‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 157 sur 299 · GLOBULES BLANCS · texte numérisé non relu

GLOBULES BLANCS

La figure 203 montre deux globules rouges de sang humain, observés au microscope, sur un micromètre en centièmes de millimètre, et on voit qu'ils occupent environ les 7 dixièmes d'une division, ce qui correspond à 7 millièmes de millimètre.

Dans le sang de grenouille (fig. 204) les globules sont elliptiques, et ont un diamètre qui atteint 22 millièmes de millimètre dans le sens de la longueur, et là millièmes de millimètre dans le sens de la largeur.

Les globules rouges du sang des vertébrés sont constitués, comme on sait, par une substance albuminoïde, désignée sous le nom de globuliney laquelle est imprégnée d'hémoglobine qui forme à elle seule près des ^ du poids des principes fixes ; et ces principes fixes sont associés, dans les globules, . à une quantité

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Fig. 2(U. — Globules de sang de grenouille, observés au microscope sur un micromètre qui en donne la mesure.

d'eau qui s'élève au double et au triple de leur poids total. L'hémoglobine, lorsqu'elle s'altère, se dédouble en albumine et en une matière colorante qu!on appelle hématine. La combinaison de cette hématine avec l'acide acétique possède la propriété de cristalliser. Les cristaux, qui appartiennent au système rhombique, sont très-nets et peuvent être observés très-facilement avec un grossissement de 300 diamètres.

Globules blancs. — Les globules blanc? g, g (fig. 202) sont sphériques et à contours très-nets. Leur diamètre est, en moyenne, de 0"""008, et ne varie guère qu'entre O^'-jOOô et 0'"'",009. Observés dans un véhicule neutre» ils présentent un aspect granuleux et une coloration d'un blanc d'argent caractéristique. L'addition d'eau y fait apparaître un noyau de forme irrégulière, parfois double ou multiple; l'addition d'acide acétique rend ces détails plus visibles encore. Les globules blancs ne sont nullement caractéristiques du sang.

Âm EXAMEN DU SANG

Il est assez difficile d'évaluer la proport ion namérique comparée des globules reuges et des globules blancs, ces deux éléments tendant à se séparer dès que le sang est sorti de la veine. On estime^ cependant, que dans le sang normal il y a environ 350 globules rouges contre 1 seul globule blanc. Ce rapport, qui varie peu dans le sang physiologique, se modifie, au contraire, d'une manière considérable dans certains états pathologiques, où le nombre des globules blancs devient tel, que l'affection qui les détermine est désignée précisément sous le nom de Leucocytose ou de Leucocythémie.

Globules de graisse. — Ces globules viennent en grande partie du chyle, où ils sont versés en abondance pendant tout le temps de la digestion. Parfois ils sont en quantité si considérable, que le sérum prend une apparence laiteuse (sang blanc). Ces globules graisseux se reconnaissent aisément à leur forme sphérique, à

FiG. 205 — Globules de sang, vus au microscope dans un réseau de fibrine coagulée.

leur coloration légèrement jaunâtre, à leur grande réfringence, et à leur solubilité dans l'éther.

Globules de pigment. — Ces petits corpuscules, peu abondants dans le sang normal, sont d'un rouge sombre, presque noirâtre ; ils se font remarquer par leur résistance aux réactifs. Ainsi l'eau et l'acide acétique, qui dissolvent les globules rouges, laissent intacts les corpuscules de pigment, ou ne les dissolvent que longtemps après les autres éléments.

Fibrine. — La fibrine, examinée au microscope avec un grossissement de 250 diamètres, présente un lacis très-fin de fibrilles entrecroisées et anastomosées. Quand les globules ont eu le temps de se précipiter au fond du vase pendant la coagulation de la fibrine, celle-ci est pure et isolée ; dans le cas contraire, on trouve les globules irrégulièrement emprisonnés et enserrés dans ses mailles (fig. 205). Lorsqu'on observe une goutte de sang un peu

FAUNE DE BLÉ. m

volamineuse, franchement «xlraite par une piqûre, el pboée sur le porte-objet (sans couvre-objet) on peut oonsteter, outre l'espilemeat des globules dont nous avons déjà parlé, la coagulatioB spontanée de la fibrine. Elle se produit aa bout de 10 à M odnutes, sous la forme de minces filaments incolores qui travei^ sest le obamp dumicrosovpe.

La réaction caractéristique de la fibrine s'obtient avec Pncide acélîiiye : cet adâe gonfle la fibrine, lui donne un aspect homogène et gélatineux, et finit par la dissoudre compléteroenft. Le mucus, dans la même condttiiHi, seconcrèie de plus en plus. Les alcalis dissolvent complètement la fibrine^ mais ils dissolvent aussi la mucine du mnoos.

L'observat«flBicra900ptque du sattg poéseole m grand intérêt au point de vuede la fliédecine légale. Elle a jnssi «ne très-grande importance an poiol de vue de la pathologie nédicale; car elle permet de déommir dans le sang des malades, nnt une altération des éléments aoraïaux, soit une augmentation nnririque de quelques-uns de o« âéments, soit enfin des éléments nouveaux.

Nous verrons, en parlant du spectroscope, qn'on a, dans les bandes d'absorption auxquelles le sang donne lien, un caractère nouveau et très-inqwrtant sur les propriété optiques que ce liquide possède^fiaiiiiities circonstances viriablesoA on l'examine.

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