POTERIE REFRACTAIRE
Les creusets dits de Paris {(ig. 1^1) sont également en terre rérraclaire. Us sont plus poreux que les creusets en grès et se laissent pénétrer plus lacilement par les substances lluidifiées sous l’action de la chaleur. Ils servent aux môines usages. Us peuvent être fermés par un couvercle.
Les fromages (fig. 1^4) sont destinés à supporter les creusets dans les fourneaux et à les relever dans le foyer en combustion.
Les têts à rôtir (fig. 123) servent à chauffer fortement les matières que l’on veut griller, c’est-à-dire soumettre à l’action de l’air en même temps qu’à celle de la chaleur (§ 201).
D’ailleurs la poterie réfractaire reçoit telle forme que l’on veut lui donner. Elle [)ermet de fabriquer les diverses pièces entrant
dans la composition des appareils destinés aux opérations faites aux températures les plus élevées.
En façonnant une pâte obtenue avec du graphite pulvérisé et additionné d’un peu d’argile, on fabrique des creusets très réfractaires, dits creusets de plombagine . Ces creusets sont, en général, beaucoup moins attaquables que ceux en poterie ordinaire; on ne doit pas perdre de vue cependant que, dans certains cas, le charbon qu’ils renferment peut intervenir comme réactif.
VASES MÉTAI.LIOUES
181. Les métaux usuels étant attaquables par un très grand nombre de réactifs, sont peu propres à la construction des vaisseaux de chimie. La fonte de fer cependant, surtout lors(|u’elle est
I3i VASES EMPLOYÉS DANS LES LADORATOIRES.*
li’cs carl)m'ce, résiste à certains agents qui attaquent d’ordinaire les métaux; aussi quelques objets de fonte tels que les creusets et surtout les sont-ils assez fréquemment usités. Hans la
majorité des cas et sauf ces exceptions, les métaux communs ne sont employés que pour les pièces qui ne se trouvent pas en contact immédiat avec les réactifs et pour quelques usages spéciaux.
j(S2. I.es vases d’argent méritent une mention particulière. Nous citerons les capsules d'argent qui servent spécialement à la fusion des hydrates alcalins, ces composés attaquant les vases de porcelaine et de verre; la même raison rend un creuset d'argent utile en analyse pour l’attaque de certains minéraux par les alcalis.
La fusibilité de l’argent est assez grande pour qu’on ne doive pas chauffer les vases précédents au-dessus du rouge-cerise ; ceux-ci doivent d’ailleurs être suffisamment épais à cause de la mollesse de l’argent.
183. Fuses de 'platine. — Le platine est une exception parmi les métaux. 11 n’est attaqué que par un assez petit nombre de réactifs et de plus il est fort peu fusible. Ses propriétés sont véritablement précieuses pour les chimistes. Les vases de platine les pltis usités sont les capsules et les creusets. Ces objets sont d’un prix assez élevé ; aussi ne parlerons-nous ici que de ceux qui sont indispensables et dont les dimensions sont toujours restreintes. Ils ne doivent pas être en platine allié de cuivre, ainsi qu’il arrive quelquefois.
Les capsules de platine sont surtout utiles pour les incinérations; leur forme à peu près hémisphérique, largement ouverte, livre à l’air un libre accès sur la substance qu’elles contiennent. Une capsule de 35 à 40 millimôlres convient très bien pour la plupart dos opérations analyliques; elle doit être choisie assez épaisse du fond.
Les creusets de pUUine sont encore plus usités parce qu’ils se prêtent à des usages plus variés : ils sont hauts de bords, ce qui arrête les matières projetées; do plus ils sont munis de couvercles. Un creuset (lig. 124) de 4 centimètres de hauteur, à fond épais, répond à tous les besoins de l’analyse. Le couvercle reçoit deux formes différentes. Tantôt il consiste en un disque abords rabattus s’apjdiquanl exactement autour de ceux du creuset, et portant rivé à son centre un bouton qui permet de le manœuvrer avec une petite pince; dans ces conditions, il ferme bien et convient pour les opérations dans lesquelles on veut éviter l’inter-