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EFFETS CALORIFIQUES DU COURANT

elle se trouve soumise. Ces conditions se résument dans la loi suivante, qui a été découverte par Joule.

Loi de Joule. — Lorsqu'un courant traverse un fil métallique homogène, la quantité de chaleur dégagée dans l'unité de temps est proportionnelle :

1° A la résistance du fil ;

2* Au carré de l'intensité du courant (1).

Lorsqu'on veut faire naître ou développer la chaleur dans un circuit, on a, pour cela, deux moyens : soit qu'on augmente l'intensité du courant en donnant aux éléments plus de surface, ou, ce qui revient au même, en les associant en batterie ; soit qu'on augmente la résistance du fil en choisissant une matière peu conductrice et lui donnant une section de plus en plus petite.

Les appareils destinés à la cautérisation galvanothennique comprennent nécessairement deux parties essentielles :

1^ Le cautère proprement dit ;

2° La source électrique.

Le cautère consiste en un fil de platine dont les extrémités sont mises en communication avec les rhéophores de la pile, de manière à fermer le circuit. Le choix du platine a un double avanlairc : la résistance qu'il offre au passage du courant fait qu'il s'échauffe beaucoup; et sa difficile fusibilité fait qu'il peut atteindre les plus hautes températures sans se fondre.

La communication entre le cautère et les rhéophores de la pile a lieu par l'intermédiaire d'un manche isolant en bois ou en ivoias disposé de manière qu'on puisse, à volonté, fermer ou interrompre le circuit. La figure IGl représente la coupe du cautère galva-

(1) Soit c la qnantitt; de chaldur développée pendant Tuilité dé temps dans un O dont la résistance est l,ct qui est traversé par un courant dortl Tintensitc est 1 ; soit ^ ia chaleur dégagée en un ^mps t par un courant d^intensité I, dans un circuit S' résistance R, on a la relation C— cl' R <;

En remplaçant R par sa valeur tirée de la formule de Ohm (laquelle est égale '

-j- , E étant la force électromotrice de la pile), il vient :

C«cIE(.

D*ôù l'on conclut que la chaleur dégagée dans un temps donné est proportioilneU^ au produit de la force électromotricc K par l'intensité I du courant ({ui iravci^

lé m.

GALVANOCAUSTIQIJE THERMIQUE. 367

BOihermique. Elle met en évidence deux tigres de cuivre, isolées runedeTautrey qui travei*sent le manche dans le sens de sa longueur, et qui aboutissent, par une de leurs extrémités, avec les fils de la pile, et par l'autre avec les extrémités du cautère. Cette même .figure met en relief le mécanisme à l'aide duquel on peut ouvrir ou fermer le circuit. On voit, en effet, que Tune des tiges de cuivre est coupée obliquement, et que, dans Télat ordinaire, les deux parties sont maintenues écartées Tune de l'autre. Le circuit est alors interrompu, et le courant ne passe pas. Pour établir le coulant et mettre le cautère en activité, il suffit de presser sur une vis qui fait saillie hors du manche, et qui ramène au contact les deux portions de la tige brisée.

Suivant le but qu'on se propose d'atteindre, on a donné diverses formes au cautère proprement dit ; c'est-à-dire à la partie du circuit qui doit être portée à l'incandescence;

La forme en stylet ou en pointe (fig. 160) permet de pénétrer dans la cavité des dents cariées, et de cautériser les trajets fistuleux étroits.

Informe en lame de couteau (fig. 161) permet de couper par r Qstion, lorsqu'on emploie le tranchant, ou de cautériser, lorsqu'on applique le couteau à plat sur les petites surfaces.

En ce qui concerne la source électrique, on peut prendre telle pile que l'on veut, en se conformant, toutefois, aux indications signalées plus haut, c'est-à-dire en prenant des éléments à jurande wrface, ou en associant les couples en batterie. De cette manière, on obtient une grande intensité de courant, et, par suite, un grand développement de chaleur. La pile de Grenet au bichromate de potasse peut être employée avec avantage pour cet objet.

La galvanocaustique thermique présente, dans un grand nombrd de cas, des avantages marqués sur la cautérisation ordinaire. Les principaux de ces avantages sont les suivants :

<• On peut brûler ou couper des parties profondes, inaccessibles au cautère actuel et aux instruments tranchants ;

9^ Les effets de l'opération peuvent être nettement circonscrits et exactement limités ;

â* La cautérisation peut être pratiquée d'une manière rapide et

368 GALVANOCAUSTIQOE CHIMIQUE.

4' Employé à la place du bistouri le cautère galvanotheinriqu empêche les hémorrhagies.

Galvanocauslique chimique. — Tandis que la galvanocaustiqoe thermique utilise les effets calorifiques de la pile pour porter i l'iocandescence des cautères métalliques desliaés à détruire les

?'[<; IGO et 161. — GalTanocausliquc Ibcrmiquc (*).

tissus par ustion, c'est aux cffcls cliimiques que la galvanocauslique chimique emprunte ses moyens de cautérisation.

Lorsqu'on fait passer un coui-ant galvanique à travers une substance animale, il y a décomposition des sets minéraux que cette

(*) Fie. i^- Caatiiv en rornic de (rainl

- Fig. lEI , Cuupc loii[itu

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