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RÉSULTATS OBTENUS SUR LA PHOTOMÉTRIE

que, de tous les systèmes d'éclairage, celui qui repose sur remploi du gaz est le plus économique. Les résultats dépendent, du reste, de la manière dont se fait la combustion, de la facilité plus ou moins grande avec laquelle l'air pénètre dans la flamme, delà ibrme des mèches et des becs, de la longueur de la flamme. Par exemple , en représentant par 100 l'intensité lumineuse d'une flamme de gaz qui a 5 centimètres de longueur, on trouve qu'il faut représenter par 150 celle de la même flamme, lorsque, Torilicc étant plus étroit et la pression plus forte, elle acquiert une longueur de 10 à 12 centimètres pour une même dépense de gaz. Avec un bec formé de trous rangés circulairemenl, l'intensité lumineuse est représentée par 1 quand la flamme n'a que 15 millimètres de longueur, et par 7, quand elle atteint 15 centimètres. C'est qu'en eflet les propriétés lumineuses des flammes dépendent des matières solides qui s'y trouvent interposées ; et, quand la flamme du gaz devient plus longue, le carbone non brûlé y reste plus longtemps incandescent avant de se transformer en acide carbonique. Il importe, toutefois, que la combustion soit assez vive pour que ce carbone en excès soit porté à l'incimdcscence; autrement il y aurait fumée, et l'éclat de la flamme serait moindre.

lit" Si l'on compare la lumière du soleil à celle d'une bougie, prise comme terme de comparaison, on trouve qu'elle équivaut à 5600 bougies environ, placées à la distance de 30 centimètres.

Comparée à la lumière de la pleine lune, la lumière solaire <'sl 800000 fois plus intense, d'après les expériences de Wollaslon, et 300000 fois seulement, d'après Bouguer. Celte diflerence considérable dans les résultats obtenus par deux expérimentateurs éjialement habiles, montre combien les déterminations pliolométriquos sont difficiles, surtout quand il s'agit de lumières si prodigieusement dift'érentes que celles du soleil et de la lune.

Il est à peine nécessaire de faire remarquer que, dans les mesures photométriquesappliquéesauxastres, il ya une fouledecirconstances dont il est indispensable de tenir compte, et dont Tappréciation ne peut pas toujours rtre faite d'une manière absolument exacte. Ainsi, la hauteur de l'astre au-dessus de l'horizon, l'épaissiuir de la couche atmosphérique traversée , les impuretés que l'air renferme, surtout dans le voisinage du sol, et qui font varier son pouvoir absorbant à l'égard de la lumière transmise ; toutes

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08 causes, et d'autres encore, apportent, dans la mesure des inlimsiiés lumineuses, des incertitudes qui expliquent sufTisamment les divergences des précédents résultats.

5* La lumière de la pile et la lumièro de Drummond ont été, de la part de MM. Fizeau et Foucault, l'objet d'expériences nombreuses faites en vue de comparer leur intensité avec celle de la himière solaire. Ces savants physiciens ont employé la méthode photochimique que nous avons précédemment décrite, en ayant loin que la couche d'iodure d'argent présentât, dans toutes les eipériences, le même degré d'altération. En ayant égard aux lODps d'exposition, aux distances focales des lentilles, et aux njons d'ouverture de ces mêmes lentilles, ils ont pu déduire les

iippoi*ts d'intensité, d'après la formule ordinaire p-=^^. Ils ont

reconnu, du reste, que, pour toutes les sources qui rayonnent de htamière blanche, les intensités optiqties sont sensiblement proportionnelles aux intensités chimiques.

Voici les nombres obtenus, en représentant par 100 l'intensité ée la lumière solaire :

Lumière solaire 100 >

• Lumière électrique 40 couples de Bunsen en une série. 13,6

— 80 — en doux séries. !23,8 iMmière de Drummond. Chaux incandescente dans la flamme

du chalumeau à gaz 0,7

• Ainsi, par son intensité, la lumière électrique l'emporte de •kaucoup sur la lumière de Drummond ; mais elle est de beaucoup

■Krieure à la lumière solaire.

MM. Fizeau et Foucault ont confirmé, par leurs expériences, les ifeultats déjà obtenus par Despretz concernant l'influence du mode 'association des couples sur la longueur et l'intensité lumineuse fc l'arc électrique. Ces résultats peuvent se résumer dans la proposition suivante : Quand la tension de la pile est suffisante pour Mrelenir un flux continuel d'électricité entre les deu^ pôles, Fintetisilé de la lumière électrique augmente avec la surface de^i mples ; mais elle ne varie que très-peuavec leur nombre.

Par conséquent, lorsqu'on peut disposer d'un très-grand nombre

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