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FiG. 93. — Échelle à double entrée pour courbe de dilatation.
pérature (1). Sur l'autre, la ligne verticale, on inscrit une succession de chiffres également équidistants, qui représentent des dix-millièmes du volume à 0^
Lorsqu'on a les données d'une expérience, c'est-à-dire la température à laquelle s'est faite l'obsei'vation, et l'accroissement de volume que le liquide a subi, on choisit sur la ligne horizontale le chiffre qui exprime la première donnée, et sur la ligne verticale, le chiffre qui se rapporte à la seconde. On suit le prolongement de ces deux lignes, et l'on marque un trait au point où elles se rencontrent. On en fait autant pour chaque expérience successive ; et, en
(1) Le nombre de degrés varie selon l'intervalle thermométrique que la courbe doit embrasser. Les deux limites, en deçà et au delà desquelles elle ne peut s'étendre sont les deux points qui correspondent au changement d'état, c'est-à-dire le point de congélation et le point d'ébullition du liquide soumis à l'essai.
réunissant ensuite tous les traits obtenus, on obtient le tracé qui représente la courbe des dilatations.
La figure ci-dessus s'applique à l'acide cyanhydrique pour des températures comprises entre 0° et 25\ Les augmentations de volume ont été mesurées avec soin par M. Bussy et par moi, au moyen delà méthode des densités (1).
On voit à la simple inspection de la figure :
4» Que l'acide cyanhydrique, qui est un des liquides les plus volatils que l'on connaisse, puisqu'il bout à 26%5, est aussi un de ceux qui se dilatent le plus par la chaleur. La dilatation qu'il éprouve pour un intervalle de 25 degrés est exprimé par 0,052, c'est-à-dire par ^environ du volume total qu'il occupait àO\ Parmi les nombreux liquides sur lesquels a opéré M. Pierre, il n'en est aucun qui ait présenté un coefficient de dilatation aussi élevé.
2* Que le coefficient de dilatation s'accroît d'une manière trèsmarquée avec la température. On voit, en effet, que le tracé des accroissements de volume, qui devrait être rectiligne, si la dilatation était régulière, se relève de plus en plus vers la verticale, à mesure que la température devient plus élevée.