II. Mesure du grossissement des microscopes
Par grossissement du microscope, on entend le rapport qui existe entre, la grandeur absolue de Fobjel et la grandeur absolue de l'image. On est convenu, toutefois, d'établir le rapport sur la comparaison des dimensions homologues ; et, comme on ne mesure qu'une seule de ces dimensions, il s'ensuit que le grossissement, tel qu'il est généralement compris, n'est pas un grossissement cubique, mais un simple grossissement linéaire ou, si l'on veut, un grossissement en diamètre.
Le pouvoir amplifiant du microscope conduit à connaître le volume réel des objets qu'on examine. Mais la mesure du pouvoir amplifiant, et celle du volume des objets microscopiques, constituent deux ordres d'opérations distinctes, et on peut même obtenir la seconde indépendamment de la première. On a su mesurer le diamètre des corpuscules avant de pouvoir fixer le pouvoir amplifiant du microscope :
1" Méthode théorique. Grossissement calculé. — En se reportant à la fig. 19î2 (p. 457) qui représente la marche de la lumière dans le microscope composé, il est facile de reconnaître que le grossissement, défini comme il vient d'être dit, est le produit du grossissement de l'objectif par celui de l'oculaire. En effet, le premier ayant pour expression y^, et le second Çp', il est évident que le grossissement total qui, d'après sa définition, est représenté pai* ^~équivaut à ^ X^.
On pourrait donc, en s'appuyant sur les principes relatifs aux diamètres apparents, calculer le grossissement du microscope en fonction des distances focales de l'objectif et de l'oculaire, et des distances de l'objet et de l'image à ces deux verres. Mais le grossissement ainsi établi ne saurait être exact :
peut avoir des lentilles d*iin foyer très-court, sans qu'il en résulte une difficulté plus grande pour la mise au point, puisque reau étant interposée entre robjectif et la lame mince, la distance focale acquiert une valeur plus grande que répaisseur ordinaire de la lame mince.