FUSION
1. Fusion ignée. — Lorsqu’on cliaufre un coi'ps solide à des lenqiératures croissantes, il se présente une de ces températures à laquelle le corps passe de l’état solide à l’état liquide, autrement dit, subit la fusion. Ce changement d’état entraîne l’absorption d’une certaine quantité de chaleur qui devient latente; il en résulte que pendant toute sa durée, quoique le foyer continue à céder au corps de la chaleur, la température de celui-ci reste constante, pour s’élever de nouveau après que le phénomène est terminé.
La température à laquelle un corps entre en fusion, la tempéraiiire de fusion, est toujours la même; on la désigne souvent sous le nom de point de fusion. D’autre part, elle varie avec la nature du corps: tandis que la glace fond à 0% le platine n’entri* en fusion qu’aux températures les plus élevées et l’anhydride sulfureux solide devient liquide vers 10(L au-dessous de zéro. La destruction de beaucoup de composés par la chaleur, empêche d’observer leur fusion. Ouelques-uns restent solides aux températures les plus hautes (pie nous sachions produire; ils soûl dits réfractaires.
Fn général, les corps en fondant passent brusquement de l’étal solide à une tUiidité qu’ils conservent ensuite sans variation notable. Certains cependant se modifient gi-aduellement, sans (ju’il soit possible de leur fixer une température de fusion précise; ils éprouvent la fusion pâteuse. Le verre ou les résines en sont des exemples. Toutefois, il est à remarquer (|ue la fusion pâteuse s’observe surtout pour des mélanges.
[.a pression modilîe la température de fusion; un accroissement de pression élève cette température pour les corps qui se dilatent en fondant et l’abaisse pour ceux qui, comme la glace, se contractent en devenant liquides (M. Ilunsen).