CORPS SOLUBLES DANS L'EAU
Appareils employés. — Dans la manipulation actuelle, on ne fait usage d'aucun appareil nouveau. Comme dans les manipulations précédentes, on emploie la balance hydrostatique, la balance de précision, le flacon à densité, Taréomètre à poids variable.
Mode opératoire. — 1* Suspendre à l'un des bassins de la balance hydrostatique un fragment du corps soluble dont on veut prendre la densité ; déterminer son poids p dans l'air.
2*' Noter la perte de poids;?' que ce même corps éprouve quand, au lieu de plonger dans l'air, il plonge dans l'essence de térébenthine à la température ambiante t. Il faut avoir soin d'expulser aussi complètement que possible les bulles d'air qui adhèrent à la surface du corps par capillarité.
-,, représente évidemment la densité du corps soluble par rapport à l'essence de térébenthine.
3" Déterminer la densité de l'essence de térébenthine par rapport à Teau, en suivant l'un des procédés décrits dans la seconde manipulation, et particulièrement celui du flacon. Il importe que l'essence soit à la môme température t que dans la détermination précédente.
En multipliant l'un par l'autre les deux nombres qui expriment, le premier la densité du corps soluble par rapport à l'essence, le second la densité de l'essence par rapport à l'eau, on a nécessairement la densité du corps soluble rapportée à l'eau. Pour bien comprendre qu'il doit en êtreainsi, soit pie poidsducorpsdansl'air, p' celui d'un volume égal d'essence de térébenthine et p" celui d'un volume égal d'eau : la densité que l'on cherche est celle qui se rapporte à l'eau, et qui a pour expression ^ ; elle ne peut être obtenue directement, le corps ne supportant pas l'immersion dans l'eau.
Or, la première opération donne la densité du corps soluble par rapport à l'essence de téiébenthine, c'est-à-dire l'expression p. La seconde opération donne la densité de l'essence par rapport à l'eau, c'est-à-dire l'expression p. Il est facile de voir que, pour obtenir la densité du coi-ps soluble par rapport à l'eau, c'est-à-dire l'expression- , il faut multiplier lapremière détermination parla seconde. On a en effet ^ x ^ = I-,.
Quant à la question de température, il importe : 1° Que l'essence de térébenthine ait la même température dans les deux circonstances, vis-à-vis du corps soluble comme vis-àvis de l'eau : c'est à cette condition seulement que p' peut disparaître dans l'équation précédente ;
2" Que le poids de l'eau p" subisse la correction indiquée, de manière à représenter, comme toujours, le poids d'un égal volume à -|- 4\ Il suffit, pour cela, de diviser p" par ^. La densité du corps soluble, ainsi corrigée, devient :
et d se rapporte à la température t^ à laquelle s'est faite l'immersion du corps soluble dans l'essence de térébenthine.
IMimées d'one expérience pratiquée «ar le «aère de eaiiBe ertotalilsé
(«oere eandl).
Soient :
p Poids du sucre candi dans l'air 20", 17
p' Perte de poids dans Tessence de térébenthine
^, ^. . . Densité de Tessence de térébenthine à + 15<>. 0.865
On a, d'après les indications précédemment développées :
Le chiffre 1.593 que cette expérience donne comme exprimant la densité du sucre candi est un peu différent du chiffre 1.606 qui est généralement admis dans les ouvrages, et que nous avons nous-méme reproduit dans notre tableau des densités. Nous ferons remarquer, toutefois, que l'écart n'est que de 13 millièmes, et qu'il est compris dans les limites que comporte une pareille détermination. On conçoit, en effet, que le chiffre^obtenu puisse varier suivant certaines conditions, telles que le degré de pureté de l'échantillon de sucre soumis à Texamen, la température à laquelle se fait l'expérience, et particulièrement le plus ou moins d'air qui reste interposé entre le sucre et l'essence jau moment de l'immersion. On peut atténuer beaucoup ces causes de variation; mais on ne peut se flatter de les faire disparaître d'une manière complète.