INFIUENGE DE LA TEMPÉRATURE
d'argent, ajoutée au bain d*or, rend la dorure plus pâle. La teinte se modifie à mesure que la quantité d*argent augmente ; et si la proportion de ce métal s'élève au douzième du poids de Ter contenu dans la dissolution, le dépôt formé œnstitue ce qu'on appelle l'or vert. Comme, dans ces bains mixtes, l'argent se dépose plus npidement et plus facilement que l'or, il faut en ajouter une nouirelle quantité de temps en temps pour maintenir constante, autant qae possible, la composition du bain. Vor rouge exige l'intermédiaire du cuivre; mais il vaut mieux cuivrer l'objet préalablement, qae de mettre du cuivre dans la solution d'or. L'expérience a montré que cette disposition donnait une dorure d'un brun terne.
La facilité qu'on a de changer la couleur du dépôt en changeant h composition du bain a conduite donner des couleurs différentes nx diverses parties d'un même objet, en recouvrant d'un vernis isolant celles de ces parties qui doivent rester intactes, et laissant àdécouvert celles qu'on veut revêtir de la couche galvanique. Quand la pièce est ainsi nuancée de couleurs diverses, on dissout le vernis dans l'essence de térébenthine à froid ; on lave la surface à l'eau de savon, puis à l'eau distillée chaude, et on essuie avec un linge fin.
Influence de lu température. — En employant le même bain et le même courant, on peut remarquer que la dorure se fait plus vite quand le liquide est chaud que quand il est froid. Dans deux expériences comparatives faites avec la même solution et le même courant, mais à des températures différentes, l'une à -f- 60^, l'autre à +35% on a obtenu, pendant le même temps (2 minutes), 680 mill%rammes d'or déposé dans le premier cas, et 28 milligrammes seulement dans le second. On a remarqué, en outre, que la dorure est plus belle à chaud qu'à froid. La température exerce donc une influence très -sensible sur la rapidité comme sur la beauté du ré- Kohat ; et c'est pour cette raison que, dans le procédé opératoire, teos avons indiqué le degré du thermomètre auquel le bain detiit être soumis pendant l'action du coumnt.
Des différents métaux qui constituent les dépôts électrochi- Uiques. — L'or et l'argent ne sont pas les seuls métaux que l'on applique en couches adhérentes par voie élcctrolytique.On est parrenu à obtenir des dépôts galvaniques de platine, de cuivio, rétain, de zinc, de nickel, etc., en employant des solutions conve-
nables de ces métaux. Pour le platine, on remplace ordinairement le cyanure dont la décomposition est trop lente, soit parle chlorare double de platine et de potassium dissous dans la potasse caustique, soit par le phosphate double de platine et de soude. En employant Tune ou Tautre de ces dissolutions, on peut plaliner les surfaces avec tout autant de promptitude et de facilité que lorsqu'il s'agit de les argenter ou de les dorer. Les dépôts d'étain s'obtiennent sur le cuivre, sur le fer, sur le laiton, tantôt au moyen d'une solution d'oxyde d'étain dans la potasse, tantôt au moyen du liquide qui sert pour l'étamage des épingles, et qui représente ub tartrate double de potasse et d'étain ; tantôt, enfin, à l'aide d'un bain composé de pyrophosphate de soude et de protochlorure d'étain. Pour former les dépôts de cuivre, on se sert avec avantage du cyanure double de potassium et de cuivre, KCyCuCy. Seule: ment il faut plus de temps, toutes choses égales d'ailleurs, pour couvrir une surface de cuivre que pour la dorer ou Tai'genter. Quant au zinc, on peut le déposer par voie électroly tique sur le fer, le cuivre, etc., en employant comme bain, soit une solution de sulfate de zinc dans l'eau, soit une solution d'oxyde de zinc dans la potasse caustique.
Conditions d'une bonne dorure. — Les pièces à dorer peuvent être indifféremment en cuivre, en argent, en bronze, en laiton, en maillechort. Si elles éLiicnt en fer, en acier, en zinc, en étain, en plomb, elles se doreraient mal. Il faudrait alors, avant de les plonger dans le bain d'or, les recouvrir d'une couche de cuivre au moyen de la pile et d'une solution de sulfate de cuivre. L'adhérence du dépôt sur la pièce est d'autant plus grande que le courant dont onfait usage est plus faibleetque ladissolution est plus étendue.
Quand le courant est constant et que la liqueur est maintenue au même état de concentration, l'épaisseur du dépôt est proportionnée à la durée de l'opération : d'où il résulte que si l'on constate le poids d'or qui se dépose sur un décimètre carré de surface pendant l'unité de temps, il devient facile de savoir, à tout instant, à quelle épaisseur on est arrivé, de même qu'on se rend facilement compte du temps pendant lequel il faut prolonger l'action de la pile pour avoir une épaisseur déterminée.
APmCATION DES ÉLECTRO-AIMANTS. 391
QUATRIÈME SECTION