‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 232 sur 299 · CHOIX ET CHLORURATION DU PAPIER · texte numérisé non relu

CHOIX ET CHLORURATION DU PAPIER

La face postérieure de ce même châssis est constituée par deux planchettes de bois EE', mobiles Tune et l'autre autour d'un axe transversal au moyen de charnières représentées en GC. Deux pièces fixes SS' servent d'attache à deux fermoirs RR' qui permettent d'ouvrir à volonté l'appareil ou de le maintenir fermé.

Dans ce dernier cas on donne au fermoir la position R'. 11 presse d'une manière continue sur le ressort 0', et par suite sur la planchette E' qu'il maintient hermétiquement close : l'adhérence entre les deux pièces interposées se trouve ainsi garantie par cette pression même.

Si l'on veut au contraire ouvrir l'appareil, on donne au fermoir la position R. Toute pression cessant sur le ressort 0, on peut sou lever la planchette E; on ne dégage en réalité qu'une moitié de l'appareil, et la pression subsistant tout entière pour l'autre moitié, aucun déplacement n'est à craindre entre le cliché et le papier sensible dont il est recouvert.

Détail du procédé opératoire. — 1* Choix et chloruration du papier, — Choisir un papier blanc mince de Saxe ou de Rives, collé à la gélatine ou à larésine (1), et retendre par sa face la plu unie sur le bain suivant :

Chlorhydrate d'ammoniaque 5 grammes.

Eau ordinaire 100 — {%

Prolonger le contact pendant 3 minutes. Retirer du bain et sécher complètement entre des doubles de papier buvard.

(1) La nature du papier exerce une grande influence sur la couleur de répreuve au sortir du châssis à reproduction. Il existe aujourd'hui des maisons spéciales où Ton trouve des papiers fabriqués tout exprès pour la photographie. On trouve même des papiers recouverts à l'avance d'albumine et de chlorure de sodium, ce qui supprime le traitement actuel et permet de les immerger directement dans la solution d'argent.

(2) On filtre cette solution dans une grande cuvette carrée en verre ou en guttapercha (fig. 265). Saisissant alors la feuille de papier par son extrémité, on présente

Fie. 265. — Cuvette en gutta-percha.

sa face la plus unie au liquide, et on la fait adhérer d*abord par son milieu, puis par les parties extrêmes que Ton abaisse régulièrement et alternativement.

612 SENSIBILISATION DU PAPIE15.

^ Sensibilisation du papier. — Le papier étant recouvert de sel ammoniac, le poser par sa face chlorurée sur le bain suivant :

Nitrate d'argent 20 grammes.

Eau distillée 100 — (1 )

Maintenir le contact pendant ^ à5 minutes. Faire ensuite égoutter le papier et le suspendre par un de ses angles pour le sécher complètement.

Cette seconde opération s'effectue dans l'obscurité ou dans une pièce éclairée d'une lumière jaune (2).

S'' Disposition des épreuves dans le châssis. — Placer sur la glace du châssis à reproduction le cliché obtenu dans la manipulation précédente, en ayant soin que la face qui n'est pas couverte decoUodion soit précisément celle qui touche cette glace. Appliquer sur le cliché le papier sensible qui doit en recevoir l'empreinte, et lui donner une disposition telle que sa couche impressionnable soit en contact immédiat avec la face coUodionnée du cliché.

Fermer alors le châssis. Les ressorts 00' pressent à la fois sur les deux pièces et les maintiennent exactement appliquées l'une contre l'autre.

4* Exposition à la lumière. — Exposer la glace du châssis à l'action du soleil ou de la lumière diffuse (3). Le papier sensible

(1) L*expérience montre que si le titre de la solution d'argent n*est pas supérieur à celui de la solution salée, Tépreuve reste grise et sans vigueur. Il faut donc, à mesure que le bain d*argent s'appauvrit par Tusage, compenser les pertes successives qu'il éprouve par des additions correspondantes de nitrate. Nous ferons remarquer, toutefois, que si le titre de 20 pour 100 parait nécessaire lorsqu'on fait usage de papier albuminé, celui de 15 pour 100 peut rigoureusement suffire lorsqu'on emploie le papier collé ordinaire.

Quant à la manière de plonger le papier dans le bain d'argent, elle est exactement la même que celle que nous avons indiquée pour l'immersion dans le bain salé. La seule précaution que nous devions ajouter est celle d'expulser complètement les bulles d'air qui adhèrent à la surface du papier.

Quand on a préparé un grand nombre de feuilles sensibles, on les superpose entre des doubles de papier buvard, et on les emploie aussi promptement que possible, attendu qu'elles ne tardent pas à noircir, môme en dehors de la lumière, par raction réciproque et spontanée des éléments chimiques dont elles sont pénétrées.

(2) Les rayons chimiques n'agissent pas, à beaucoup près, aussi énergiquement sur ce papier sensible que sur le coilodion à Tiodure d'argent. Aussi n'a-tron rien à craindre en opérant à la lumière jaune.

(3) Le papier au chlorure d'argent se colore peu à peu sous raction de la lumière : il

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