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VASES MÉTAI3J0UES

vention de l’air. Tantôt, et cela est généralement préférable pour l’analyse, sa forme est celle d’une assiette (lig. 12T) dont le bord se prolonge latéralement en une sorte de manebe aplati : la partie creuse de l’assiette pénètre dans le creuset, tandis que le marli repose sur les bords; un couvercle de ce genre peut, dans certaines circonstances, rcmt)lir l’oflice d’une petite capsule.

Quand on les emploie, les vases de platine doivent être, non seulement propres, mais encore polis et brillants. Les cendres' du charbon de bois les attaquent; aussi est-il nécessaire pour les conserver en bon état, de les introduire dans un vase en terre réfractaire ou en porcelaine, quand on les cbaufle au milieu d’un foyer à charbon. La llamme du gaz les altère aussi d’une manière sensible ; par son action , leur surface extérieure se recouvre d’un enduit gris et terne; il n’est donc pas inutile, même dans ce cas, de les protéger comme il vient d’être dit.

Leur nettoyage se fait en frottant la sui'face avec le doigt mouillé et imprégné de sable de mer siliceux : les grains de ce sable sont ronds et polissent le métal sans le rayer. Le fret- ,,,

tement du sable ordinaire

grave le platine et détériore la surface du creuset. Le nettoyage intérieur est parfois empêché par la présence de substances qui proviennent d’une opération précédente et qui adhèrent au métal; on fond alors dans le creuset du bisulhite de potasse ou du borax, et on maintient ces réactifs en fusion pendant quelque temps. Après refroidissement, on laisse séjourner le creuset dans l’eau bouillante qui dissout les sels. Si les matières à enlever sont au dehors, on chauffe le creuset au rouge, puis on le roule dans les sols précédents pulvérisés; ceux-ci adhèrent au métal, que l’on maintient ensuite au rouge pendant quelques minutes. On termine dans tous les cas en lavant à Teau et en frottant avec du sable de mer. Il sufllt souvent de mettre le vase en contact avec un mélange d’acide sulfurique et d’acide azotique purs pour enlever les corps étrangers.

184. 11 est indispensaljlc de ne pas oublier que certaines substances attaquent le platine et ne doivent jamais être mises en contact avec ce métal, surtout à cbaud. Nous citerons les principales : 1“ l’eau régale ou tout mélange susceptible de fournir simultanément et à l’état de liberté, les acides azotique et cblorliydrique; 2“ les réactifs producteurs du chlore libre; 8“ le phosphore ou tout mélange capable d’engendrer du pliosphure de 'platine; 4“ les alcalis caustiques en fusion; ;V les azotates alcalins ou alcalino-terreux chauffés au rouge; 11® les sulfures alcalins, les mélanges de sulfates alcalins avec le charbon ou un autre réducteur, et les sullurcs métalliques en présence des alcalis; 7® les métaux fusibles qui s’allient au platine, le zinc, l’étain et le plomb en particulier; 8“ les oxydes de plomb et de bismuth qui cèdent leur oxygène et forment des alliages, etc.

La formation à haute temj)érature, d’un alliage de platine et de fer, fait qu’on doit éviter de supporter par du fer les vases de })latine à chaulTer au rouge. On trouvera plus loin (5; 187) les précautions à prendre en pareil cas.

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