‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 100 sur 299 · REPRODUCTION DES OBJETS. APPAREIL SIMPLE · texte numérisé non relu

REPRODUCTION DES OBJETS. APPAREIL SIMPLE

les bulles d'air qui pourraient rester dans les creux du modèle, soit en imprimant de légères secousses au moule, soit en prome* nant l'extrémité d'un pinceau sur toutes les parties de sa surrace. Lorsque le modèle dont on veut prendre l'empreinte est en plâtre, on le plonge dans un bain de stéarine fondue à + 70% et on l'en retire presque aussitôt. La stéarine liquide pénétrant dans les pores du plâtre, le moule éprouve une dessiccation immédiate. Lorsqu'il est refroidi, on. enduit sa surface de plombagine en la frottant avec une brosse douce imprégnée de cette substance. On entoure ensuite le moule d'un rebord saillant en carton ou en gros papier, et dans l'espèce de boîte qui en résulte on coule de la stéarine tiède. Celle-ci, en se solidifiant, reproduit fidèlement en creux la médaille primitive. On l'enlève et, après avoir recouvert sa surface de plombagine pour la rendre conductrice, on répète sur le contour et sur la face inférieure les dispositions préparatoires précédemment indiquées.

Reprodtiction de la médaille à Faide de tun quelconque des moules précédents. — Pour former une médaille en cuivre avec Tun des moules précédents, on peut se servir à volonté d'un appareil simple^ qui fournit lui-même l'électricité nécessaire à l'opération, ou d'un appareil composé dans lequel on fait usage d'une pile proprement dite. Ces appareils ont été modifiés et perfectionnés de diverses manières ; ils ne présentent entre eux que des différences de détail.

Appareil simple. — Cet appareil (fig. 462) comprend (rois pièces en verre, savoir :

i** Un vase extérieur v, que l'on remplit d'une solution de sulfate de cuivre saturée, légèrement acide ;

2* Un cylindre intérieur C dont lé fond est fermé par une peau de vessie, et qui contient une solution aqueuse d'acide sulfurique au vingtième ;

3* Un cylindre intermédiaire C, qui est disposé pour s'appuyer sur les bords du premier vase, et pour servir de support au second, tout en maintenant celui-ci plongé dans la solution de sulfate de cuivre. Un support vertical AB, formé d'une matière isolante, porte une tige métallique horizontale destinée à relier les deux pôles de la pile qui va être formée.

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GALVANOPLASTIE.

C'est l'ensemble de ce système qui porte le nom d'appareil simple. Au moment de préparer une médaille, on le monte d'abord & blanc, c'est-à-dire sans liquides. On suspend l'un des moules, préparés comme il a été dit, au support SS' en ayant soin qu'il oc^ cupe le fond central du vase extérieur v, qu'il soit disposé à plat et dans un plan parfaitement horizontal, enfin que la face sur laquelle le cuivre doit se déposer se trouve en regard de la peau de vessie qui forme le fond du vase G. Au même support SS' on suspend un disque de zinc amalgamé qui doit lui-môme être placé horizontalement et occuper le milieu du vase G, comme l'indique la figure.

Les choses étant ainsi disposées, on amorce l'appareil : 1*» dans

FiG. 162. — Appareil simple pour la galvanoplastie

le vase extérieur v où plonge le moule on verse une solution saturée et légèrement acidulée de sulfate de cuivre ; 2" dans l'espace annulaire qui entoure le vase intérieur on place des cristaux de sulfate de cuivre destinés à entretenir la saturation de la solution cuivreuse; 3° enfin, on verse dans le vase G l'acide sulfurique au 25 jusqu'à recouvrir complètement le disque de zinc. L'action chimique s'établit bientôt, et le cuivre se dépose lentement et régulièrement sur la surface supérieure du moule, en respectant la forme et le modelé de cette surface. Au bout de 48 heures le dépôt a pris assez de consistance pour pouvoir être détaché.

Pour que le cuivre ainsi déposé ait la finesse, la malléabilité, la cohérence nécessaires, il faut observer les précautions suivantes :

1* La surface du jsinc amalgamé doit différer très-peu de celle

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