PRÉFACE. VII
pulations. Mais bientôt la marche devint plus régulière et mieux assurée, et renseignement pratique de la physique acquit un développement si rapide que, dans les dernières années, plus de cent élèves y prirent part.
Il est à peine nécessaire de faire ressortir les avantages que ces manipulations peuvent offrir au pharmacien. Un des points les plus importants pour lui est de constater l'identité des corps, de s'assurer de leur pureté, d'analyser et de reconnaître les mélanges frauduleux dont ils peuvent être l'objet ; d'apprécier enfin les altérations que le temps ou les circonstances peuvent apporter dans leur nature propre. De pareilles questions peuvent être résolues dans la plupart des cas par les procédés de la physique comme par ceux de la chimie; et cependant c'est presque exclusivement à cette dernière science que le pharmacien s'est jusqu'ici adressé pour en obtenir la solution. C'est qu'en effet la chimie se contente ordinairement d'appareils simples et peu nombreux, et n'oblige pas à l'emploi des formules algébriques que comportent avec eux la plupart des procédés physiques.
Cette dernière difficulté n'existe plus aujourd'hui. En même temps que la physique a simplifié ses méthodes, le pharmacien a élevé graduellement le niveau de ses connaissances et s'est rendu familiers les calculs que les procédés nouveaux i^endent encore nécessaires. Le moment est donc venu pour lui de puiser largement k cette nouvelle source. La physique offre, d'ailleurs, cet immense avantage de ne modifier ni la constitution intime, ni même les caractères extérieurs des corps qu'elle examine ; de telle sorte que, quand elle a épuisé sur eux tous les moyens d'action dont elle dispose, elle peut les présenter purs et inaltérés k l'action des forces chimiques qui s'exercent à leur tour, mais dont le premier effet est de les désorganiser et de les détruire.
Les manipulations que l'on peut emprunter au domaine de