UO MESURE DES INDICES DE RÉFRACTION
On remplit la cavité ainsi formée avec le liquide sur lequel doit porter l'opération. Il s'y moule parfaitement, et forme un véritable prisme liquide, sur lequel on pratique les deux déterminations que comporte le procédé.
Celle qui se rapporte à l'angle de déviation minimum s'obtient sans la moindre difficulté. Mais on éprouve souvent quelque embarras dans la détermination de l'angle réfringent de la cavité prismatique, chacune des lames de verre qui ferment cette cavité donnant lieu, par réflexion, à une image séparée de la mire lumineuse. On se rend compte de la formation de ces deux images à l'inspection de la figure 487.
FiG. 187. — Réflexion de la lumière sur les deux faces d*unc lame de verre.
Soit une cavité prismatique abc, fennée par des lames de verre à face3 bien parallèles, dont l'une est représentée en AabB. Lorsqu'un rayon de lumière SI vient frapper obliquement cette lame de verre, il éprouve sur la face extérieure AB une première réflexion, qui donne lieu au rayon 10. Mais la partie du faisceau qui a pénétré dans l'intérieur de la lame subit sur la face intérieure ab une seconde réflexion qui donne lieu au rayon brisé l'EO', lequel émerge parallèlement au rayon 10. On a donc ainsi deux images du point S. On reconnaît, d'ailleurs, que ces deux images sont d'autant plus éloignées l'une de l'autre, que la lame de verre est plus épaisse.
La réflexion sur la face intérieure provient surtout de la grande différence qui existe entre l'indice de réfraction du verre, et celui de l'air qui remplit la cavité prismatique. Aussi affaiblit-on beaucoup la seconde image, lorsqu'on introduit le liquide dans cette cavité, avant de déterminer l'angle réfringent. C'est là une précaution qu'il faut avoir soin de prendre; car elle donne plus de facilité dans l'opération et plus de certitude dans le résultat.