DOS.VGE DU CALCIUM
la tare du creuset et des cendres du fdlre, les pesées identiques fournissent le poids de chau.x contenue dans la prise d’essai. Ce poids P de chaux (CaO = i^8) donne le même résultat rapporté au calcium (Ca = :20), quand on le multiplie par le rapport
- = 0, / 143, car on a - — d ou x — p
a. Ce mode opératoire est inapplicable quand on ne dispose pas d’un moyen de cliaulfage sufOsamment énergique })Our assurer la transformation complète du carbonate de chaux en chaux caustique. Il est alors prélei’ahle de changer l’oxalate de chaux en carbonate de chaux. A cet elfet, a[)rès avoir isolé le libre autant que possible du précipité, on l’incinère dans le creuset de platine taré, puis on arrose les cendres de carbonate d’aibmoniaque; celui-ci change en carbonate la chaux vive formée; on dessèche, on ajoute l’oxalate de chaux sur les cendres du filtre et on chaulfe très doucement le creuset sur un brûleur de Hnnsen, en maintenant son fond au rouge sombre, pendant 15 ou 20 minutes. De l’oxyde de carbone brûle d’aliord dans le creuset, puis tout l’oxalate se trouve changé en carbonate. On laisse refroidir dans un vase à dessécher et on pèse. Il est nécessaire de s’assurer qu’il ne s’est pas formé de chaux vive pendant la calcination : le résidu doit cire blanc ou faiblement gris, et ne pas bleuir par son contact un papier de tournesol ronge humecté d’eau. Dans le cas contraire, on détache le précipité du papier réactif employé, par quelques gouttes de carbonate d’ammoniaque dont on humecte la totalité du précipité, on dessèche le mélange dans le creuset chauffé au bain-marie ou à l’étuve, puis on calcine de nouveau au rouge très sombre, jusqu’à ce que le poids reste invariable. Le j)oids de carbonate de chaux (CaO,CO’ = 50) que l’on a obtenu, multiplié par le rapport ^ = 0, f, donne le pouls du calcium (Ca= 20) ; multiplié par le rapport 0,50, il donne celui de la chaux (Caü = 28).
b. Un procédé plus rapide et cependant plus exact consiste à changer l’oxalate en sulfate. Après incinération du filtre et de l’oxalafe, pratiquée en chauffant sans précaution spéciale, on imbibe fortement le précipité refroidi d’une solution concentrée de sulfate d’ammoniaque pur, on dessèche dans le creuset luimême, en chaulfant au bain-marie, puis on porte au rouge; on recommence une seconde fois le traitement au sel ammoniacal et la
ANALYSE QUANTITATIVE
calcination, on laisse refroidira l’abri de riiiimidité, et on pèse. I^e carbonate de chaux ou la chaux caustique, résultant de l’incinération, ont été changés en sullale de cluuix, tandis que l’ammoniaque et les sels ammoniacaux ont été volatilisés à la température rouge. Le poids du sulfate de chaux trouvé (CaO,SO^ = 68) multiplié par le rapport ^ = 0, 2041 donne le poids du calcium (Ga = 20) existant dans l’essai; multiplié par le rapport
18, il traduit en chaux (CaO = 28) le meme résultat.
1500. La mélliotle pi'écédeiito n’est pas applical)le sans modification, lorsipie la chaux est en présence de certains éléments formant avec elle des composés insolnliles* en liijiienr ammoniacale, l’acide pliosphori(|iie par exemple. On profite alors de l’insolubilité de l’oxalate de chaux dans l’acide acétique et dans l’acide oxaliipie. On dissout la matière à analyser dans l’acide chlorhydrique, on dilue la solution, on ajoute lentement de l’ammoniaque jusqu’à ce ({u’uii trouble apparaisse, et on redissout ce dei'uier par une ou deux gouttes d’acide chlorhydri((ue. On verse dans la liqueur chaude, d’abord un excès d’oxalate d’ammoniaque, puis une ({uantité notable d’acétate de soude : l’acide chlorhydrique resté libre se sature aux dé|iens des hases combinées aux acides organiques, et ces derniers seuls subsistent à l’état de liberté dans le mélange; ils suffisent pour empêcher la préci|)itation de l’acide phosphorique et des corps analogues. On termine le dosage comme il a été dit plus haut (§ 1559). ,
1501. Dosage a l’état de sulfate. — Le sulfate de chaux n’est pas insoluble dans l’eau, mais il ne se dissout pas dans le même liquide suffisamment cliacgé d’alcool. On jteut donc }>cécipiter le sulfate de chaux au sein de l’eau alcoolisée, quand la matière tinalysée ne contient pas d’autre substance insoluble dans ce dernier liquide.
On dissout la prise d’essai, et, à la liqueur, qui peut sans inconvénient contenir un peu d’acide chlorhydrique libre, on ajoute d’abord un excès d’acide sulfurique dilué, puis deux fois son volume d’alcool fort. Après agitation, on laisse reposer douze heures. On décante sur un filtre sans plis, on lave le précipité,
* par décantation suivie de filtration (§ 874), avec de l’alcool à 00 centièmes ; on sèche le filtre, on le sépare du précipité, on l’incinère dans le creuset de platine taré, on ajoute le précipité et on calcine le loiif au rouge. Le poids du sulfate de chaux
trouvé (CaO,SO^ = 08), multiplié par = 0,2041 donne le