POUVOIR ROTATOJRE DU SUCRE DE CANNE
sîf toutes les fois que Ton soumet une substance nouvelle à Tobservation optique. Cette détermination est d'ailleurs si simple, qu'elle n'exige pour ainsi dire rien de plus que celle du pouvoii* rotatoire lui-même. Après avoir déterminé ce pouvoir en faisant usage de lumière blanche et s'arrêtant à la teinte sensible, on interpose un verre rouge au devant de Toculaire, et on observe de nouveau, en s'arrêtant celte fois à l'extinction de l'image extraordinaire. La première observation donne [a]j, et la seconde [«]r. Le rapport r^ exprimé le pouvoir dispersif qu'il s'agit de connaître.
Pouvoir rotatoire du sucre de canne. — On prend 20 grammes de sucre candi pur et bien sec, et on forme, avec l'eau distillée, 100 centimètres cubes de dissolution que l'on filtre. On introduit cette dissolution dans un tube de 5 décimètres, et on observe la déviation a qu'elle fait éprouver au rayon jaune (1). Le pouvoir rotatoire est alors donné par la formule précédente [*]; = ^ . On doit trouver [^1; ~ + 73%8.
L'observation faite avec l'interposition d'un verre rouge donnerait pour le même sucre [«] r = -[- 5ô%5, et les pouvoirs dispersifs des rayons rouge et jaune présenteraient le rapport normal
Pouvoir rotatoire du sucre interverti. — Après avoir ajouté à la solution précédente un dixième en volume d'acide sulfurique au •j^ , on soumet le mélange à l'action d'un^ température de 75" pendant dix minutes. Tout le sucre de canne est changé en sucre interverti. Quand la liqr.eur est refroidie, on l'introduit dans un tube à polarisation de longueur connue, et on l'observe comme précédemment.
On reconnaît d'abord que son action sur la lumière polarisée est lévogyre, au lieu d'être dextrogyre, car lorsqu'on tourne lalidade â droite, les couleurs se succèdent dans un ordre opposé à celui qu'elles avaient dans l'observation du sucre de canne. On note le nombre de degrés a, pour lequel la teinte sensible est obtenue.
(1) Conformément à ce que nous avons dit plus haut, cette déviation a correspond au cas où, rimage ordinaire étant jaune et ayant son maximum d*éetat, Hmage extraor^ dinaire a, au contraire, son minimum d*inlcnsité. et présente la teinte gris de lin que nous avons désignée sous le nom de teinte sensible.