‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 143 sur 299 · ÉCLAIRAGE DE L'OBJET · texte numérisé non relu

ÉCLAIRAGE DE L'OBJET

mièrc qu'on désire lui communiquer. Si le miroir est placé à une dislance telle, que l'objet se trouve exactement au sommet du cône formé par les rayons réfléchis, on aura la position qui convient au

FiG. 1%. — Pied articulé du porte-loupe de M. Cosson.

maximum d'éclairage. C'est celle qu'on adopte pour les forts grossissements.

Quand l'objet à examiner est opaque, ou même quand il njc

laisse passer que diflicilement la lumière, on éclaire sa surface au moyen d'une lentille que l'on dirige vers le nuage lumineux, et à laquelle on donne la position convenable pour que l'objet se trouve dans le cône des rayons réfractés.

On peut se servir- avec avantage du système de loupe (fig. 196) imaginé par M. Cosson. Sur un pied métallique très-fort et trèslourd se trouve installée une petite colonne àcrémaillière que l'on peut élever ou abaisser au moyen d'une vis d'engrenage. A l'extrémité supérieure de cette colonne se trouve une tige très-longue et deux fois articulée qui peut, par cela même, prendre toutes les

Fie. 197. — Disposition pour l'éclairage par la lumière oblique.

angle plus ou moins ouvert en dehors de cet axe. Cette disposition, représentée par la ligne MC (fig. 197), n'apprend en général rien de plus que l'éclairage direct; mais elle a l'avantage d'offrir à l'observateur un spectacle curieux et inaccoutumé en lui montrant l'objet sous la forme d'un solide polyédrique très-brillant, dont rorabre est projotéf» sur lo cnl'* comme le serait celle d un objet éclairé par le soleil.

positions possibles; de sorte que la lentille qui la termine peut toujours être amenée en regard et à la distance convenable du petit objet qu'il s'agit d'éclairer ;

2° Mise au point. — La mise au point s'effectue, comme nous l'avons dit, au moyen de deux mouvements : l'un, qui consiste à faire glisser le tube du microscope dans l'anneau qui le contient, c'est le mouvement brusque ; l'autre, qui consiste à tourner légèrement le pignon de la vis micrométrique, c'est le mouvement lent.

Gomme l'objet, si petit qu'il soit, a toujours une certaine épaisseur, la mise au point, quand elle est obtenue, ne s'applique jamais qu'à une même couche superficielle ; de sorte qu'il est nécessaire, pendant l'observation, d'avoir toujours la main sur le pignon de la vis, et d'amener successivement au foyer de l'objectif toute? les parties de l'objet qu'on examine.

Il est à remarquer que, dans les microscopes bien construits, la platine reste fixe. C'est qu'en effet l'expérience a montré que le procédé qui consiste à faire mouvoir le corps du microscope est bien plus précis et bien moins sujet à dérangement que celui qui consiste à faire mouvoir la platine. L'objet, d'ailleurs, étant mis en mouvement, quand la platine se meut, les points qu'on examine n'ont plus toute la fixité désirable ;

3" Dimension de V image. ^ — Quand le petit objet est convenablement éclairé, et que la mise au point est obtenue d'une manière aussi parfaite que possible, il s'agit de donner à l'appareil un grossissement qui permette d'observer tous les détails de l'image. L'opérateur a, pour cela, trois moyens à sa disposition : le changement de l'objectif, le changement de l'oculaire et le simple tirage du tube qui fait varier la distance entre ces deux pièces.

a. Le premier moyen de grossir les objets consiste à employer successivement des objectifs de plus en plus forts, c'est-à-dire d'un foyer de plus en plus court. L'image grandit, en effet ; mais, à mesure qu'elle grandit, sa lumière devient moins vive, et ses contours se recouvrent de franges colorées qui nuisent à la netteté de l'observation. Cette circonstance, jointe à l'obligation d'employer des couvre-objets de plus en plus minces, s'oppose à ce que le grossissement puisse être porté au delà de certaines limites.

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b. Le second moyen consiste à prendre des oculaires de plus en plus forts; et ici, comme dans le cas précédent, on remarque que, plus Toculaire grossit, plus il fait perdre de lumière, en même temps qu'il déforme davantage le contour des objets. L'observation montre, toutefois, que la perte de lumière et la perturbation apportée dans la netteté des bords de l'image, sont beaucoup plus marqués, à grossissement égal, lorsque ce grossissement provient du changement de l'oculaire, que lorsqu'il provient du changement de l'objectif. Il en résulte que, toutes les fois que la nature des recherches le permet, on préfère changer l'objectif, malgré l'inconvénient , assez faible du reste , d'employer des couvre-objets de plus en plus minces.

En pratique, il suffit d'avoir trois oculaires dont les grossissements soient entre eux comme 1, 4 1/2, et 2. L'intermédiaire est celui que Ton emploie le plus ordinairement. Le plus court ne sert que dans certains cas exceptionnels où on l'associe aux objectifs les plus puissants.

c. Un troisième moyen de grossir les objets consiste tout simplement à allonger le corps du microscope, c'est-à-dire à agrandir la distance qui sépare l'objectif de l'oculaire. 11 est alors nécessaire de rapprocher le corps du microscope de l'objet, afin que l'image de cet objet se retrouve dans la position convenable par rapport à l'oculaire. Les anciens microscopes n'avaient guère d'autre moyen de grossissement, et il faut convenir qu'il est en effet très-simple et très-commode. Mais il présente deux inconvénients graves : le premier, que nous avons déjà signalé, consiste en ce que l'image prenant une épaisseur sensible, l'œil n'aperçoit distinctement que les points convenablement situés par rapport à l'oculaire ; le second lient à la grande quantité de lumière qu'éteignent, en général, les instruments à long tirage. Ce second inconvénient est tel que, lorsque le tube du microscope dépasse 25 centimètres, et que l'oculaire employé a moins de 3 centimètres de longueur, la perte de lumière devient assez considérable pour qu'il y ait tout intérêt à obsei-ver avec des grossissements moindres.

En résumé, pour donner à l'image les dimensions qu^'elle doit avoir, le mieux est de ne changer ni l'oculaire, ni la longueur du tube, mais de choisir un objectif dont la puissance soit en i^pporl avec le grossissement que l'on veut obtenir. Les objectifs à immer-

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