‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 9 sur 299 · X ^ PRÉFACE · texte numérisé non relu

X ^ PRÉFACE

praticiue des détails opératoires que comporte cet ingénieux

procédé.

Nous avons donné un grand développement aux applications de la lumière. Quatorze manipulatio;is sont fondées sur les propriétés de cet agent dont le pharmacien tire aujourd'hui un parti si utile et si avantageux. Les essais photométriques, la mesure des angles des cristaux, celle des indices de réfraction dans les substances solides et liquides, l'emploi de cette dernière mesure dans certains cas d'analyse quantitative, forment une série d'opérations dont l'intérêt n'a pas besoin d'être démontré. Les observations microscopiques sont l'objet d'une manipulation très-importante dans laquelle l'élève s'exen:e au maniement des diverses espèces de microscopes, à la mesure de leur grossissement et, comme conséquence, a la déterraination du volume réel des petits objets soumis à son examen. Les globules du sang, leî5 grains de fécule, les fragments les plus déliés de l'organisation animale et végétale sont ainsi observés dans les conditions les plus favorables de grossissement et de netteté. L'emploi de la chambre claire permet ensuite de les reproduire fidèlement et dans tous leurs détails.

Le pouvoir rotatoire, qui forme aujourd'hui un caractèi'e si précieux pour la recherche et le dosage des substances qui en sont douées, ne pouvait être omis dans le programme des manipulations tirées de V optique. A l'aide du polarimètre deBiot, l'élève apprend à déterminer le sens et l'énergie du pouvoir rotatoire dans un grand nombre de substances employées en pharmacie, telles que les smres^ les huiles volatiles^ les alca^ laides^ le sulfate de quiniiu\ En ce qui concerne les sucres, la question présente une telle importance qu'elle forme a elle seule le sujet de quatre manipulations distinctes dans lesquelles l'élève, à l'aide du saccharimètre de M. Soleil et des tables de Clerget, apprend à effectuer le dosage optique

IMIÉFAGE. \l

des sucres dans la mélasse, dans l'urine des diabétiques, dans le miel, dans le lait.

Nous avons consacré également une manipulation à Yana- Itjse spectrale^ dont l'emploi s'est généralisé depuis la découverte de MM. Bunsen et Kirchhoff. Sans nous faire illusion sur les avantages que le pharmacien est appelé à retirer de cette méthode, nous avons pensé qu*^il y aurait intérêt pour lui à se familiariser avec un appareil qui se reconnnande à la fois par la beauté des phénomènes qu'il met en évidence et par la sensibilité des résultats qu'il fournit.

Enfin nous avons complété les applications de l'optique par trois manipulations relatives à la photayraphie et aux divers procédés qui s'y rapportent. Il est utile, en effet, que le pharmacien sache tirer parti de cette merveilleuse découverte dans la reproduction sur verre ou sur papier des nombreux objets d'histoire naturelle ou autres qui se présentent journellenienl à son examen.

Tel est le programme que nous avons tracé pour les travaux pratiques de physique de l'École supérieure de Pharmacie de Paris. Nous n'avons pas la prétention d'avoir fait entrer dans ce programme toutes les opérations dont la physique peut fournir le sujet ; mais nous pensons, du moins, n'avoir omis aucune de celles qui touchent de plus près k l'art du pharmacien et à la mission scientificjue qu'il est appelé à remplir dans l'Qxercice de sa profession.

Les détails quelquefois très -minutieux que nous avons donnés sur les procédés opératoires se trouvent complétés dans beaucoup de cas par l'indication du petit calcul auquel doivent être soumis les résultats de l'observation. Il arrive souvent, en effet, qu'après avoir obtenu des données d'une exactitude irréprochable, l'élève se trouve embarrassé sur l'usage qu'il en doit faire et sur le parti qu'il en doit tirer pour atteindre le but final de la manipulalioui

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