MOUVEMENT UNIFORME
cylindre  d'un mouvement uniformément accéléré. Aussi le degré d'écartement de chacune de ces vibrations est-il progressivement croissant, conformément à la loi que nous avons précédemment énoncée.
Mais à la douzième vibration le mobile est arrêté par le curseur annulaire. Dès lors la pesanteur n'agit plus, et le système des deux masses M et M' ne continue à se mouvoir qu'en vertu de sa propre Inertie. Le cylindre A tourne donc, à partir de ce moment, d'un mouvement régulier et uniforme; et la figure montre, en effet, que les oscillations qui correspondent à ce second cas sont toutes semblables et semblablement espacées.
Ainsi, à partir de la douzième vibration, c'est-à-dire à partir du n^oment où l'inertie succède à la pesanteur, les espaces parcourus sont proportionnels aux temps.
Le même tracé permet de constater un autre fait relatif aux lois de la pesanteur, à savoir que la vitesse acquise après la première imité de. temps est double de l'espace parcouru pendant la première unité. On voit, en effet, que les 12 vibrations équidistantes qui correspondent au mouvement d'inertie, et qui représentent la vitesse acquise après la première unité de temps, occupent une étendue deux fois plus grande que les 12 vibrations inégales qui précèdent, et qui correspondent à la chute libre ou au mouvement imprimé par la pesanteur pendant cette première unité de temps.
Enfin on peut, dans deux expériences successives,, montrer, par le tracé comparé des deux sillons sinueux, que la vitesse acquise après la 2* unité de temps de mouvement accéléré est double de ce qu'elle est après ta l"* unité. Il suffit de jeter les yeux sur les deux figures 168 et 169 pour s'en convaincre.
Dans chacune d'elles on a pris comme unité de temps la durée de 8 vibrations. Or, quand le curseur est placé de manière à arrêter le mobile N après la 8* vibration, comme cela a lieu dans la figure 168, on voit que les 8 vibrations qui suivent, et qui représentent la vitesse acquise après la 1" unité de temps, occupent une étendue deux fois plus grande que celle qui correspond à l'espace parcouru pendant cette première unité. Ceci est absolument conforme à ce qui a été dit précédemment.
Mais quand le curseur annulaire D est placé de manière à arrêter
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VÉRIFICATION DES LOIS DE LA CHUTE DES CORPS
le mobile N après la 16" vibration seulement, comme cela a lieu dans la figure 169, on voit que les 8 vibrations qui suivent, et qui représentent la vitesse acquise après deux unités de (emps, occupent une étendue deux fois plus grande que celle qu'elles occupaient dans la figure 468, et par conséquent quadruple de l'espace parcouini en chute libre pendant la première unité de temps.
C'est ce résultat qu'on exprime d'ordinaire en disant que la vitesse acquise par un corps qui tombe en chute libre est proportionnelle au temps qui exprima la durée de la chute.
Cette loi, comme les précédentes, se vérifie en détachant le papier qui porte l'empreinte des
FiG. 168. — Vitesse acquise après une seconde de chute libre.
Fie. 1Ç9. — Vitesse acquise après deux secondes de chute libre.
mouvements précédemment décrits, le plongeant dans l'éther pour fixer cette empreinte et empêcher le noir de fumée de s'étaler par le frottement, et le collant enfin sur une feuille de papier blanc sur laquelle on trace les mesures précises données par le compas.
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