‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 60 sur 299 · APPAREIL DE GAY-LUSSAC · texte numérisé non relu

APPAREIL DE GAY-LUSSAC

Bourgogne, la totalité de l'alcool passe dans le premier tiers du produit distillé ; tandis que, pour les vins très-riches, tels que ceux de Madère ou de Malaga, il faut pousser la distillation jusqu'à moitié pour être sûr de ne point laisser d'alcool dans le résidu.

Appareil de Gay-Lmsac. — La distillation du vin peut s'effectuer facilement à l'aide d'un appareil distillaloire employé et perfectionné par Gay-Lussac. Cet appareil (fig. 105) comprend trois pièces essentielles : V une chaudière A dans laquelle se forment les vapeurs; 2" un tube G par lequel elles se dégagent; 3* un serpentinDdans lequel elles se condensent.

Fig 105. — Alambic de Gay-Lussac pour l*essai des vins.

Le tube de communication G fait partie intégrante du serpentin D, et il se relie à la chaudière par une pièce cylindrique E qui emboîte et recouvre à frottement une autre pièce cylindrique dépendant de la chaudière. La jointure hermétique de ces deux pièces est assurée par une petite quantité d'eau que l'on verse dans la rigole saillante R. Quanta la tubulure f, elle permet d'introduire le vin dans la chaudière, sans qu'on soit obligé de démonter l'appareil.

Mode opératoire. — 1" Ajuster exactement toutes les parties de l'appareil. Les trois pieds à vis qui supportent le seau réfrigérant donnent le moyen de le placer à hauteur convenable.

m RICHESSE ALCOOLIQUE DES VINS.

2" Mesurer 300 centimètres cubes (1) du vin à essayer, au moyen de Téprouvette graduée qui figure à droite du dessin. Introduire ce liquide dans la chaudière A, et fermer hermétiquement le tube t par lequel s'est faite cette introduction. Remplir d'eau froide le seau réfrigérant dans lequel tournoie le serpentin, et déposer audessous de son orifice inférieur une éprouyette jaugée V, contenant 100 centimètres cubes jusqu'au trait qu'elle porte à sa partie supérieure.

3" Chauffer doucement la chaudière à l'aide d'une lampe à alcool, en évitant avec soin toute projection de liquide (2). Refroidir le tube de communication par un filet continu d'eau froide, et renouveler également l'eau du réfrigérant, si cela est nécessaire. Cela se fait d'ailleurs facilement, au moyen de l'entonnoir G, qui conduit l'eau froide au fond du réfrigérant, et qui renvoie l'eau chaude par le tube a auquel on «idapte un caoutchouc. Continuer ainsi la distillation jusqu'à ce que le niveau du liquide distillé ait atteint le trait 100 dans l'éprouvctte V.

4*" La distillation étant achevée, entourer l'éprouvctte V d'eau à 45 degrés. Plonger l'alcoomètre centésimal dans le produit distillé qu'elle renferme, et noter le degré qui correspond au point d'affleurement. Ce degré, divisé par 3, indique la richesse alcoolique du vin mis en expérience (3).

Bételto «Italie expérfeiiee pratiquée «or lu éehantllloii de ▼!■, à TaMe de rappareU dlsMIlatoIre de «ay-LoMMie.

Soient :

Volume du vin mis en expérience 300^

Produit distillé recueilli 100*

Degré alcoométrique du produit distillé... 26^ Température au moment de l'observation. . 19'

(i) S*il s'agissait d'un vin très-riche, contenant au delà de 15 pour 100 d*alcool, il faudrait n*cn introduire que 200 cent. cub. dans la chaudière.

(2) Cette projection se reconnaîtrait de suite à la coloration rosée du produit distillé.

(3) Tout ralcool que renfermaient les 300 cent. cub. de vin se trouvant concentré dans les 100 cent. cub. de produit distillé, la richesse de celui-ci devient nécessairement triple de celle du vin essayé ; et c'est pour cela qu'il faut diviser par 3 l'indication fournie par l'alcoomètre centésimal.

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