CONDITIONS D'ADHÉRENCE DU DÉPÔT
«Dte, retirer l'objet du bain et le soumetlre au ^rafte-boessa^ectau nyatissage. Celle opération consiste à frotter sa surface à l'aide d'une irosse en laiton et d'un brunissoir en acier très-poli et très-dur. ji couleur mate se trouve alors chaînée en une couleur brillante.
L'appareil représenté (flg. 164) permet de prati(]uer facilement es opérations qui viennent d'être décrites.
En c se trouve la capsule de porcelaine contenant le bain d'or jud'ai^ent, dont on peut élever la température au moyen du bec le gaz m. Deux tiges en cuivre {,(' reposent sur le bord du rase, et ioni destinées, l'une l', à soutenir l'objet et à le maintenir plongé dans le bain ; l'autre t, à supporter une lame d'or ou d'argent l.
Fis. va. — Appareil pour la
qui mûntient le bain métallique k l'état de concentration convenable. La pile extérieure est en P. Le fil qui part du pôle positif;), communique, par l'iDtermédiairc de la tige f, avec un fil d'or soudé â la lame qui plonge dans le bain. Quant au fil négatif, il est mis en relatioD avec l'électrode négative par l'intermédiaire de la traverse métallique t'.
Conditions d'adhérence du dépôt. — Un des points les plus difficiles à obtenir dans la dorure ou l'argenture électrique, c'est Fadbérence intime du dèp6tavec la surface sur laquelle il se forme. U première condition est que cette surface soit parfaitement nette, ce qui exige un dérochage et un décapage très-soignés. Il faut ensuite que l'objet ainsi décapé soit immédiatement plongé dans le bûn, cai' une des causes qui s'opposeal le plus A l'adhérence est la présence d'une couche d'air sur la surface qui doit recevoir le dépôt. U &ut, enfiQ, que le courant soit lent et gradué pour que les
molécules d'or ou d'argent puissent venir se loger sans troubk dans les interstices moléculaires que présente la surface à recouvrir. Plusieurs industriels sont dans Tusage, pour augmenter Tadhérence du dépôt, d'amalgamer d'abord la surfoce des objets en les plongeant, après qu'ils ont été bien décapés, dans une solution étendue de protonitrate de mercure. Il est vrai qu'on obtient ainsi unç dorure solide et très-adhérente ; mais cette dorure a l'incon vénient de présenter un aspect mat, que l'on ne peut rendre brillant, le mat et le poli n'étant, pour la donire, que le résultat du mat et du poli primitif de la surface à dorer.
Effet de Vintensité du courant, — Nous venons de voir que l'intensité du courant a une influQ|ice marquée, sur l'adhérence du dépôt : l'observation montre qu'il en exerce aussi une très-grande sur la couleur et l'apparence de ce dépôt (1). Ainsi on peut, en diminuant graduellement l'intensité du courant qui traverse un même bain, voir le dépôt d'or passer successivement, et par des nuances souvent insensibles, du noir brunâtre au noir purpurin, au brun, au rouge,au ] rouge jaunâtre, et, enfin, à la dorure jaune, qui est la plus parfaite^ c'est-à-dire celle dont l'adhérence est la plus grande. Pour apprécier l'intensité du courant, les ouvriers se contentent, en général, d'évaluer approximativement la quantité d'oxygène qui se dégage à l'électrode positive ; évaluation tout à fait inexacte, à cause de rétendue et de la nature variable de cette électrode. On trouverait sans doute de grands avantages dans l'emploi d'un galvanomètre et d'un rhéostat (2). Mais ces instruments ne pourraient être employés dans les ateliers de dorure qu'autant qu'on aurait simplifié leur construction, de manière à les mettre à la portée des ouvriers et à rendre leur maniement plus commode.
Influence de la composition du bain sur la couleur de la dorure. — Si le même bain peut donner une série de couleurs différentes , suivant l'intensité du courant qui le traverse, le même courant peut aussi donner des nuances très-distinctes, sui^'ant la composition du bain qui fournit la dorure. Une certaine quantité
(1) Cet ciïet parait tenir aux variations que le courant détermine dans Tétat mol^ culaire de la couche d'or déposée.
(2) Le galvanomètre donnerait •\ tout instant la mesure de rintensité du courant, et le rhéostat permettrait d'augmenter ou de diminuer la résistance, de manière à dono<?r au courant le degré d'intensité réclamé par l'expérience.