dans ce cas, le poids de soude (NaO) qui, si elle était pure, é(|uivaudrait aux 5 grammes d'acide sulfurique, et qu’il faut dès lors peser, est 3D'q030.
Avec les deux méthodes précédentes, on obtient directement, et par rapport à la soude supposée anhydre (NaO), le titre pondéral de la soude essayée. {]e dernier peut être exprimé en hydrate de soude (NaO,llO = iO) ou en carbonate de soude (NaO,CÜ’ = 53) : le résultat précédent doit alors être multiplié par le rapport ou = 1,293, quand il s’agit de l’hydrate, et
, . NaO,CO= 53 , i -i > •. i i
par le rapport - - ou — = I,/I0, quand il s agit du carlionate.
Quant au titre alcalimétri(iue ou degré alcalimétrique d^’unc soude, tel que l’a défini Descroizilles (§ 1548), il se rapporte comme pour la potasse au poids d’acide neutralisé. On le détermine en opérant toujours sur 5 grammes de sel. En outre, le titre pondéral I’ et le degré alcalimétri(|ue D sont
entre eux dans le rapport - = ; on peut donc calculer le titre pondéral
en fonction du degré alcalimétrique: 1* — =0,9320 D, ou réciproque-
ment le degré alcalimétrique en fonction du titre pondéral : 11= j^ = 1 ,5808 1*.
1553. Dosage des mélanges de soude liiîue et cAnnoNATÉi:. — Pour reconnaître la présence de la soude libre dans un carbonate de soude (sel de soude du commerce), on dissout dans l’eau itne petite quantité de la matière, et on ajoute un excès de chlorure de baryum : le carbonate alcalin forme dti cblortire de sodium et du carbonate de baryte qui se précipite, tandis que la soude caustique, mettant en liberté un poids debaryte équivalent, conserve à la liqueur une réaction alcaline énergique ; celle dernière ne se manifeste pas qtiand la matière ne contient pas de sonde caustique.
I.c même réactif permet de doser séparément l’alcali caustique et l’alcali carbonalé existant dans le mélange, problème qui se pose, fi’équemmenl dans l’industrie. On commence par déterminer
1553.— DOSAGE Dü SODIUM.
le lilre pondéral de la soude, comme il a été dit plus haut (§1551, b), en pesant de matière, formant 250 cen-
timètres cubes de liqueur, et opérant sur 50 centimètres cubes de cette dernière, avec de l’acide normal. Dans une seconde expérience, on prélève avec une pipette jaugée 100 centimèties cubes de la meme liqueur, on les introduit dans un vase jaugé de 250 centimètres cultes, avec un })cu d’eau, et on ajoute du chlorure de baryum neutre, jns({ii’à ce que celui-ci cesse de jiroduire un préci[)ité ; on complète avec de l’eau le volume de 250 centimètres cubes et, après agiiation. on laisse l'cposer dans le vase bouché. On prend avec une jiipette 50 centimètres cubes de la liqueur éclaircie, et on fait sur eux le dosage de la baryte restée dissoute : cette dernière y existe en quantité évidemment équivalente à celle de la soude cansti(jue contenue dans les 50 centimètres cubes de mélange. Etant données les conditions de préparation de la dernière liqueur, les 50 centimètres cubes, sur lesquels on opère tinalement, correspondent à 2,5 fois moins de matière primitive que lors de la détermination du titre jioiidéral total; chaque dixième de centimètre cube de l’acide normal employé corres})ond donc, dans le second essai, à un poids de soude 2,5 fois plus considérable que dans le premier, soit à 0,25 X 2,5 = O'", 025 de soude caustique NaO, contenue dans 100 parties de la matière analysée.
On peut encore doser la soude totale, puis le gaz carbonique mis en liberté [>ar un acide (§ 1512), ce qui fournit les données nécessaires au calcul du résultat.
La même méthode est a})plicable à la })otasse caustique mélangée de carbonate.
I55i. Le bleu sohil)le C.i.B. 1 iOB) permet de faire plus siinplemeiil le même dosage : dans une première opération, exécutée à cliaud avec la teinture de tournesol, on détermine l’alcali total, à la manière ordinaire 1551, a et 6) ; un second essai alcalimétrique, effectué à froid avec le bleu soluble, donne l’alcali caustique. La différence entre les deux résultats correspond à l’alcali carbonaté.
1555. Analyse d’une eau minéuale alcaline. — Nous supposerons ici que, dans l’eau en question, il s’agit seulement de doser la soude et la potasse carbonatées.
On mesure I litre de cette eau, on la concentre par ébullition dans une capsule, jusqu’à réduction à un volume inférieur à 1/2 litre, on laisse refroi-
analyse quantitative.
(lir; on filtre pour séparer les carbonates terreux formés parla décoiDposition (les bicarbonates à l’ébullition, on verse le li(iuide dans une carafe jaugée de 1/2 litre, on rince la capsule à l’eau distillée, et on lave le résidu ainsi (]ue le filtre, en ajoutant les eaux de lavage dans la carafe; enfin on complète avec de l’eau pure le volume de 1/2 litre. On mesure 100 centimètres cubes de la
liipieur obtenue, c’est-à-dire un volume contenant - des alcalis renfermés
dans 1 litre d’eau minérale, et on en fait à chaud le dosage alcaliniétriijue avec un acide titré. Ce dernier doit être pris peu chargé, les (luantités d’alcali à apprécier étant faibles. On traduit en carbonate de soude le résultat obtenu, a|)rès l’avoir multiplié jiar 5. Le ebitfre que Tou trouveainsi,et qui représente en carbonate de soude les alcalis libres ou carbonatés contenus dans 1 litre d’eau minérale, est toujours ti'op faible parce qu’on a pris pour une partie du produit ré(|uivalent du sodium au lieu de celui du potassium, lequel est plus élevé; mais, étant donné qu’il s’agit d’une analyse approchée, et ((ue le poids de potasse est toujours faible par rapport à celui de la soude, ce mode d’essai fournit d’ordinaire un renseignement suffisant sur la valeur de Teau alcaline.