ÏJTILITÉ DES DÉTERMINATIONS HYGROMÉTRIQUES
questions soulevées par la manipulation actuelle. Soit que le pharmacien ait à évaporer des liqueurs extractives, soit qu'il ait à sécher des substances médicamenteuses en vue d'en assurer la conservation, il est obligé de compter, à tout instant, avec l'état hygrométrique de l'air dans lequel il opère. 11 faut qu'il sache bien que cette évaporation et cette dessiccation seront d'autant plus rapides et d'autant plus complètes, que l'air au sein duquel elles auront lieu sera plus éloigné de son point de saturation.
De même il existe une foule de substances très-avides d'eau, dites substances hygrométriques ^ que l'on ne parvient à conserver que dans un air suffisamment sec. 11 est nécessaire que le pharmacien soit toujours à même d'apprécier et de connaître les conditions particulières où elles se trouvent placées. Ici, comme dans la plupart des questions relatives à l'hygrométrie, c'est surtout l'état d'humidité de l'air qu'il importe de connaître ; car c'est moins par sa quantité absolue que par la tendance qu'elle a à se précipiter, que la vapeur agit sur les substances hygrométriques ou déliquescentes dont elle a le contact.
CINQUIÈME SECTION