I)OS.\GE DU BARYUM
baryte, comme il a été dit au dosage de l’acide sulfLirique sous Ibrme de sulfate de baryte (§ 1510).
L’équivalent du sulfate de baryte (Si>aO‘) étant 1 10,5, et celui du baryum 68,5, en multipliant le poids P de sulfate de baryte trouvé
par le rapport ^ = 0,5870, on obtient le poids x de baryum contenu dans la prise d’essai; on a en ellét jî(fr= ÿ . Pe meme l’écpiivalent de la baryte anhydre (OaO) étant 70,5, en multij)liant
P[)arle rapport 0,050(i, on exprimei ait x en baryte an-
hydre.
Les sels de baryte à acides organiques peuvent être changés en sulfate, par incinération, addition au résidu refroidi d’un excès de sulfate d’ammoniaque pur et dissous, évaj)oration du mélange au bain-marie dans le creuset de platine lui-même, et calcination; mais il est nécessaire de répéter plusieurs fois le môine traitement au sulfate d’ammoniaque suivi de calcination.
Enlin la baryte et le carbonate de baryte peuvent, plus facilement encore, être dosés de la môme manière.
1557. Le dosage précédent s’apptique aussi à ta atrontiane. Toutefois, le sulfate de strouliaue ayant dans l’eau une solut)ililé sensil)le, il est nécessaire d’ajouter de l’alcool aux liqueurs de lavage, et surtout de filtrer et laver avec as[)iration, en se servant du cône de platine (§ 354), pour employer le moins de liquide possible.
1558. Dos.vr.E alcalimétrique de la baryte libre ou carbonatée. — A l’état libre, la baryte, qui est soluble dans l’eau, se dose volumétriquement, soit directement 1496), soit indirecicmeut (§ 1497). En introduisant dans les calculs l’équivalent du baryum (Ba = G8,5), celui de la baryte anhydre (BaO = 7G,5), ou celui de la baryte hydratée (BaO, 110 = 85,5), on obtient le résultat traduit de diverses manières.
Le carbonate de baryte peut être analysé de même, mais seulement par voie indirecte, ce corps étant à peu près insoluble dans l’eau. On dissout la prise d’essai dans un excès d’acide titré ou normal, puis on dose l’excès d’acide employé 1497). fi’équivalent du carbonate de baryte est BaO,CO^= 98,5.
D. — C’iilcîiim.
1550. Dosage par l’oxalate de chaux. — L’extrême insolubilité de l’oxalale de chaux donne à ce procédé une grande exactitude.
On opère dans un vase à précipitations cliaudes, sur la ma-
ANAI.YSE QUANTITATIVE.
lière préalaljlenient mise en dissolution dans l’ean chaude. On verse dans le mélange de rammoniaque, en quanlilé snllisanle pour (pie son odeur devienne manifeste : la méthode n’est applicable sans modification (§ 150U), que si la liqueur reste limpide. On ajoute alors, en agitant, de l’oxalate d’ammoniaque en excès, on couvre avec une lame de verre et on abandonne an rejios pendant douze heures, dans un endi’oit tiède. Le précijiitc se dépose. On décante le liquide clair sur un libre sans })lis, préalablement mouillé d’eau, en évitant toute agitation inutile qui mettrait de nouveau le })iéci})ité en suspension. Lorsque le filtre est égoutté, on délaye le précipité dans l’eau bouillante et on l’entraîne tout entier sur le libre, en détachant les particules adhérentes au verre, avec une barbe de plume ou avec une baguette de verre dont l’extrémité est recouverte d’un tube de caoutchouc; (juand on éprouve de la difficubé à détacher les dernières traces d’oxalatc, on les dissout dans (juelques gouttes d’acide chlorhydrique, et on les précipite de nouveau par un excès d’ammoniaque. Un point important est de ne jamais verser sur le fibre une nouvelle quantité de liqueur chargée de précipité, sans ipie le filtre en s’égouttant ait déposé sur ses })arois l’oxalalc de chaux qu’il contient : sans cette précaution l’oxalate, qui est une poudre très ténue, jiasse au travers de la })lupart des papiers. Ün termine par un lavage de l’oxalate de chaux, praliqué sur le libre, en se servant d’une liolc à laver garnie d’eau bouillante.
Ün laisse égoutter le libre et on le sèche exactement à l’étuve, sans le sortir de l’entonnoir. Après refroidissement, on sépare le préci])ité du libre et on incinère ce dernier dans un creuset de platine taré 200) en ayant soin de n’ajouter aucun réactif, puis on verse le précijiilé dans le creuset refroidi et on incinère de nouveau (§ 208 et § 200), en portant la température jusqu’au rouge. On termine en chaulfant le creuset pendant quelques minutes au rouge vif, dans la llamme d’un chalumeau à gaz, pour assurer la transformai ion en chaux vive de tout le carbonate de chaux provenant de l’incinération de l’oxalate. Après refroidissement dans un vase à dessécher, on pèse, puis on chaulTe de nouveau dans la Ihunme du chalumeau à gaz, et, api’ès un second refroidissement, on pèse une seconde fois : si la décomposition du carbonate a été complète, les deux pesées donnent les mômes chilfres; sinon, on calcine encore une fois. En tenant compte de