‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 115 sur 299 · GONIOMÈTRE DE BABINET · texte numérisé non relu

GONIOMÈTRE DE BABINET

pendant ; car c'est une condition indispensable : on la fixe alors dans celte position avec de la cire molle (fig. 180). Du reste, le mode opératoire est exactement le même. Dans le cas du spath d'Islande, on doit trouver, si Ton opère bien, 105*5' pour l'angle obtus, et 74° 55' pour l'angle aigu.

Précautions particulières, — Deux précautions particulières sont à prendre dans les observations goniométriques :

1* Il faut avoir soin que la lumière de la lampe pénètre exclusivement par la mire de la lunette objective. Quand cette lumière déborde au dehors, et vient frapper directement le prisme ou les autres parties de l'appareil, elle affaiblit considérablement l'image qu'il s'agit d'observer, et nuit par conséquent à la netteté du résultat que l'on veut obtenir. On remédie à cet inconvénient par l'emploi d'un large écran de carton ou de papier, que l'on dispose autour de la lunette objective, et perpendiculairement à sa direction.

S** Il faut, ainsi que nous l'avons dit, que l'arête du cristal soit toujours parfaitement ver- yig. 180.— Spath d*isticale. Pour lui donner cette position d'une lan^e disposé sur la

., * ^ A platine du goniomètre.

manière prompte et sure, on commence par placer le limbe gradué du goniomètre dans un plan parfaitement horizontal ; puis, la plate-forme centrale étant constituée, ainsi que nous l'avons dit, par un miroir plan, on fait varier la position du cristal, jusqu'à ce que l'image que fournit l'arête de ce cristal coïncide d'une manière exacte avec la ligne qui en forme le prolongement.

La détermination de l'angle que font entre elles deux surfaces réfléchissantes trouvera surtout son utilité dans la manipulation suivante, où nous verrons que, pour déterminer l'indice de réfraction d'un milieu transparent solide ou liquide, il est nécessaire, dans le procédé adopté, de connaître ce qu'on appelle V angle réfringent, c'est-à-dire l'angle que font entre elles les deux faces d'entrée et de sortie de la lumière.

Données d'une expérience pratiquée sur un petit prisme de verre à section triangulaire. — En faisant mouvoir l'alidade jusqu'à ce que les deux faces qui comprennent chacun des trois

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