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FUSION IGNÉE

La fusion telle que nous venons de la définir, constitue la fusion ignée ; elle résulte de l’action de la chaleur seule sur un corps liomogène. Si au lieu d’opérer sur un corps défini, on cliaulïe un mélange de deux corps inégalement fusibles, la présence de chacun d’eux modifie la température de fusion de l’autre. Le point de fusion d’un mélange d’acides gras, par exemple, est plus bas que ceux des composants eux-mêmes.

'dl2. Fusion aqueuse. — C’est quelque chose d’analogue que l’on observe pour les corps cristallisés renfermant de l’eau de cristallisation ; la présence de cette eau détermine la liquéfaction du corps à une température beaucoup plus basse que son point de fusion proprement dit. Le sulfate de soude sec, par exemple, fond à la température du rouge vif, tandis que le même sel, 'cristallisé avec dix équivalents d’eau, fond à 33". La fusion qui s’opère ainsi est la fusion aqueuse; on dit aussi d’un corps en fusion aqueuse qu’il fond dans son eau de cristallisation. Ce phénomène participe autant de la dissolution que de la fusion proprement dite. D’ordinaire il s’accompagne de l’évaporation d’une partie ou de la totalité de l’eau.

2t3. Déteumin.ction de la température de fusion. — La variabilité des icmpératures de fusion pour les différents corps et leur fi.vité pour un même corps, font (jue la connaissance du point de fusion d’un principe défini constitue Tune de ses caractéristiques. Les changements notables que la présence des matières étrangères apporte à cette température, permettent en outre de l’appliquer à la reconnaissance de la pureté du principe considéré.

Pour déterminer le point de fusion d’une substance, on commence par rechercher grossièrement celte température. \ cet elfet, sur le réservoir d’un lhermotnètre à mercure tenu horizontalement, on dépose un fragment de la substance puis, avec précaution, on expose ce réservoir au-dessus d’une source de chaleur; la température s’élève et on ne tarde pas à voir la matière fondre au contact du verre chaud. On lit aussitôt l’indication du thermomètre.

On procède ensuite à la détermination e.\acte. A cet effet, on étire finement à la lampe un tube de verre large, mais peu épais (§ 1 70), et on le ferme à sa pointe par un jet de chalumeau. Après refroidissement, on fait j)énétrer jusque dans la partie fermée et effilée, une parcelle de substance que l’on applique sur les parois du cône de verre par quelques petits chocs donnés sur la pointe de celui-ci. Au moyen de deux anneaux de caoutchouc détachés d’un tube avec des ciseaux, ou de deux liens de nature à résister à l’action du bain dont il sera (juestion plus loin, on attache ce tube à la tige d’un thermomètre a mercure sensible, en l’appliquant parallèlement et en plaçant la pointe

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