‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 99 sur 299 · FABRICATION DES MOULES · texte numérisé non relu

FABRICATION DES MOULES

interne reproduisait fidèlement toutes les inégalités du métal sur lequel il s'éUiit formé. En répétant l'expérience dans les conditions les plus variées, et en remplaçant les lames négatives par des moules de médailles, il obtint des reproductions fidèles en creux ou en relief des types originaux.

Les matières avec lesquelles on fabrique ordinairement les moules de galvanoplastie sont: Valliiige fusible y le plâtre y la gutta-perchay la stéarine.

I. Moule en alliage fusible. — On forme un alliage avec 8 parties de bismuth, 5 parties de plomb^ 3 parties d'étain, et 1 partie d'antimoine. On verse cet alliage fondu dans une soucoupe peu profonde; et, au moment où il est sur le point de se solidifier, on laisse tomber la médaille à sa surface, en ayant soin qu'elle tombe à plat et d'une petite hauteur, et en lui conservant ensuite une complète immobilité. Quand l'alliage est refroidi, il suffit de lui donner un léger choc pour que la médaille s'en détache. On entoure alors le moule d'un fil de cuivre; puis on recouvre son contour et sa face postérieure d'une faible couche de cire fondue, afin que le dépôt métallique qui doit se former dans l'opération subséquente se précipite sur l'empreinte elle-même et non ailleurs.

IL Moule en plâtre. — 4° Huiler très-légèrement la surface de la médaille qu'il s'agit de reproduire, en ayant soin de pénétrer jusque dans les détails les plus déliés du dessin. Former un rebord tout autour de la médaille à l'aide d'une bande de plomb, de car* ton ou de gros papier.

Prendre une petite quantité de plâtre de mouleur très-fin, la délayer dans l'eau de manière à obtenir une bouillie très-liquide, et enduire très-légèrement, mais très-complètement la surface de la médaille. Verser ensuite la quantité nécessaire de plâtre gâché en pâte coulante. Faire sécher.

2* Lorsque le moule est sec, le plonger dans un bain de stéarine fondue et très-chaude. L'y maintenir pendant cinq minutes, c'està-dire pendant le temps nécessaire pour qu'il en soit partout pénétré. Le tirer ensuite du bain, et le laisser refroidir en le plaçant dans une position telle, que le dessin à reproduire occupe la partie supérieure,

376 GALVANOPLASTIE.

S"" Rendre la surface conductrice en la recouvrant d'une couche mince de plombagine (1).

4"* Entourer le champ du moule, qui a été lui-même plombagine, d'un fil métallique destiné à établir la communication de sa surface supérieure avec le zinc de l'appareil dont il va être question. Et pour forcer le cuivre du même appareil à se déposer sur l'empreinte et non ailleurs, recouvrir le contour et la surface inférieure du moule en plâtre d'une couche de cire fondue ou de toute autre substance non conductrice.

III. Mouk en gutta-percha.' — 1** Recouvrir de plombagine la médaille dont on veut prendre l'empreinte.

â"" Ramollir la gutta-percha en la maintenant pendant quelque temps dans del'eau suffisamment chaude. Dès qu'elle est devenue molle et plastique, l'appliquer sur la médaille plombaginée, en exerçant une pression continue avec les doigts, jusqu'à ce qu'elle ait perdu sa plasticité. Par refroidissement, la gutta-percha se détache facilement, et sa surface présente une empreinte en creux très-fidèle de l'objet.

3" Rendre cette surface conductrice à l'aide de la plombagine, et pratiquer sur le champ du moule, comme sur sa face inférieure, les dispositions préparatoires indiquées précédemment pour le moule en plfltre.

IV. Moule en stéarine. — Pour fabriquer un moule en stéarine on prend, non pas de la stéarine pure qui n'a pas assez de liant et qui risquerait de se fendiller, mais un mélange de stéarine et de cire, celle-ci étant ajoutée dans la proportion de un à deux dixièmes. On verse ce mélange fondu sur la médaille que l'on a chauffée préalablement et dont on a enduit la surface d'une légère couche d'huile d'olive, afin d'éviter tout à la fois une congélation trop brusque et une adhérence trop intime. On chasse avec soin

(1) Quand on fait usage d'un moule non conducteur, il faut en mélalliser la surface, pour qu*elle permette le passage du courant. A Texemple de Jacobi, nous employons la plombagine qui conduit assez bien Télectricité. Mais beaucoup de praticiens préfèrent rendre la surface métallique. A cet effet ils Timbibent d'une solution de nitrate d'argent qu'ils font d'abord sécher, et qu'ils exposent ensuite, pendant très-peu d'instants, à la vapeur d'acide sulfhydrique. Le sulfure d'argent qui se forme est un bon conducteur de l'électricité. Ce moyen est surtout employé quand on veut reproduire des objets très-délicats, comme des fleurs, des fruits, etc.

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